Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2602210
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension d'un arrêté préfectoral de suspension du permis de conduire. Le juge a constaté que la mesure contestée, notifiée le 18 septembre 2025 pour six mois, avait cessé de produire ses effets avant l'ordonnance, rendant la demande dépourvue d'objet. Par conséquent, il n'a pas eu à statuer sur la demande principale de suspension et a rejeté la demande d'allocation d'une somme d'argent.
Avocat : TAKROUNI
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2301987
**Sujet principal :** Recours en responsabilité contractuelle et quasi-délictuelle d'une entreprise (Axima Concept) contre le maître d'ouvrage (Ville de Rennes), le maître d'œuvre et une autre entreprise, suite à des retards sur un chantier public. **Juridiction :** Tribunal Administratif de Rennes (2ème Chambre). **Solution retenue :** Le tribunal a rejeté la demande principale de la société Axima Concept. Il a jugé que les retards imputés aux autres intervenants ne constituaient pas une faute de nature à engager leur responsabilité à son égard, et que la Ville de Rennes n'avait pas commis de faute contractuelle en n'usant pas plus tôt de mesures coercitives. La demande relative aux travaux supplémentaires a également été rejetée pour défaut de preuve de leur caractère indispensable. **Textes appliqués :** Principes généraux du droit de la responsabilité contractuelle et quasi-délictuelle (non spécifiés dans l'extrait).
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS AVOXA
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2303052
**Sujet principal :** Recours en indemnisation d'une entreprise de travaux (GTM Ouest) contre les membres d'un groupement de maîtrise d'œuvre pour des préjudices liés à l'exécution d'un marché public. **Juridiction :** Tribunal Administratif de Rennes (formation de 2ème Chambre). **Solution retenue :** Le tribunal rejette la requête de la société GTM Ouest. Il estime que la demande, fondée sur la responsabilité quasi-délictuelle des maîtres d'œuvre, est irrecevable car elle tend à remettre en cause, de manière détournée, les stipulations financières définitives d'un décompte général de marché public. **Textes appliqués :** Le raisonnement s'appuie sur les principes généraux du droit des contrats administratifs, notamment le caractère définitif et intangible du décompte général (article 13.3.2 du CCAG Travaux évoqué dans les débats), qui fait obstacle à une action indemnitaire postérieure portant sur les mêmes éléments.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS BRG
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2602380
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. C... A... visant à annuler les élections municipales de Joch du 15 mars 2026 pour irrégularités. Le tribunal a jugé le recours manifestement irrecevable car la protestation, bien que postée dans les délais, a été enregistrée au greffe après l'expiration du délai légal de cinq jours prévu par l'article R. 119 du code électoral. En conséquence, il a appliqué l'article R. 222-1, 4°, du code de justice administrative pour rejeter la demande sans examen du fond.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2400085
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de l'association ADPEP 56, qui contestait son assujettissement à la taxe d’habitation pour les locaux de son centre médico-psycho-pédagogique. La juridiction a jugé que les locaux, utilisés pour un accueil non public d'enfants et adolescents en situation de handicap, étaient bien des "locaux meublés occupés à titre privatif" par une association au sens de l’article 1407 du code général des impôts. L’administration fiscale a donc légalement pu imposer ces locaux à la taxe d’habitation, dès lors qu'ils n'étaient pas retenus pour la cotisation foncière des entreprises.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2400249
**Sujet principal** : Demande de réduction de l'impôt sur le revenu au titre d'une indemnité perçue lors d'un départ de la fonction publique dans le cadre d'une restructuration. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rennes (2ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande du requérant. Il juge que l'indemnité versée constitue une rémunération imposable et ne relève pas du régime d'exonération prévu par l'article 80 duodecies du code général des impôts, car ce dernier s'applique aux ruptures de contrat de travail et non aux départs volontaires de fonctionnaires, même dans un contexte de restructuration. **Textes appliqués** : Article 80 duodecies du code général des impôts (CGI) et article 62 bis de la loi n°84-16 du 11 janvier 1984 (statut de la fonction publique de l'État).
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2600196
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant concernant sa demande de décharge de la cotisation foncière des entreprises. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, l'instance est close sans examen du fond de l'affaire.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2600198
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant dans le cadre d'un recours en plein contentieux visant la décharge d'une taxe d'habitation. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui habilite le président à constater un tel désistement. En conséquence, la procédure est close sans examen du fond de la demande.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2400662
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... qui contestait le paiement de la taxe annuelle sur les engins maritimes à usage personnel. Le juge estime la requête manifestement irrecevable car introduite hors délai, le recours contentieux n'ayant pas été formé dans les deux mois suivant la notification du rejet de sa réclamation. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative, L. 423-36 du code des impositions sur les biens et services et R. 199-1 du livre des procédures fiscales.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601424
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme A... qui contestait ses impositions sur le revenu. La juridiction estime la demande manifestement irrecevable car la requérante n'a pas préalablement adressé de réclamation contentieuse au service des finances publiques, comme l'exige l'article R. 190-1 du livre des procédures fiscales. Le rejet est prononcé sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative relatif aux requêtes irrecevables.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2305991
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la requérante, Mme A..., qui renonçait à son recours en excès de pouvoir contre un permis de construire. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, l'instance est éteinte sans qu'il soit statué sur le fond de la demande d'annulation.
Avocat : SCP DUCROT ASSOCIES
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2501612
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, rejette une requête en excès de pouvoir visant l'Agence nationale de l'habitat (Anah). Le juge relève d'office que la requête est irrecevable car l'Anah avait déjà pris une décision explicite agréant le recours administratif préalable avant son introduction, privant celle-ci d'objet. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administratif relatives à l'irrecevabilité des requêtes (article R. 222-1).
Avocat : PITCHER
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2408014
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête en annulation d'un rejet implicite de demande de titre de séjour. En effet, une décision explicite de rejet et d'éloignement, postérieure à la requête, s'est substituée à la décision implicite attaquée, et cette décision explicite a déjà fait l'objet d'un jugement définitif. Le tribunal rejette également les demandes d'aide juridictionnelle provisoire et de condamnation de l'État aux frais d'avocat.
Avocat : SCHURMANN
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2204571
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour. La juridiction estime que la décision était régulière, suffisamment motivée et ne révélait pas d'erreur manifeste d'appréciation dans l'exercice du pouvoir discrétionnaire du préfet. Les textes appliqués incluent l'accord franco-algérien de 1968, le code des relations entre le public et l'administration et le code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Avocat : SELARL R & P AVOCATS - OLIVIER RENARD
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2209105
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le refus de délivrance d'un titre de séjour. Le juge a estimé que le préfet de Maine-et-Loire avait légalement refusé le titre au motif que le requérant, père d'enfants français, ne justifiait pas d'une contribution effective à leur entretien et éducation, comme l'exige l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens tirés d'une insuffisance de motivation et d'une méconnaissance de l'article 8 de la CEDH ont également été écartés.
Avocat : SMATI
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2209789
Le Tribunal administratif de Nantes a annulé la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) refusant les conditions matérielles d'accueil à une demandeuse d'asile. Le juge a retenu que la requérante, parent isolé avec un enfant mineur, enceinte et sans hébergement stable, présentait une vulnérabilité particulière au sens des articles L. 551-15 et L. 522-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le refus de l'OFII a donc été jugé entaché d'une erreur manifeste d'appréciation.
Avocat : BEARNAIS
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2209913
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre une décision de l'OFII mettant fin aux conditions matérielles d'accueil d'un demandeur d'asile. Le tribunal a annulé la décision de l'OFII du 16 juin 2022, considérant qu'elle était entachée d'un vice de procédure pour avoir été prise avant l'expiration du délai légal de quinze jours accordé au requérant pour présenter ses observations, en méconnaissance des articles L. 551-16 et D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, le tribunal a enjoint à l'OFII de rétablir rétroactivement ces conditions d'accueil.
Avocat : KHATIFYIAN
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2211748
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision de l'OFII du 12 août 2022 mettant fin aux conditions matérielles d'accueil de M. A..., demandeur d'asile. Le juge a retenu un vice de procédure, constatant que la décision avait été prise avant l'expiration du délai de quinze jours laissé à l'intéressé pour présenter ses observations, en méconnaissance de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'OFII a été enjoint de réexaminer la situation du requérant dans un délai de deux mois.
Avocat : SMATI
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2211832
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté le recours en excès de pouvoir formé contre l'ajournement d'une demande de naturalisation. Le juge a estimé que le ministre de l'intérieur, dans l'exercice de son large pouvoir d'appréciation, n'avait pas commis d'erreur manifeste en retenant l'absence de ressources suffisantes et stables du requérant ainsi que ses dettes locative et fiscale. La décision est fondée sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret du 30 décembre 1993.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2213468
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté le recours en excès de pouvoir formé contre le rejet d'une demande de naturalisation. Le juge a estimé que le ministre de l'intérieur, en se fondant sur des violences commises sur une personne dépositaire de l'autorité publique en 2019, n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation dans l'exercice de son large pouvoir d'opportunité. La décision s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret du 30 décembre 1993.
Avocat : CHERON