Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604570
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision implicite de rejet de titre de séjour. Le juge estime que le requérant n'a pas démontré l'existence d'une situation d'urgence suffisante, malgré ses allégations de précarité financière, pour justifier une mesure provisoire. La décision est rendue en application des articles L. 521-1 et suivants du code de justice administrative.
Avocat : CHARTIER
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2412556
Le Tribunal Administratif de Marseille donne acte du désistement pur et simple des requérants, qui retiraient leur recours en excès de pouvoir contre une décision implicite de rejet de recours gracieux de la commune de Marseille. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement par ordonnance. L'instance est ainsi éteinte sans examen du fond de l'affaire.
Avocat : COLAS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604185
Le Tribunal administratif de Marseille rejette par ordonnance un recours en excès de pouvoir contre le classement sans suite d'une demande de naturalisation. Le juge estime que ce classement, intervenu après que le requérant n'a pas produit un acte de naissance traduit dans le délai imparti, ne constitue pas une décision faisant grief. La requête est donc jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative et de l'article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604189
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre le classement sans suite d'une demande de naturalisation. Le juge estime que ce classement, intervenu en raison d'un dossier incomplet (absence d'actes d'état civil traduits), ne constitue pas une décision faisant grief susceptible de recours. La requête est donc jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative et de l'article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993. Le requérant conserve la possibilité de déposer une nouvelle demande complète.
Avocat : DE QUEIROZ
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604701
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un rejet implicite de demande de titre de séjour. Le juge estime que le requérant, bien que dans une situation médicale et personnelle difficile, n'apporte pas la preuve d'une urgence suffisamment grave et immédiate liée à l'absence de titre de séjour pour justifier la mesure. La décision est fondée sur l'appréciation des conditions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : SCP BOURGLAN DAMAMME LEONHARDT
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604791
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral de remise à l'Italie et d'interdiction de circulation. Le juge estime que la requérante, une ressortissante soudanaise, ne démontre pas l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, notamment au regard des conditions de sa prise en charge aux frontières et de son inscription au fichier Schengen. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur les règlements européens relatifs à Schengen et à la procédure de réadmission.
Avocat : KALAF
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604793
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral ordonnant la remise aux autorités italiennes et l'interdiction de circulation du requérant. Le juge estime que les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la méconnaissance des garanties procédurales prévues par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et la directive « retour », ne sont pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La demande d'injonction et de provision pour frais d'avocat est également rejetée.
Avocat : KALAF
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604867
Sujet principal : Recours contre une demande de pièces complémentaires dans le cadre d'une procédure de reconnaissance d'un accident de service. Juridiction : Tribunal Administratif de Marseille (formation d'ordonnance). Solution retenue : Rejet de la requête pour irrecevabilité manifeste, le courrier sollicitant des pièces n'étant pas une décision faisant grief. Textes appliqués : Articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, relatifs aux requêtes manifestement irrecevables et aux conditions de saisine de la juridiction.
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601094
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, rejette la demande du syndicat CGT visant à enjoindre à la commune de Condé-en-Normandie de lui fournir un local. Le juge estime que la condition d'urgence prévue par l'article L. 521-2 du code de justice administrative n'est pas remplie, le syndicat ayant attendu près de deux ans après la résiliation de la convention pour saisir la justice. Par conséquent, la requête est rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner le fond de l'atteinte alléguée à la liberté syndicale.
Avocat : SELARL AVVISO AVOCATS ASSOCIES
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2600545
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, fait droit à la demande de la collectivité de Corse de désigner un expert pour un constat préventif. Le juge estime utile, avant les travaux de reconstruction du pont du Poggio à Saint-Florent, de dresser un état descriptif des immeubles environnants afin de prévenir ou faciliter la résolution d'éventuels litiges liés aux dommages. Cette ordonnance est fondée sur les articles R. 532-1 et R. 532-1-1 du code de justice administrative, qui permettent au juge des référés de prescrire de telles mesures d'expertise lors de l'exécution de travaux publics.
Avocat : CABINET D'AVOCATS TOMASI-VACCAREZZA-BRONZINI DE CARAFFA-TABOUREAU-GENUINI-LUISI
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600792
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la demande de suspension d'un permis de construire et de son permis modificatif, délivrés par le maire d'Auxerre pour l'extension d'une maison. Les juges ont estimé que les requérants, des voisins, n'avaient pas démontré l'existence d'un doute sérieux sur la légalité des arrêtés litigieux, notamment au regard des dispositions du code de l'urbanisme (article L. 152-4) invoquées concernant les dérogations pour l'accessibilité des personnes handicapées. La juridiction a également considéré que la condition d'urgence, requise pour une suspension en référé, n'était pas établie.
Avocat : SELARL BROCARD-GIRE
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600895
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi d'un référé-suspension concernant l'opposition du maire de Nevers à une déclaration préalable pour le rehaussement d'un pylône de téléphonie mobile. Le juge a rejeté la demande de suspension, estimant que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, malgré la présomption prévue par l'article L. 600-3-1 du code de l'urbanisme, au regard de la couverture existante du territoire. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative (article L. 521-1) et du code de l'urbanisme.
Avocat : PAMLAW - AVOCATS
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2502751
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la requête de Mme A..., qui demandait initialement l'annulation du refus implicite de délivrance d'un récépissé de carte de séjour. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui autorise à constater un tel désistement. En conséquence, l'instance est éteinte sans qu'il soit statué sur le fond de l'affaire.
Avocat : RIQUET-MICHEL ADRIENNE
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2401444
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en juge unique, a examiné trois requêtes de M. E... visant à contester des décisions de mise en recouvrement d'indu émanant de la CAF. Le tribunal a annulé les décisions attaquées concernant les primes exceptionnelles et le RSA, au motif principal d'un défaut de motivation suffisante et de vices de procédure, notamment l'absence de consultation préalable de la commission de recours amiable. Il a en conséquence déchargé le requérant du paiement des sommes et a ordonné leur restitution. Les textes appliqués incluent les articles L. 761-1 du code de justice administrative et L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles.
Avocat : BAPCERES
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2601074
Le Tribunal administratif de Dijon, statuant par ordonnance, a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré à Lons-le-Saunier. Il a constaté un défaut de compétence territoriale, car l'immeuble litigieux est situé dans le département du Jura. En application des articles R. 312-7 et R. 221-3 du code de justice administrative, il a ordonné la transmission du dossier au tribunal administratif de Besançon, juridiction territorialement compétente.
Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2401142
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler le refus de France Travail de financer sa formation. Le juge a écarté l'irrecevabilité soulevée par l'administration mais a estimé que le rejet, fondé sur le caractère non prioritaire de la formation au regard des besoins du bassin d'emploi, ne constituait pas une erreur d'appréciation. La décision s'appuie sur les articles L. 5312-1 et L. 6121-4 du code du travail ainsi que sur la délibération n°2015-10 de France Travail relative à l'aide individuelle à la formation.
Avocat : BERGELIN
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2401216
Le Tribunal Administratif de Besançon a été saisi par une requérante contestant des décisions de recouvrement d'indu de RSA et de primes d'activité. Le tribunal a jugé irrecevable la demande de remise de dette, car elle n'avait pas été préalablement présentée à l'administration, comme l'exige l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles. Les autres moyens soulevés par la requérante n'ont pas été examinés au fond en raison de cette irrecevabilité.
Avocat : DESFARGES PIERRE-HENRY
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600743
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande d'annulation d'un arrêté préfectoral de mise en demeure d'évacuer un terrain occupé par un véhicule habité. Le juge a estimé que l'occupation, en violation d'un arrêté municipal d'interdiction, était constitutive d'une atteinte à la salubrité publique justifiant la procédure. La décision s'appuie sur les dispositions de la loi du 5 juillet 2000 relative à l'accueil et à l'habitat des gens du voyage.
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600753
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande d'annulation d'un arrêté préfectoral de mise en demeure d'évacuer un terrain. Le juge a estimé que les requérants, bien qu'ils ne se qualifient pas comme gens du voyage, stationnaient avec des résidences mobiles sur un terrain communal en violation d'un arrêté municipal d'interdiction, justifiant la procédure. La décision s'appuie sur les dispositions de la loi du 5 juillet 2000 relative à l'accueil et à l'habitat des gens du voyage, qui encadre ce type d'évacuation forcée.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601105
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. C... visant à annuler un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière. La juridiction a jugé que l'arrêté, pris par une sous-préfète disposant d'une délégation régulière, n'était pas entaché d'incompétence et que son contenu était légal. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur le code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : AGUILAR