Jurisprudence administrative

581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

581 862

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA75DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607921

**Sujet principal** : Demande d'injonction au préfet de police de délivrer un rendez-vous pour l'enregistrement d'une demande de titre de séjour, formée dans le cadre d'un référé administratif. **Juridiction** : Tribunal administratif de Paris (juge des référés). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que la requérante, qui a attendu cinq ans avant d'engager des démarches de régularisation, ne justifie pas de circonstances particulières caractérisant l'urgence requise par la loi. **Textes appliqués** : Article L. 521-3 du code de justice administrative, qui régit le référé "mesures utiles" et subordonne son prononcé à une condition d'urgence.

Avocat : SIAM

7 avril 2026
TA67DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602457

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné un recours en excès de pouvoir contre plusieurs arrêtés préfectoraux (refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire, interdiction de retour, assignation à résidence) pris à l'encontre d'un ressortissant étranger. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le préfet du Haut-Rhin avait légalement exercé ses pouvoirs de police des étrangers. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et estime que les moyens tirés de la méconnaissance de la vie privée et familiale (article 8 CEDH) et de l'intérêt supérieur de l'enfant étaient inopérants en l'espèce.

Avocat : SABATAKAKIS

7 avril 2026Reconduite à la frontière
TA67DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602445

**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'une décision préfectorale déclarant irrecevable une demande de titre de séjour pour vie privée et familiale, ainsi que de mesures d'injonction. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Strasbourg (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. En revanche, il a rejeté la demande de suspension de la décision préfectorale, considérant que le requérant n'avait pas caractérisé l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, son séjour en France n'étant pas menacé à court terme. **Textes appliqués** : Article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension), article 20 de la loi du 10 juillet 1991 (aide juridictionnelle provisoire), et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : L'ILL LEGAL

7 avril 2026
TA67DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2400328

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler l'arrêté préfectoral autorisant l'usage de drones pour filmer le marché de Noël 2023. La juridiction a jugé que la mesure, prise sur le fondement de l'article L. 242-5 du code de la sécurité intérieure pour prévenir les atteintes à l'ordre public et les actes de terrorisme, était proportionnée et ne portait pas d'atteinte disproportionnée aux libertés publiques, notamment au droit au respect de la vie privée. Le tribunal a également estimé que l'obligation d'information du public était satisfaite et a rejeté la demande d'injonction de production de la notice d'usage des drones.

Avocat : AARPI ELEOS AVOCATS

7 avril 20265e chambre
TA64DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2202950

Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir visant à annuler un arrêté préfectoral du 1er septembre 2022 enregistrant une centrale d'enrobage de bitume à chaud à Escout. Les requérants soutenaient que le dossier de demande méconnaissait l'article L. 512-7-1 du code de l'environnement en omettant d'évaluer les incidences notables sur l'environnement et les risques de pollution des sols et des eaux. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le dossier, conforme aux prescriptions générales de l'arrêté du 9 avril 2019, permettait au préfet d'apprécier les impacts du projet et de prescrire les mesures nécessaires.

Avocat : LABORDE-APELLE

7 avril 2026CHAMBRE 3
TA64DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2202948

Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler l'arrêté préfectoral du 1er septembre 2022 autorisant l'enregistrement d'une centrale d'enrobage de bitume. La juridiction a estimé que le dossier de demande, soumis à consultation publique, était complet et satisfaisait aux exigences du code de l'environnement, notamment les articles L. 512-7-1 et R. 512-46-3, en ce qui concerne l'évaluation des incidences notables sur l'environnement et la santé. Le tribunal a également écarté le moyen tiré de l'absence d'intérêt à agir de la requérante.

Avocat : LABORDE-APELLE

7 avril 2026CHAMBRE 3
TA44DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2214646

Le Tribunal Administratif de Nantes a jugé une requête en excès de pouvoir concernant le refus d'une prime de restructuration de service par l'Office français de la biodiversité (OFB). Le tribunal a écarté l'irrecevabilité soulevée par l'OFB, estimant que la décision contestée était bien une décision faisant grief. Sur le fond, il a annulé la décision implicite de rejet pour défaut de motivation, en application des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a également enjoint à l'OFB de recalculer et de verser la prime due au requérant, sous astreinte, en se fondant sur les dispositions du décret n°2008-366 et des arrêtés d'application de 2019 et 2020.

7 avril 202610ème chambre
TA38DécisionExécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603340

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à assurer l'exécution d'une précédente injonction et à obtenir une astreinte pour son inexécution. Le juge a constaté que la préfète de l'Isère n'avait pas renouvelé le récépissé de séjour de la requérante, malgré l'injonction antérieure, et que cette dernière avait ainsi subi un préjudice (licenciement). En conséquence, sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné à la préfète de statuer expressément sur la demande de titre de séjour dans un délai d'un mois, sous astreinte de 200 euros par jour de retard.

Avocat : HUARD

7 avril 2026
TA30DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601266

Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre des arrêtés préfectoraux de reconduite à la frontière et d'assignation à résidence pris à l'encontre d'un ressortissant algérien. Le tribunal a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Sur le fond, il a examiné la légalité des mesures au regard notamment du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : CAGNON

7 avril 2026Reconduites à la frontière
TA30DécisionAutorisation

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2600904

Le Tribunal Administratif de Nîmes rejette la demande de suspension d'une décision préfectorale refusant l'enregistrement d'une demande de titre de séjour. Le juge des référés estime que le courriel attaqué du 14 janvier 2026 ne constitue pas une décision faisant grief, une décision implicite de refus étant déjà née le 11 janvier 2026 suite à l'expiration du délai d'instruction. La demande est donc irrecevable au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : CHABBERT-MASSON

7 avril 2026
TA13DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604178

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension d'une décision implicite de rejet d'un renouvellement de titre de séjour et d'injonctions à l'encontre du préfet. Le juge a constaté un non-lieu à statuer sur les demandes principales, la délivrance ultérieure d'une attestation de prolongation d'instruction ayant rendu ces conclusions sans objet. Toutefois, il a mis à la charge de l'État une somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, considérant que le document provisoire n'avait été délivré qu'après l'introduction du recours.

Avocat : MERIENNE

7 avril 2026
TA13DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604139

Sujet principal : Demande de mesures d'urgence (référé) pour obtenir la communication de documents et le paiement de sommes dues suite à une fin de contrat de travail avec le département des Bouches-du-Rhône. Juridiction : Tribunal Administratif de Marseille (juge des référés). Solution retenue : Rejet de la requête. Le juge estime que la transmission des documents principaux (attestation employeur et solde de tout compte) ayant déjà été effectuée, la demande n'est plus utile. Pour les autres documents demandés, la requérante n'a pas démontré l'urgence ni l'utilité de la mesure. Textes appliqués : Articles L. 521-3, L. 511-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, relatifs aux conditions du référé (urgence, caractère utile et provisoire des mesures).

7 avril 2026
TA13DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604094

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la demande de suspension en référé d'une décision implicite de rejet de renouvellement d'un certificat de résidence. Le juge a estimé que la requérante, bien que confrontée à une suspension de son contrat de travail, n'avait pas démontré une urgence suffisamment grave et immédiate justifiant la mesure, son conjoint étant titulaire d'un titre de séjour valide. La décision s'appuie sur les conditions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : BALDÉ

7 avril 2026
TA93DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2604477

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de communiquer au requérant une date de rendez-vous pour déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour dans un délai de six semaines. Le juge a considéré que les conditions d'urgence et d'utilité de la mesure étaient remplies, notamment parce qu'il s'agissait d'un renouvellement et que les démarches en ligne du requérant étaient restées sans réponse. La décision s'appuie sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, tout en rejetant la demande d'astreinte et de remise d'un récépissé autorisant le travail.

7 avril 2026
TA75DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609804

Le Tribunal administratif de Paris rejette la demande d'injonction en référé visant à obtenir la communication d'un rapport d'évaluation sociale concernant des enfants. Le juge estime que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution d'une décision administrative implicite de refus, intervenue après un mois de silence de l'administration conformément aux articles R. 311-12 et R. 311-13 du code des relations entre le public et l'administration. Il relève également que les requérants ne justifient pas de l'urgence requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative, ni d'un péril grave qui permettrait de contourner ce refus implicite.

Avocat : DOUMI

7 avril 2026
TA75DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609663

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension d'un refus implicite de renouvellement de titre de séjour. Le juge a constaté un non-lieu à statuer sur les principales demandes, car le requérant avait ultérieurement obtenu une attestation de prolongation d'instruction valant jusqu'en septembre 2026. L'ordonnance rejette la demande d'aide juridictionnelle provisoire et, sous conditions, met à la charge de l'État une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : BARTHOD-COMPANT LA FONTAINE

7 avril 2026
TA69DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603366

Le Tribunal Administratif de Lyon a statué sur une demande de référé-suspension concernant le rejet implicite d'une demande de carte de résident. Le juge a rejeté la demande de suspension, estimant que l'urgence n'était pas caractérisée et qu'aucun doute sérieux sur la légalité de la décision implicite n'était établi. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives aux conditions de délivrance des titres de séjour.

Avocat : HMAIDA

7 avril 2026
TA75DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2400082

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Le Printemps immobilier, qui demandait une réduction de sa cotisation de taxe foncière sur les propriétés bâties pour l'année 2021. La juridiction a jugé que la société, sur laquelle pesait la charge de la preuve en vertu de l'article R. 194-1 du livre des procédures fiscales, n'avait pas démontré le caractère exagéré de l'imposition. Elle n'a pas établi que la surface réelle de ses locaux était inférieure à celle déclarée, ni que l'administration avait fait une application erronée des règles de calcul, notamment celles de l'article 1518 A du code général des impôts.

Avocat : CABINET GRAU AVOCAT (SELUR)

7 avril 20262e Section - 1re Chambre
TA75DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2417280

Le Tribunal Administratif de Paris a annulé les décisions du ministre de la justice refusant un changement de nom. Le juge a estimé que la requérante justifiait d'un intérêt légitime exceptionnel, fondé sur des motifs affectifs, pour porter le nom de son père biologique et affectif, et ce malgré l'existence d'une filiation paternelle légalement établie à l'égard d'un autre homme. La décision s'appuie sur l'article 61 du code civil, qui n'assujettit pas l'intérêt légitime à changer de nom à l'existence d'un lien de filiation avec le porteur du nom sollicité.

7 avril 20264e Section - 2e Chambre
TA75DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2426367

La requérante demandait l'annulation du refus de la commission de médiation de Paris de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté sa requête. Il a jugé que la décision de la commission, qui relevait l'insuffisance des justificatifs produits, était suffisamment motivée et ne présentait pas d'erreur manifeste d'appréciation au regard des critères de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : SAOUDI

7 avril 20264e Section - 2e Chambre - R.222-13