Jurisprudence administrative
966 017 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 017
Décisions totales
384 134
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609166
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé-liberté, rejette la requête de M. B... qui demandait notamment la suppression de la mention « fraudeur » et le rétablissement de ses prestations sociales. La juge estime que le requérant ne démontre pas l'urgence nécessaire pour une intervention dans les 48 heures au titre de la sauvegarde d'une liberté fondamentale, et relève que certaines demandes (annulation de créance, condamnation à des dommages-intérêts) ne relèvent pas de la compétence du juge des référés. La décision est fondée sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601758
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait une injonction au préfet de statuer sur sa demande de titre de séjour. Le juge a considéré que la demande était manifestement mal fondée, car le dossier administratif avait été clôturé avant l'introduction du recours, ce qui constituait une contestation sérieuse au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Le rejet a été prononcé selon la procédure simplifiée de l'article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2516599
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la demande de suspension en référé d'une sanction disciplinaire d'exclusion temporaire de fonctions infligée à une agente hospitalière. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas caractérisée, l'agent n'étant pas privé de toute rémunération. Il a également considéré que les moyens soulevés, notamment sur la procédure et la proportionnalité de la sanction, ne créaient pas un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté attaqué.
Avocat : MASSOSSO BENGA
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2603491
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a examiné la demande de suspension d'un arrêté préfectoral rejetant une demande de titre de séjour. Le juge a admis le requérant au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle et a suspendu l'exécution de la décision préfectorale. Il a estimé que la condition d'urgence était remplie, l'absence de titre portant une atteinte grave et immédiate à la situation de l'intéressé, et qu'un doute sérieux existait sur la légalité de la décision attaquée, fondant sa décision sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Avocat : DELRIEU
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2603492
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la demande de suspension en référé d'un refus de renouvellement de carte de résident. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant bénéficiait d'une autorisation provisoire de séjour et d'une autorisation de travail valides jusqu'en août 2026. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : EL IDE
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600581
**Sujet principal** : Demande d'injonction en référé pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin d'enregistrer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. **Juridiction** : Tribunal administratif de Versailles (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés fait droit à la demande et enjoint à la préfète de l'Essonne de communiquer une date de rendez-vous à la requérante dans un délai d'un mois. Il considère que la condition d'urgence est remplie en raison du risque imminent de suppression de son dossier déposé en ligne, ce qui la replacerait en fin de file d'attente. **Textes appliqués** : L'article L. 521-3 du code de justice administrative (mesures d'urgence) et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives au droit des étrangers de voir leur situation examinée.
Avocat : CINKO-SAKALLI
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600587
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la demande d'un requérant sollicitant une injonction pour obtenir une attestation de prolongation d'instruction de son titre de séjour. Le juge des référés a constaté que l'administration avait déjà délivré cette attestation, privant ainsi la demande de son objet. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : DIARRA
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600592
Le Tribunal administratif de Versailles, saisi en référé-liberté (article L. 521-3 du CJA), a rejeté la demande d'un ressortissant égyptien visant à enjoindre à la préfète de l'Essonne de lui permettre de déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que le requérant, qui invoquait des difficultés avec le téléservice ANEF, n'avait pas préalablement recouru aux dispositifs d'assistance et d'accueil physique prévus par l'article R. 431-2 du CESEDA et son arrêté d'application, ce qui privait sa demande du caractère d'urgence nécessaire.
Avocat : KA
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2603362
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la demande de suspension en référé d'une décision implicite de rejet de renouvellement d'une carte de résident. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, malgré l'obstacle à la reprise d'un contrat de travail, car la requérante pouvait solliciter un titre provisoire. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : LEKEUFACK
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2603872
Le Tribunal Administratif de Versailles, statuant en référé-liberté, rejette la demande d’injonction au préfet des Yvelines de proposer un hébergement d’urgence. Le juge estime que la condition d’urgence impérieuse n’est pas remplie, car l’expulsion ne peut intervenir qu’après la fin de la trêve hivernale et que le préfet a déjà engagé une procédure d’assistance sociale. La décision s’appuie sur les articles L. 521-2 du code de justice administrative et L. 345-2 et suivants du code de l’action sociale et des familles.
Avocat : NGELEKA
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2601067
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, rejette la demande d'une nouvelle expertise médicale présentée par un patient contre le Centre hospitalier de Hyères. Le juge estime que deux expertises (une amiable en 2020 et une judiciaire en 2025) ont déjà été réalisées sur le même objet. Le requérant n'apportant aucun élément nouveau, sa simple contestation des rapports existants ne justifie pas une mesure utile au sens de l'article R. 532-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET LERIOUX & SENECAL ASSOCIES
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2601546
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, rejette la demande de suspension du refus de renouvellement d'une carte de résident. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car le requérant bénéficie d'une autorisation provisoire de séjour qui régularise sa situation. La décision est fondée sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : LAGARDERE
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2600856
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral de suspension du permis de conduire pour six mois. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, en dépit des conséquences professionnelles pour le requérant, au regard des exigences de sécurité routière liées à la conduite après consommation de stupéfiants. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2522044
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé la décision de l'OFII refusant les conditions matérielles d’accueil à la fille de la requérante. Le juge a retenu que la décision était entachée d’un vice de procédure, notamment au regard de l’absence de preuve de la réalisation d’un entretien d’évaluation de la vulnérabilité, tel que prévu par les articles L. 522-1 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. L’administration a été enjoint de prendre une nouvelle décision dans un délai d’un mois.
Avocat : DUBOIS
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2522890
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler le refus de l'OFII de lui octroyer des conditions matérielles d’accueil. Le tribunal a jugé que la décision contestée était suffisamment motivée, notamment au regard du délai tardif de dépôt de la demande d’asile, et que la procédure d’évaluation avait été régulièrement conduite. La décision s’appuie sur les articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Avocat : WELSCH
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2523038
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. D... visant à annuler le refus de l'OFII de lui accorder des conditions matérielles d’accueil. Le tribunal a jugé que le directeur territorial de l'OFII à Bobigny était compétent pour signer la décision et que l'office avait correctement procédé à l'examen de la situation personnelle du requérant, notamment au regard de sa vulnérabilité, avant de prendre sa décision. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier ses articles L. 551-3, L. 551-9, L. 551-10 et L. 551-15.
Avocat : DUBOIS
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2523046
Le Tribunal Administratif de Montreuil rejette la requête de M. C... visant à annuler le refus de l'OFII de lui accorder des conditions matérielles d’accueil. La juridiction estime que la décision de l'OFII, fondée sur le dépôt tardif de la demande d'asile hors du délai de 90 jours, est régulière et suffisamment motivée, et qu'elle a pris en compte la situation personnelle du requérant. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 551-15.
Avocat : DUBOIS
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2523206
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé la décision de l'OFII refusant les conditions matérielles d'accueil à une demandeuse d'asile. La juridiction a retenu un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation personnelle, notamment au regard de la non-remise d'un certificat médical Medzo. Elle a enjoint à l'OFII de réexaminer la situation de la requérante dans un délai de quinze jours, sans prononcer d'astreinte.
Avocat : WELSCH
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2523233
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant sur un recours en excès de pouvoir, a rejeté la demande d'annulation du refus de conditions matérielles d'accueil opposé à une demandeuse d'asile par l'OFII. La juridiction a jugé que la décision était suffisamment motivée, au regard des articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et qu'une évaluation individualisée de la situation de la requérante avait bien été réalisée. Elle a toutefois prononcé l'admission provisoire de la requérante à l'aide juridictionnelle en raison de l'urgence de statuer.
Avocat : MOLLER
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2523333
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant afghan, qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder des conditions matérielles d’accueil. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII, fondée sur le non-respect du délai de 90 jours pour solliciter l'asile, était suffisamment motivée et qu'un examen individualisé de la situation du requérant avait bien été réalisé. La décision s'appuie principalement sur les articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : MOLLER