Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601084
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... comme irrecevable. Le juge a estimé que le silence gardé par le préfet sur sa demande de titre de séjour « vie privée et familiale » ne constituait pas une décision implicite de rejet faisant grief, car la demande avait été irrégulièrement présentée par voie postale sans que ce mode de dépôt n'ait été prescrit par l'autorité préfectorale. La juridiction a appliqué les articles R. 431-2, R. 431-3 et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui régissent les modalités de dépôt des demandes et les effets du silence de l'administration.
Avocat : EKEU
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601120
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que le requérant, un ressortissant comorien, n'apportait pas la preuve suffisante d'une vie familiale stable et intégrée en France, et que l'atteinte alléguée à ses libertés fondamentales n'était pas manifestement illégale. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative, permettant le rejet d'une requête manifestement mal fondée sans débat contradictoire.
Avocat : AHAMADA
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601148
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande d'un ressortissant comorien visant à suspendre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que le requérant n'apportait pas la preuve d'un séjour continu à Mayotte depuis sa naissance ni de liens familiaux suffisamment étroits, rendant sa requête manifestement mal fondée au regard des conditions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative. Par conséquent, sa demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée.
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601158
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge estime que le requérant n'apporte pas la preuve d'une atteinte grave et manifestement illégale à sa vie privée et familiale, condition requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative. La requête est donc déclarée manifestement mal fondée sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : KOURAVY MOUSSA-BE
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601163
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que la requérante, une ressortissante comorienne majeure, n'établissait pas l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, notamment son droit au respect de la vie privée et familiale. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative, considérant la demande comme manifestement mal fondée.
Avocat : MOREL JEAN JACQUES
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2301493
La société Planet conteste devant le Tribunal Administratif de Marseille les retenues à la source appliquées par l'administration fiscale sur des versements effectués à une société maltaise au titre des années 2017 et 2018. Le tribunal rejette sa demande, considérant que les sommes versées en contrepartie de la sous-distribution exclusive de programmes de fitness sous la marque « Les Mills » constituent des redevances pour l'exploitation d'un droit de propriété intellectuelle. Par conséquent, elles relèvent bien du régime de la retenue à la source prévu par l'article 182 B du code général des impôts et ne peuvent être qualifiées de simples rémunérations pour prestations de services.
Avocat : SCP O. RENAULT ASSOCIES (LAMARTINE CONSEIL)
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2306297
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B... visant à engager la responsabilité de la commune d'Allauch pour les dommages causés par l'effondrement d'un mur. La juridiction a jugé que le mur, situé entre deux propriétés privées, était présumé mitoyen en application de l'article 653 du code civil et ne constituait donc pas un ouvrage public. Par conséquent, le régime de responsabilité sans faute pour dommages de travaux publics n'était pas applicable, et le requérant a été condamné à verser 3 000 euros à la commune au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : CONSTANZA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2307708
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la demande d'un contribuable visant à obtenir la décharge d'une pénalité pour manquement délibéré. Le requérant contestait l'application de cette pénalité, prévue à l'article 1729 a) du code général des impôts, suite à l'omission de déclarer une plus-value sur cession de parts sociales. La juridiction estime que l'administration a rapporté la preuve du caractère délibéré du manquement, notamment au vu de l'expérience professionnelle du contribuable en matière de gestion d'entreprise, ce qui rendait l'omission inexcusable.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2510159
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête en excès de pouvoir de M. B..., demandant l'annulation de son obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a jugé que le préfet des Alpes-de-Haute-Provence avait légalement pris sa décision, fondée sur le rejet définitif de la demande d'asile, et que les moyens soulevés (vice de procédure et erreur d'appréciation) n'étaient pas établis. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 611-1.
Avocat : SCP BOURGLAN DAMAMME LEONHARDT
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603478
Le Tribunal Administratif de Marseille statue sur un recours en référé-suspension (article L. 521-1 du CJA) concernant le refus de renouvellement d'un titre de séjour. Le juge rejette la demande de suspension, estimant que le requérant n'apporte pas la preuve d'une situation d'urgence justifiant une mesure provisoire. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : YOUCHENKO
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604054
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi d'un référé-suspension concernant le rejet implicite d'une demande de renouvellement de carte de séjour pluriannuelle "vie privée et familiale". Le juge a suspendu l'exécution de cette décision, estimant qu'il existait un doute sérieux sur sa légalité, notamment quant au respect de la vie privée et familiale du requérant et à l'intérêt supérieur de ses enfants. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative, L. 423-7 et L. 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : CAVÉ
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2515751
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de loger Mme B... dans un délai de quatre mois. Le juge a constaté que la requérante, reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation, n'avait pas reçu d'offre adaptée dans le délai légal. La décision s'appuie sur les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, qui imposent à l'État une obligation de résultat en matière de droit au logement opposable.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604868
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme C... A... qui contestait le rejet implicite de sa demande de régularisation du dossier de son défunt époux par la Caisse nationale d’assurance vieillesse. Le tribunal a considéré que les moyens invoqués (défaut d’examen sérieux, erreur de droit) n’étaient assortis d’aucune pièce ou précision permettant d’en apprécier le bien-fondé. La requête a donc été jugée irrecevable en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet le rejet sommaire des requêtes manifestement infondées ou insuffisamment motivées.
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2600865
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision ministérielle prolongeant le placement à l'isolement d'un détenu. Le juge estime que les conditions d'urgence ne sont pas réunies, considérant notamment le comportement antérieur du requérant et les garanties entourant sa mesure. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative et du code pénitentiaire.
Avocat : SCP THEMIS AVOCATS ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600759
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de particuliers contestant un changement d'adresse de leur domicile par la commune. La juridiction a jugé la requête manifestement irrecevable car elle ne contenait aucune conclusion en annulation d'une décision ou en condamnation au paiement d'une somme, ne satisfaisant pas aux exigences de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le rejet a été prononcé en application de l'article R. 222-1 du même code, relatif aux requêtes irrecevables.
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2601090
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... comme étant manifestement irrecevable. Le litige portait sur le recouvrement d'un indu de RSA par la CAF de la Nièvre et la demande du requérant de suspendre les retenues ou d'obtenir une remise gracieuse. Le tribunal a jugé que le requérant n'avait pas préalablement saisi l'administration de ces demandes, ce qui est une condition nécessaire pour engager un recours contentieux. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et L. 262-1 et suivants du code de l'action sociale et des familles.
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2601150
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme B... visant à annuler les élections municipales du 15 mars 2026 à La Fermeté. Le tribunal estime que le moyen soulevé, concernant une modification de la disposition des bulletins de vote sur la table prévue à cet effet, ne constitue pas un grief recevable ou opérant, car il n'a pas restreint le choix des électeurs. La décision s'appuie sur les articles L. 58 et R. 55 du code électoral et rejette la protestation sur le fondement de l'article R. 222-1 (7°) du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2400038
Sujet principal : Recours contre des décisions de mise en recouvrement d'indu de prestations sociales (primes exceptionnelles et RSA) par une CAF. Juridiction : Tribunal Administratif de Besançon (juge unique, 2ème chambre). Solution retenue : Le tribunal a annulé les décisions litigieuses de la CAF de la Haute-Saône et de la CAF du Doubs, mettant à la charge de M. E... les indus de primes exceptionnelles et de RSA, et a enjoint aux organismes de lui restituer les sommes déjà recouvrées. Il a également condamné les départements concernés à payer des sommes au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Textes appliqués : Code de justice administrative (article L. 761-1), loi du 10 juillet 1991 (article 37), code de l'action sociale et des familles (articles L. 262-47, R. 262-87 à R. 262-91) et code de la sécurité sociale (articles L. 114-10, L. 114-21).
Avocat : BAPCERES
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600567
**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'une délibération municipale autorisant la vente d'un bien immobilier communal (la "maison Vercel"). **Juridiction** : Tribunal Administratif de Besançon (formation de référé). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande de suspension. Il estime que la condition d'urgence, requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'est pas caractérisée, notamment au regard du délai de validité de la promesse de vente (jusqu'au 31 janvier 2027) et de l'existence de conditions suspensives. **Textes appliqués** : L'article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension, en particulier l'urgence).
Avocat : DRAVIGNY
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2401218
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté les requêtes de Mme D... visant à contester la mise à sa charge d'un indu de RSA et d'indus de prime d'activité. Le tribunal a jugé irrecevable sa demande de remise de dette, car elle n'avait pas préalablement exercé un recours gracieux obligatoire devant l'administration, comme l'exige l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles. Les autres moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la compétence, à la procédure ou aux droits de la défense, n'ont pas été retenus comme de nature à entacher la régularité des décisions de recouvrement.
Avocat : DESFARGES PIERRE-HENRY