Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601126
Le Tribunal Administratif de Nîmes rejette la requête de M. B... visant à annuler un arrêté d'interdiction de retour sur le territoire français d'un an. Le tribunal estime que le signataire de l'arrêté était compétent en vertu d'une délégation et que la mesure ne méconnaît pas le droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH), compte tenu de la brièveté du séjour et de l'absence d'intégration particulière en France. La décision s'appuie également sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : LONGERON
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601389
Le Tribunal Administratif de Nîmes rejette la requête en excès de pouvoir visant à annuler un arrêté d'éloignement et d'interdiction de retour. Le tribunal écarte les moyens de l'étranger, notamment l'incompétence de la signataire et la violation du droit au respect de la vie familiale, estimant qu'il n'apporte pas la preuve de liens personnels et familiaux stables en France. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : TEISSONNIERE
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2206466
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté les recours d'un agent suspendu de ses fonctions par la commune. La juridiction a jugé que la suspension, fondée sur l'article L. 531-1 du code général de la fonction publique, était justifiée par des faits présentant un caractère suffisant de vraisemblance et de gravité. Elle a également écarté le moyen d'incompétence, estimant que l'arrêté avait été régulièrement signé dans le cadre d'une délégation de fonctions.
Avocat : GAUTIER
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2206467
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par un agent contre son arrêté de suspension. Le juge a estimé que le signataire de l'arrêté était compétent en vertu d'une délégation et que les faits allégués d'agression et de harcèlement sexuel, fondés sur des éléments concordants, présentaient un caractère suffisamment vraisemblable et grave pour justifier la mesure conservatoire. La décision s'appuie sur les articles L. 531-1 du code général de la fonction publique et L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : GAUTIER
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2504881
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement du requérant dans un litige relatif à la cotisation foncière des entreprises. Le tribunal a constaté que le requérant, invité à confirmer le maintien de sa demande, n'avait pas répondu dans le délai imparti. Il a donc été réputé s'être désisté sur le fondement des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2201221
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler son licenciement prononcé par le président du conseil départemental de la Haute-Garonne. Le tribunal a jugé que la décision, intervenue au terme de la période d'essai d'un contrat à durée déterminée, n'était pas soumise à une obligation de motivation spécifique, contrairement à un licenciement pendant cette période. La solution s'appuie sur les dispositions du décret n°88-145 du 15 février 1988 relatif aux agents contractuels de la fonction publique territoriale.
Avocat : LESCOURET
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2201757
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté municipal plaçant un agent en disponibilité d'office. Le tribunal a jugé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande d'annulation, car l'arrêté attaqué avait été expressément retiré par une décision ultérieure devenue définitive. Cette solution s'appuie sur les principes généraux du contentieux de l'excès de pouvoir, selon lesquels le retrait définitif d'un acte en cours d'instance prive le recours de son objet.
Avocat : HIRTZLIN-PINÇON OLIVIER
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2205636
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de la société The Walnut Tree, qui contestait l'arrêté municipal s'opposant à sa déclaration préalable de travaux. Le juge a considéré que l'administration était en situation de compétence liée pour refuser l'autorisation, car la déclaration ne comprenait pas l'ensemble des constructions existantes sur la parcelle, dont certaines édifiées sans autorisation. La décision s'appuie sur les articles L. 421-9 du code de l'urbanisme et L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SCP PETIT & BOULARD
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2206075
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête en annulation d'un arrêté municipal refusant un permis d'aménager. Le juge a estimé que le projet de lotissement, en densifiant un terrain partiellement végétalisé dans une zone à caractère traditionnel, méconnaissait les règles du plan local d'urbanisme (article UA 11) relatives à l'harmonie des lieux et à la préservation de l'environnement. La demande d'injonction de délivrer un permis et la condamnation pécuniaire de la commune ont également été écartées.
Avocat : SCP VPNG AVOCATS ASSOCIES
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2105109
Le Tribunal Administratif de Toulouse a statué sur un recours en excès de pouvoir visant le refus d'octroyer la protection fonctionnelle à un agent territorial. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision du maire de Toulouse, fondée sur une enquête administrative, ne présentait pas d'erreur manifeste d'appréciation quant à l'absence de lien direct entre les faits allégués de harcèlement et l'exercice des fonctions de l'agent. La décision s'appuie principalement sur les dispositions de la loi n°83-634 du 13 juillet 1983 relative aux droits et obligations des fonctionnaires.
Avocat : SEBAN & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2305092
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le refus implicite d'abroger un espace boisé classé (EBC) dans le PLU de Toulouse. La juridiction a considéré que la demande avait perdu son objet, car le PLU intercommunal (PLUi-H) approuvé postérieurement a substantiellement modifié l'emprise de l'EBC litigieux et abrogé l'ancien PLU. Le juge a appliqué les principes du contentieux de l'excès de pouvoir, relevant qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur l'annulation d'un acte qui n'était plus en vigueur.
Avocat : CABINET D'AVOCATS THALAMAS LACLAU
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2306723
Le Tribunal Administratif de Toulouse a statué sur un recours en excès de pouvoir visant l'annulation d'un permis de construire modificatif tacite. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, considérant que les requérants n'avaient pas démontré un intérêt à agir suffisant pour contester ce permis modificatif, qui ne portait pas atteinte à leurs conditions de vie. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme et du code de justice administrative.
Avocat : CABINET D'AVOCATS THALAMAS LACLAU
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2307284
Le Tribunal administratif de Toulouse rejette la requête d'un agent communal contestant un titre de recettes pour rappel de salaire lié à des absences médicales. Le juge estime que le requérant se borne à contester le bien-fondé de la somme sans fournir les précisions nécessaires pour apprécier son moyen, ce qui entraîne le rejet de sa demande. La demande de la commune de condamner le requérant aux frais est également rejetée.
Avocat : SEBAN & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2307643
Le Tribunal Administratif de Toulouse rejette la requête en annulation de la délibération modifiant le PLU de Toulouse. Il estime que les moyens soulevés par les requérants, notamment l'insuffisance du rapport de présentation et un vice de procédure, ne sont pas suffisamment précis. Concernant l'incompatibilité avec le SCoT, le tribunal juge, après analyse globale, que la suppression de l'OAP et la création d'emplacements réservés ne contrarient pas les objectifs de densification du schéma directeur. La décision s'appuie sur les articles L. 131-4 du code de l'urbanisme et L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : DUFOUR
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2307783
Le Tribunal administratif de Toulouse a rejeté la requête de la SCI JL Gregori et de la société Gregori International, qui demandaient l'annulation du refus d'inscrire à l'ordre du jour leur demande d'abrogation partielle du PLU de Saint-Jory. Le tribunal a considéré qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur le principal de la requête, car l'objet du litige avait disparu : la parcelle contestée (AC 168) a été classée en zone constructible par le nouveau PLU intercommunal de Toulouse Métropole approuvé en décembre 2025. Les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte ont donc été rejetées, et la demande d'allocation d'une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a été écartée.
Avocat : SELARL KERAN
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2405729
Le Tribunal Administratif de Toulouse a annulé l'arrêté du maire de Tournefeuille refusant un permis de construire pour un projet d'aménagement et de surélévation. Le juge a estimé que le maire avait commis une erreur de droit en appliquant l'article UD3 du PLU relatif aux "accès", alors que la desserte existante, desservant plus de quatre logements, constitue une voirie privée à laquelle des normes différentes s'appliquent. La décision de rejet est donc entachée d'erreur de droit sur l'interprétation des règles d'urbanisme locales.
Avocat : URBI & ORBI AVOCATS
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2405869
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant algérien, visant à annuler l'arrêté préfectoral rejetant sa demande de titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet était compétent pour signer l'arrêté et que le refus de titre de séjour, motivé par l'entrée irrégulière de l'intéressé et l'absence de séjour régulier préalable, était légal. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
Avocat : SADEK
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2407950
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté les requêtes de M. A... visant à annuler son assignation à résidence et à faire abroger son arrêté d'expulsion. La juridiction a estimé que les décisions du préfet du Tarn étaient légalement fondées, notamment sur les articles L. 731-1 et L. 632-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et ne méconnaissaient pas les droits fondamentaux invoqués. Le tribunal a également rejeté les demandes de condamnation de l'État à payer des sommes au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : BARBOT-LAFITTE
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2408060
Le Tribunal Administratif de Toulouse a annulé l'arrêté préfectoral du 18 octobre 2024 refusant le renouvellement du titre de séjour de la requérante, ainsi que l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et la fixation du pays de renvoi. La juridiction a estimé que le préfet avait commis une erreur de droit en exigeant que la preuve de la contribution à l'entretien de l'enfant français soit apportée depuis sa naissance ou depuis deux ans, méconnaissant ainsi les dispositions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal a enjoint à l'administration de réexaminer la situation de l'intéressée dans un délai de deux mois.
Avocat : SARASQUETA
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2408129
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme C... B... visant à annuler l'arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que le préfet de la Haute-Garonne avait légalement exercé son pouvoir d'appréciation en refusant le titre de séjour, notamment au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que les moyens tirés de la méconnaissance de la Convention européenne des droits de l'homme et de la Convention internationale des droits de l'enfant n'étaient pas fondés en l'espèce.
Avocat : DIALEKTIK AVOCATS AARPI