Jurisprudence administrative
582 081 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
582 081
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2534722
Le Tribunal administratif de Paris s'est prononcé sur un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a relevé d'office un moyen d'incompétence territoriale. Il a décidé de transmettre le dossier au Tribunal administratif d'Amiens, car le requérant résidait dans le département de l'Aisne à la date de la décision attaquée, conformément aux articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative.
Avocat : BOUDJELTI
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2534738
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant russe, visant à annuler un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que la mesure d'éloignement était légale, notamment car l'étranger ne pouvant justifier d'une entrée régulière peut faire l'objet d'une OQTF, et que la décision était suffisamment motivée. La juridiction a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 611-1 notamment) et du règlement (UE) 2016/399.
Avocat : YAMOVA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2534758
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a jugé que l'arrêté, pris après le rejet définitif de sa demande d'asile, était légal, notamment en écartant les moyens tirés de l'incompétence de l'auteur, du défaut de motivation et de la méconnaissance du droit à être entendu. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier l'article L. 611-1, qui autorise une OQTF dans ce cas de figure. Le requérant a toutefois été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Avocat : DOOKHY
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2534763
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par un ressortissant marocain contre un arrêté préfectoral de la Savoie. Le tribunal a jugé que l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) était légalement fondée, l'intéressé ne pouvant justifier d'une entrée ou d'un séjour régulier, et que l'interdiction de retour de deux ans n'était pas excessive. La décision s'appuie sur les articles L. 611-1 et L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CARRASCOSA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2534812
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler son arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que l'administration avait procédé à l'examen requis de sa situation personnelle et familiale. Il a par ailleurs opéré une substitution de base légale, retenant le 2° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile comme fondement légal régulier de la mesure.
Avocat : BONVARLET EMILIE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2536257
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. C... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai, assortie d'une interdiction de retour. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire et la méconnaissance du droit à être entendu, considérant que le requérant n'établissait pas que son audition préalable aurait pu modifier la décision. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : PIERRE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2603836
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus de l'OFII d'accorder les conditions matérielles d'accueil (ADA) à une demandeuse d'asile mineure. Le tribunal a annulé la décision de l'OFII, considérant que le refus fondé sur le délai de 90 jours après l'entrée en France méconnaissait l'obligation d'examen individuel de la situation de vulnérabilité, notamment au regard de l'intérêt supérieur de l'enfant. La juridiction a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la directive européenne 2013/33/UE.
Avocat : HIESSE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2603840
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal a annulé l'arrêté, considérant que le préfet de police ne pouvait légalement prononcer cette interdiction tant qu'un recours contentieux contre la décision d'éloignement initiale était pendant devant la juridiction administrative. La décision s'appuie principalement sur les articles L. 612-1, L. 612-7 et L. 722-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : TOMASI
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2604179
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant le transfert d'un demandeur d'asile égyptien vers l'Italie. Le tribunal a admis le requérant à l'aide juridictionnelle provisoire. En revanche, il a rejeté sa demande d'annulation de la décision de transfert, considérant que les moyens soulevés, notamment ceux fondés sur le règlement Dublin (UE n° 604/2013) et sur l'article 3 de la CEDH, n'étaient pas établis.
Avocat : CABINET ANGLADE & PAFUNDI A.A.R.P.I
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2604312
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé un arrêté préfectoral prononçant une interdiction de circulation de 36 mois contre un ressortissant étranger. La juridiction a estimé que les faits reprochés (une altercation ayant fait l'objet d'un classement sans suite) ne caractérisaient pas une menace suffisamment grave pour l'ordre public au sens de l'article L. 622-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a ainsi sanctionné une erreur manifeste d'appréciation de l'autorité administrative, tout en rejetant la demande d'indemnité au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : RODRIGUES
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2604325
Le Tribunal administratif de Paris a annulé la décision de l'OFII refusant les conditions matérielles d'accueil à une demandeuse d'asile somalienne. La juridiction a jugé que l'administration n'apportait pas la preuve que la requérante avait obtenu une protection internationale dans un autre pays, malgré la présentation de faux documents et un parcours migratoire. Le tribunal a enjoint à l'OFII d'accorder le bénéfice de ces conditions dans un délai d'un mois, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : BARTHOD-COMPANT LA FONTAINE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2605093
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant sur un recours pour excès de pouvoir, a rejeté la demande d'annulation d'une interdiction de retour sur le territoire français (IRTF) d'un an prononcée contre M. A... par le préfet de police. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé que la mesure n'était pas disproportionnée au regard des circonstances, notamment le rejet de la demande d'asile. La décision s'appuie principalement sur les articles L. 612-6, L. 612-7 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : DOOKHY
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606068
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande de M. A... visant à obtenir l'injonction de délivrer un titre de séjour. Le juge a constaté qu'un arrêté préfectoral de rejet et d'obligation de quitter le territoire (OQTF) avait déjà été notifié au requérant, rendant sa demande sans objet et faisant obstacle à la mesure sollicitée. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : DIALLO
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606655
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté prolongeant l'interdiction d'accès d'une étudiante aux locaux de l'université Sorbonne Nouvelle. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas caractérisée, l'université ayant pris des mesures pour permettre à l'étudiante de passer ses examens et de suivre ses enseignements. En revanche, il a accordé à la requérante le bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle.
Avocat : CABINET ANDOTTE AVOCATS (AARPI)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607362
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande d'une requérante visant à obtenir une injonction pour le réexamen de son dossier et une proposition de logement social adapté à sa situation familiale et médicale. Le juge a estimé que la mesure sollicitée, qui équivaudrait à ordonner une attribution définitive de logement, n'entrait pas dans le cadre provisoire du référé prévu par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Il a jugé que cette demande ne constituait pas une mesure conservatoire ou provisoire utile au sens de la procédure d'urgence.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601209
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension d'un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant de quitter le territoire. Le juge constate que la demande de suspension a perdu son objet, car une carte de séjour temporaire est en cours de fabrication pour la requérante. Par conséquent, il n'y a plus lieu de statuer sur ces conclusions. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et R. 522-8 du code de justice administrative.
Avocat : MALEKIAN
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601245
Le Tribunal administratif de Rouen a été saisi d'un recours en référé-liberté visant la suspension d'un rejet implicite de demande de renouvellement de titre de séjour et l'octroi d'une autorisation de travail provisoire. Le juge a rejeté la demande de suspension, considérant que l'urgence n'était pas établie, notamment parce qu'une décision favorable de délivrance d'une carte de séjour avait déjà été prise. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : LEROY
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601294
Le Tribunal Administratif de Rouen rejette la demande de suspension d'urgence (référé-suspension) formée par un élève de l'école nationale de police contre sa radiation. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, le préjudice allégué (financier, moral et de carrière) n'étant pas suffisamment caractérisé pour justifier une suspension en l'absence de droit acquis à la nomination. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives au référé-suspension (article L. 521-1).
Avocat : PAULINE MISSOFFE AVOCAT
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601345
Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'assignation à résidence d'un ressortissant algérien. Le tribunal a admis le requérant à l'aide juridictionnelle provisoire mais a rejeté sa demande d'annulation de la mesure. Il a jugé que l'assignation à résidence, prise en application de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, constituait une mesure d'exécution d'une obligation de quitter le territoire français antérieure et non une nouvelle décision d'éloignement.
Avocat : EDEN AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2602842
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé-suspension (article L. 521-1 du code de justice administrative), rejette la demande de suspension de l'invalidation du permis de conduire de la requérante. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée et qu'aucun des moyens soulevés ne crée un doute sérieux sur la légalité de la décision ministérielle. Les textes appliqués sont principalement le code de la route et le code de justice administrative.