Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603314
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus implicite de délivrer un premier titre de séjour « vie privée et familiale ». Le juge estime que la requérante, qui invoquait des difficultés pour retrouver un emploi et entamer une procédure de procréation médicalement assistée, n'a pas justifié de circonstances particulières caractérisant l'urgence au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La condition d'urgence, présumée pour un renouvellement, n'est pas remplie pour une première demande.
Avocat : GILLIOEN
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603327
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance, rejette la requête d'un professeur contestant un titre de perception relatif à un trop-perçu de traitement. La juridiction estime la requête irrecevable car l'agent, affecté dans l'académie de Lyon, n'a pas préalablement engagé la procédure de médiation obligatoire. Cette obligation de médiation préalable, prévue à peine d'irrecevabilité par l'article L. 213-11 du code de justice administrative et le décret n° 2022-433, s'applique aux litiges relatifs à la rémunération des agents publics dans certaines académies.
Avocat : CADET
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2515247
Le Tribunal administratif de Lyon statue par ordonnance sur une requête initialement dirigée contre un refus implicite de délivrance de titre de séjour. La requérante s'étant désistée de ses demandes principales après avoir obtenu une carte de séjour, le juge donne acte de ce désistement. Il condamne néanmoins l'État à verser 1 000 euros à l'avocat de la requérante au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, celle-ci bénéficiant de l'aide juridictionnelle.
Avocat : BALLU
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602224
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance, a rejeté une requête en excès de pouvoir visant à lui faire étudier une demande de naturalisation. Il a jugé cette requête manifestement irrecevable, car le juge administratif ne peut adresser d'injonction à l'administration dans ce cas. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et L. 911-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2413562
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé la décision du ministre de l'intérieur retirant six points et invalidant le permis de conduire du requérant. La juridiction a jugé que l'infraction (conduite en état d'alcoolémie), commise au guidon d'un cyclomoteur, ne pouvait entraîner un retrait de points, car la conduite d'un tel véhicule n'exige pas de permis. Elle a enjoint à l'administration de restituer les points et le permis dans un délai de deux mois, en appliquant les articles L. 223-1 et suivants du code de la route.
Avocat : FITOUSSI
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603134
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, rejette la demande de M. B... visant à faire cesser les nuisances sonores de la raffinerie de Feyzin. Le juge estime que le requérant n'apporte pas la preuve d'une situation d'urgence particulière justifiant des mesures conservatoires, malgré l'ancienneté des troubles allégués. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, qui régissent les conditions du référé "mesures utiles".
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603237
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension du refus de titre de séjour opposé à M. B... Le juge a estimé, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, qu'aucun des moyens soulevés n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale. Par conséquent, sans même examiner la condition d'urgence, la requête a été jugée manifestement mal fondée.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603249
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté d'expulsion. Le juge estime qu'aucun des moyens soulevés par le requérant ne crée un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale. La requête est rejetée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence.
Avocat : SELARL BSG AVOCATS ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2418889
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B... visant à annuler la décision constatant la perte de validité de son permis de conduire et les retraits de points associés. Le juge a estimé que les procès-verbaux électroniques, portant soit la signature du requérant, soit la mention « N/A » justifiée par le contexte sanitaire, établissaient la régularité de la procédure et la délivrance des informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Concernant l'infraction de 2020, le tribunal a considéré que l'envoi d'un avis de contravention informatisé satisfaisait également à l'obligation d'information.
Avocat : IOSCA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2420315
Le Tribunal Administratif de Paris a statué sur un recours en excès de pouvoir visant l'annulation de la décision constatant l'invalidité d'un permis de conduire pour solde de points nul et de multiples retraits de points. Le tribunal a jugé irrecevables ou sans objet les conclusions concernant les retraits de points antérieurs à la requête, qui avaient déjà été restitués ou supprimés du dossier. Sur le fond, il a rejeté le moyen tiré du défaut d'information préalable, considérant que la signature électronique du contrevenant ou la mention de son refus par l'agent établissait la délivrance des informations requises par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.
Avocat : CABINET FRANCK COHEN AVOCAT
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2420772
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé les décisions de retrait de points et d'invalidation du permis de conduire de M. B... La juridiction a jugé que la procédure de retrait de points consécutive à l'infraction du 18 décembre 2023 était irrégulière, car l'administration n'a pas prouvé que les informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route avaient été délivrées au requérant, ce qui constitue une formalité substantielle. Par voie de conséquence, la décision du 4 juillet 2024 constatant la perte de validité du permis a également été annulée.
Avocat : CABINET SAMSON SELARL (SEL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2420852
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre la décision ministérielle constatant la perte de validité d'un permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal constate que la décision attaquée a été retirée à la suite de l'enregistrement d'un stage de récupération de points, rendant le permis à nouveau valide. Il prononce donc un non-lieu à statuer sur la demande d'annulation et rejette les autres conclusions, sans condamnation de l'État aux dépens.
Avocat : LACOUR
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2421310
Le Tribunal Administratif de Paris a statué sur un recours en excès de pouvoir visant l'annulation de multiples retraits de points de permis de conduire et de la décision d'invalidité du permis. Le tribunal a jugé irrecevables ou sans objet la plupart des conclusions, constatant que de nombreux points avaient déjà été restitués ou que les décisions litigieuses avaient été retirées avant l'introduction de la requête. Concernant les infractions restantes, le tribunal a rappelé que la délivrance de l'information prévue par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route est une formalité substantielle, mais a estimé que le paiement de l'amende forfaitaire majorée (régi par l'article 529-2 du code de procédure pénale) établissait la réception de cette information pour certaines infractions.
Avocat : DE CAUMONT
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2518098
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de Mme A... B... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 26 août 2024 refusant un titre de séjour, prononçant une obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai et une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a jugé que le préfet de police avait légalement exercé son pouvoir d'appréciation en refusant le titre de séjour au titre de la vie privée et familiale, et que les mesures d'éloignement n'étaient pas entachées d'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : TALEB
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2521829
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 7 juillet 2025 refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a jugé que l'arrêté était légal, notamment en écartant le moyen d'incompétence du signataire et en estimant que le refus était suffisamment motivé au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a également considéré que la demande d'admission exceptionnelle au séjour fondée sur l'article L. 435-1 du CESEDA n'était pas justifiée.
Avocat : SANGUE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2524935
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de M. D... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 19 août 2025 lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que la décision était régulière, notamment en ce qui concerne la compétence de la signataire et la motivation, et qu'elle ne méconnaissait pas les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), en particulier l'article L. 435-1, ni les exigences de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : CISSE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2530732
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme B..., une ressortissante tunisienne, visant à annuler l'arrêté préfectoral du 22 août 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour "étudiant" et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que la requérante, ayant déposé sa demande de renouvellement hors des délais légaux (après l'expiration de son titre), ne justifiait plus des conditions de séjour requises. La solution s'appuie sur les articles L. 422-1, L. 433-1 et R. 431-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : OHLGUSSER
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2600246
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté le recours en excès de pouvoir de M. A... B... contre son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a jugé que l'arrêté préfectoral était légal, notamment car il était signé par une autorité compétente, suffisamment motivé, et que le préfet avait procédé à l'examen requis de la situation personnelle du requérant et des risques en cas de retour. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : DOOKHY
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2600724
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. C... A... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a jugé que l'arrêté préfectoral était suffisamment motivé, notamment en se référant au rejet définitif de sa demande d'asile par l'OFPRA et la CNDA, et qu'il ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a toutefois admis le requérant au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle.
Avocat : DUPOURQUE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2600824
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. C..., un ressortissant algérien, visant l'annulation d'un arrêté préfectoral d'éloignement. Le tribunal a jugé que l'arrêté, pris sur le fondement des articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était légal, écartant les moyens soulevés (incompétence, défaut de motivation, erreur de fait, méconnaissance de l'article 8 de la CEDH). Il a notamment estimé que l'autorité administrative avait procédé à un examen particulier de la situation personnelle du requérant avant de prendre sa décision.
Avocat : CAOUDAL