Jurisprudence administrative

966 017 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

966 017

Décisions totales

384 134

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601159

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que le requérant, un ressortissant comorien, n'avait pas établi que la mesure portait une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, notamment au regard de son allégation de nationalité française et de son insertion sociale. La demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a également été rejetée, la requête étant jugée manifestement mal fondée au sens de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

25 mars 2026
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601164

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, donne acte du désistement pur et simple de la requérante. Par conséquent, le juge ne statue pas sur le fond de sa demande, qui visait à suspendre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et à obtenir des injonctions contre le préfet. La procédure est close sans examen des moyens soulevés, notamment ceux fondés sur l'article L. 521-2 du code de justice administrative et sur les conventions protectrices des droits fondamentaux.

Avocat : CENTAURE AVOCATS

25 mars 2026
TA13Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604113

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande d'un étranger visant à obtenir une injonction contre le préfet pour la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour. Le juge a relevé que l'administration avait, postérieurement à la requête, délivré le titre sollicité, rendant la demande sans objet. L'ordonnance, fondée sur les articles L. 521-4 et L. 522-3 du code de justice administrative, a également alloué une somme de 600 euros à l'avocate du requérant au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : PAILLER

25 mars 2026
TA20Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2600424

Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a suspendu l'exécution d'un permis de construire délivré par le maire de Lumio pour une miellerie. Le juge a estimé que les moyens soulevés par le préfet, fondés sur le code de l'urbanisme, le plan local d'urbanisme et le plan de prévention des risques incendie, créaient un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté. La suspension a été ordonnée sur le fondement de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales.

25 mars 2026
TA20Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2600541

Le Tribunal Administratif de Bastia rejette la requête de M. B... contestant des opérations électorales municipales. Le juge estime que la demande est manifestement irrecevable, car elle porte sur des inscriptions sur la liste électorale, ce qui ne relève pas de sa compétence en matière de contentieux électoral. La décision s'appuie sur les articles L. 248 et R. 119 du code électoral et l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

25 mars 2026
TA33Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602040

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé-suspension, rejette la demande de M. A... visant à suspendre l'exécution de l'arrêté préfectoral du 3 février 2026 suspendant son permis de conduire pour six mois. Le juge estime que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'est pas remplie, considérant que les inconvénients invoqués par le requérant, retraité résidant en zone rurale, ne l'emportent pas sur les exigences de sécurité routière liées à l'infraction commise. La demande de restitution du permis et la demande de provision sont également rejetées.

Avocat : GUYON

25 mars 2026
TA33Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602079

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, rejette la demande d’injonction faite au préfet de la Gironde de statuer sur un renouvellement de titre de séjour. Le juge estime que l’urgence n’est pas caractérisée, car le requérant dispose d’une attestation de prolongation d’instruction valide lui permettant de justifier de la régularité de son séjour. La décision s’appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-15-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

25 mars 2026
TA35Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2602195

Le Tribunal administratif de Rennes, statuant par ordonnance, a rejeté la requête en excès de pouvoir de Mme A... visant l'attestation de l'OFII. Le juge a estimé que ce document, certifiant la fin du versement de l'allocation pour demandeur d'asile (ADA), était un acte purement recognitif et non une décision faisant grief susceptible de recours. La requête a donc été jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : DOLLE

25 mars 2026
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601752

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a ordonné à la préfète de l'Isère de loger la requérante avant le 19 mai 2026, sous astreinte de 200 euros par jour de retard. Le juge a constaté que Mme B..., reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence en T3 par la commission de médiation, n'avait reçu aucune offre conforme à ses besoins. La décision s'appuie sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qui permet une telle injonction en cas de carence de l'administration.

Avocat : GAYET

25 mars 2026
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602631

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, rejette la demande de suspension de travaux visant à protéger l'habitat du hérisson d'Europe. Le juge estime la requête manifestement irrecevable car elle ne vise aucune décision administrative précise et n'est pas accompagnée d'une requête principale en annulation, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. En application de l'article L. 522-3 du même code, la demande est donc rejetée sans examen du fond.

25 mars 2026
TA44Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2113997

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement d'office des requérants. Ce désistement est intervenu après que les contribuables, invités à confirner le maintien de leurs conclusions sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, n'ont pas répondu dans le délai imparti. Par conséquent, leur demande de décharge d'impôts et de pénalités pour les années 2012 à 2017 est éteinte.

Avocat : FISCAREA

25 mars 2026
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2407630

Le Tribunal administratif de Nantes constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur un recours en excès de pouvoir visant l'annulation d'un refus de visa de long séjour et une injonction d'en délivrer un. Le tribunal relève que le visa a été délivré par l'autorité consulaire postérieurement à l'introduction de la requête, rendant celle-ci sans objet. Il fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de constater l'absence de lieu à statuer.

25 mars 2026
TA44Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2516169

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, a constaté l'absence de lieu à statuer sur la demande principale de réduction d'impôt. Cette solution s'explique car l'administration avait déjà accordé la demi-part fiscale contestée pour 2021 et 2022, et prononcé un dégrèvement total pour 2023. Le tribunal a par ailleurs rejeté la demande concernant les années futures, au motif que le juge de l'impôt ne peut se prononcer que sur une imposition déjà mise en recouvrement et préalablement contestée devant l'administration. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

25 mars 2026
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2522086

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé-suspension, rejette la demande de M. A... visant à suspendre la décision préfectorale ayant clôturé son dossier de demande d'autorisation de travail. Le juge estime que la requête est manifestement mal fondée, car aucun des moyens soulevés ne crée un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La demande est donc rejetée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

25 mars 2026
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604760

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande d'une ressortissante guinéenne visant à obtenir une autorisation provisoire de séjour ou une attestation de maintien sur le territoire. Le juge estime que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de l'arrêté préfectoral de refus de séjour et d'obligation de quitter le territoire, sans qu'un péril grave soit justifié. Il relève par ailleurs que les effets rechervés pourraient être obtenus via la procédure de référé-suspension prévue à l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rendant la demande irrecevable sur le fondement de l'article L. 521-3 invoqué.

25 mars 2026
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604766

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, se prononce sur la compétence territoriale pour un recours en excès de pouvoir contre une décision préfectorale de classement sans suite d'une demande de naturalisation. Il juge qu'il n'est pas compétent, car la décision attaquée, prise par le préfet de la Seine-Maritime sur le fondement des articles 37 et 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, n'entre pas dans le champ des décisions attribuées à sa compétence spéciale par l'article R. 312-18 du code de justice administrative. En application des articles R. 312-1 et R. 351-3 du même code, il transmet le dossier au tribunal administratif de Rouen, juridiction territorialement compétente.

25 mars 2026
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2605163

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension du refus de visa de long séjour. Il juge irrecevable la demande de l'employeur et estime que le requérant, M. B..., ne démontre pas l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative pour justifier une suspension avant l'issue du recours administratif préalable en cours. Le tribunal considère notamment que les allégations de préjudice professionnel ou économique ne caractérisent pas, en l'espèce, une situation d'urgence particulière.

Avocat : SOUIDI

25 mars 2026
TA64Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2301819

La décision du Tribunal Administratif de Pau concerne le recours d'une SCI contre des mises en demeure de payer des taxes foncières et le rejet de ses réclamations. Le tribunal s'est déclaré incompétent pour connaître des contestations relatives à la régularité formelle des actes de poursuite (mises en demeure), relevant des juridictions judiciaires. Cette solution s'appuie sur la répartition des compétences entre l'ordre administratif et judiciaire en matière de procédures de recouvrement fiscal.

Avocat : SCP ADJUDICIA

25 mars 2026• JUGE UNIQUE 1
TA64Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2400292

Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la demande de décharge partielle de taxe foncière sur les propriétés bâties pour des locaux commerciaux vacants. La requérante invoquait l'article 1389 du code général des impôts, qui prévoit un dégrèvement en cas de vacance involontaire d'une partie d'immeuble susceptible d'exploitation séparée. Le tribunal a jugé que la requérante n'apportait pas la preuve suffisante que la vacance prolongée des locaux commerciaux était indépendante de sa volonté, condition essentielle pour bénéficier du dégrèvement.

Avocat : LÉCUSSAN

25 mars 2026• JUGE UNIQUE 1
TA64Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2400466

Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté une demande d'expertise graphologique visant à déterminer l'auteur d'une mention manuscrite sur une déclaration fiscale de 1970. Le juge des référés a estimé que cette mesure n'était pas utile, car l'administration fiscale avait déjà reconnu l'erreur sur la surface habitable et procédé aux dégrèvements d'impôts. La décision s'appuie sur l'article R. 531-1 du code de justice administrative, qui subordonne l'ordonnance d'une expertise à son utilité pour la résolution du litige.

Avocat : DUSSUD

25 mars 2026