Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2505552
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. A... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai et son interdiction de retour. Le juge a estimé que les décisions préfectorales du 25 juillet 2025 n'étaient entachées d'aucune illégalité, notamment au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La demande de délivrance d'un titre de séjour a également été rejetée.
Avocat : GUEYE
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601698
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. B... D..., un ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant son pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a jugé que le préfet des Alpes-Maritimes était compétent pour signer l'arrêté en vertu d'une délégation régulière et que la motivation de la décision était suffisante. La juridiction a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la Convention européenne des droits de l'homme, pour conclure à la régularité de la procédure d'éloignement.
Avocat : SERFATY VENUTTI CAMACHO & CORDIER
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601784
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par un ressortissant brésilien contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a jugé que la mesure, prise en raison de violences conjugales et d'une absence d'insertion du requérant, ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) ni à l'intérêt supérieur de son enfant (article 3-1 de la CIDE). La décision s'appuie également sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SELARL J2F
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601803
Le Tribunal Administratif de Nice rejette la requête de M. D... visant à annuler le renouvellement de son assignation à résidence. Le juge estime que la décision préfectorale du 9 mars 2026 est régulière, notamment car elle est suffisamment motivée au regard de l'article L. 732-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Les autres moyens, dont celui tiré de l'incompétence ou de la méconnaissance de l'article L. 732-7 du CESEDA, sont écartés. La demande d'aide juridictionnelle provisoire est également rejetée.
Avocat : SERFATY VENUTTI CAMACHO & CORDIER
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2602031
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, rejette la demande de relogement prioritaire sous astreinte formée par une requérante reconnue prioritaire au titre du Droit au Logement Opposable (DALO). Le juge estime que la requête, fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, est manifestement irrecevable car la procédure spécifique du DALO, régie par l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, exclut le recours à ce type d'injonction sous astreinte. Cette irrecevabilité est renforcée par le fait qu'une demande identique est déjà pendante devant le tribunal sur le fondement de ce régime spécial.
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2501406
Le Tribunal administratif de La Réunion constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête en annulation et en injonction de M. A... Cette décision fait suite à l'émission, par le préfet, d'une décision favorable à la délivrance d'un titre pour protégé subsidiaire postérieurement à l'introduction du recours, rendant ainsi l'objet du litage sans objet. La juridiction applique les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour prononcer ce non-lieu à statuer.
Avocat : WANDREY STEFAN
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2501438
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme B... visant à annuler la décision implicite de refus du président du conseil départemental concernant la prise en charge de ses frais de changement de résidence. Le tribunal estime que la requête est irrecevable car manifestement tardive, ayant été présentée au-delà du délai de recours raisonnable d'un an après la connaissance d'un courriel du 2 mai 2024. La juridiction s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative et constate que les conditions d'application du décret n° 2001-654 du 19 juillet 2001, notamment la condition de durée de service, ne sont pas remplies pour prétendre à cette prise en charge.
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2501759
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur la requête de M. B... demandant l'annulation d'un titre de perception. Le juge a relevé que ce titre, contesté par le requérant, avait été annulé par l'administration après l'introduction du recours, privant celui-ci de son objet. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative permettant un tel constat.
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2600295
Le Tribunal administratif de La Réunion, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... comme manifestement irrecevable. Le juge estime que l'avis défavorable du conseil médical départemental et le rejet implicite du conseil médical supérieur sont des actes préparatoires, insusceptibles de recours direct pour excès de pouvoir. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative et l'article 17 du décret n° 86-442 du 14 mars 1986, précisant que seul le rejet définitif de la demande de congé par l'administration serait contestable.
Tribunal Administratif de la Martinique — N° TA102-2600237
Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en référé, rejette la demande de suspension du refus d'entrée et du placement en zone d'attente d'un ressortissant brésilien. Le juge estime que le requérant ne démontre pas l'urgence caractérisée et l'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, conditions exigées par l'article L. 521-2 du code de justice administrative pour prononcer une telle suspension. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, considérant que le placement en zone d'attente était justifié par l'absence des documents requis pour l'admission sur le territoire national.
Avocat : SELARL AVOCATS CONSEIL & DEFENSE
Tribunal Administratif de la Martinique — N° TA102-2600238
Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en référé, rejette la demande de suspension du refus d'entrée et du placement en zone d'attente d'un ressortissant brésilien. Le juge estime que le requérant ne démontre pas l'urgence caractérisée requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative, ni que ces mesures portent une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. La demande d'aide juridictionnelle provisoire est également rejetée.
Avocat : SELARL AVOCATS CONSEIL & DEFENSE
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2501987
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant par ordonnance, a rejeté la requête d'un étranger demandant l'exécution d'une précédente injonction judiciaire. Le juge a constaté que l'ordonnance antérieure, rendue sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, avait été exécutée par la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour et un réexamen aboutissant à un refus de séjour. La requête, formée sur le fondement de l'article L. 911-4 du même code, a donc été jugée manifestement irrecevable.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601068
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé, rejette la requête en suspension d'une décision implicite de rejet de titre de séjour. La juridiction estime la demande manifestement irrecevable, le mandataire de l'association « Unis contre l'injustice » ne justifiant pas de la qualité pour représenter le requérant devant la juridiction administrative. L'ordonnance s'appuie sur les articles R. 431-2, R. 431-5 et L. 522-3 du code de justice administrative pour constater cette irrecevabilité.
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601119
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du CJA), a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de suspension d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le préfet ayant retiré l'arrêté litigieux après l'introduction du recours, la demande est devenue sans objet. Le juge a néanmoins mis à la charge de l'État une somme de 900 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601122
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a rejeté la requête d'une ressortissante comorienne visant à suspendre son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que la requérante n'établissait pas l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, notamment au regard de son insertion sociale et familiale en France. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée, la requête étant jugée manifestement mal fondée au sens des articles L. 522-3 du code de justice administrative et 7 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601127
Sujet principal : Demande de suspension d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF) et demande d'autorisation provisoire de séjour. Juridiction : Tribunal Administratif de Mayotte (juge des référés). Solution retenue : Le juge rejette la requête en référé-liberté, considérant que la demande est manifestement mal fondée. La requérante n'apporte pas la preuve des atteintes graves et manifestement illégales à ses libertés fondamentales qu'elle invoque. Textes appliqués : Articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative (référé-liberté et rejet pour demande manifestement mal fondée).
Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2110590
Le Tribunal administratif de Marseille a annulé la mise en demeure du maire de Sausset-les-Pins du 29 mars 2021, qui enjoignait à un riverain de retirer des obstacles sur un chemin. La juridiction a retenu que l'acte municipal était entaché d'une erreur de fait, le tribunal judiciaire ayant préalablement établi que le chemin litigieux n'appartenait pas au domaine communal. Les conclusions des parties sur les frais de procédure ont été rejetées.
Avocat : TATARIAN
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2301017
**Sujet principal** : La requérante conteste des rehaussements d'impôt sur le revenu et des pénalités pour manquement délibéré, suite à un contrôle fiscal ayant remis en cause la déduction de certains amortissements et charges liés à ses revenus locatifs. **Juridiction** : Le Tribunal Administratif de Marseille (6ème Chambre), statuant en plein contentieux. **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande de décharge des impositions et pénalités. Il estime que les amortissements contestés, notamment ceux d'une maisonnette, ne sont pas déductibles car ils n'ont pas été "réellement effectués", c'est-à-dire correctement comptabilisés dans les écritures de l'entreprise de la requérante, conformément aux usages. **Textes appliqués** : L'article 39 du code général des impôts, qui régit la détermination du bénéfice imposable et les conditions de déduction des amortissements.
Avocat : SELARL LEXALTO
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2302303
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de l'association de la Boule de l'Arc de Triomphe, qui demandait l'annulation d'une convention d'occupation domaniale. Le tribunal a jugé que l'association requérante n'avait pas démontré un intérêt à agir suffisamment direct et certain pour contester ce contrat. Il a également considéré que les vices allégués, notamment concernant la personnalité morale du bénéficiaire à la date de signature, n'étaient pas établis ou étaient couverts par la régularisation ultérieure de la situation de l'association. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la propriété des personnes publiques et de la loi du 1er juillet 1901.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2303944
**Sujet principal** : Demande en indemnisation d'une victime d'une chute sur la voie publique due à une excavation. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (5ème Chambre). **Solution retenue** : La responsabilité de la métropole d'Aix-Marseille-Provence est engagée pour défaut d'entretien normal de la voie publique. Elle est condamnée à indemniser la requérante pour ses préjudices, y compris les frais d'assistance à expertise et l'aide humaine fournie par un membre de sa famille. **Textes appliqués** : Article R. 612-6 du code de justice administrative (acquiescement aux faits par défaut de mémoire en défense) et principes de la responsabilité du fait des ouvrages publics.
Avocat : CHICOULAA