Jurisprudence administrative

966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

966 388

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA59Décision

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602620

**Sujet principal** : Recours en annulation d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'interdiction de retour, ainsi que d'une mesure de placement en rétention administrative. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lille. **Solution retenue** : Le tribunal se déclare incompétent pour connaître de l'annulation du placement en rétention administrative, cette contestation relevant du juge judiciaire en vertu de l'article L. 741-10 du CESEDA. Il rejette le moyen d'incompétence de l'autorité signataire de l'OQTF, constatant l'existence d'un arrêté de délégation de signature régulièrement publié. **Textes appliqués** : Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), notamment son article L. 741-10.

Avocat : FOURDAN

25 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA59Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602632

Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, a examiné une requête en annulation d'un arrêté préfectoral ordonnant le transfert d'un étranger vers les Pays-Bas. Il a estimé que la juridiction compétente pour juger l'affaire n'était pas celle du lieu de rétention administrative initiale, l'intéressé ayant déclaré une adresse stable dans l'Oise. En application des articles R. 351-3 du code de justice administrative et R. 922-4 du CESEDA, le magistrat a donc ordonné la transmission du dossier au tribunal administratif d'Amiens.

Avocat : FRANCE TERRE D'ASILE - CRA COQUELLES

25 mars 2026
TA59Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2603064

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, rejette la demande d'injonction au préfet de statuer sur un renouvellement de titre de séjour étudiant. Le juge constate que le silence gardé par l'administration depuis plus de 90 jours sur une demande complète vaut, en vertu des articles R. 422-5 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, une décision implicite de rejet. Par conséquent, il n'y a plus d'obligation à enjoindre, et la condition d'urgence de l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'est pas remplie.

25 mars 2026
TA59Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2603065

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, rejette la demande de suspension des délibérations du conseil municipal de Sallaumines et de l'élection du maire et de ses adjoints. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car les requérants disposent d'une voie de droit spécifique et accélérée pour contester directement l'élection municipale devant le tribunal administratif, conformément aux articles R. 119 et suivants du code électoral. Par conséquent, la procédure de référé-suspension de l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'est pas applicable en l'espèce.

25 mars 2026
TA64Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2400068

La décision concerne une demande de dégrèvement de taxe foncière sur une propriété bâtie pour vacance locative. Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de la propriétaire, estimant que la vacance du logement n'était pas indépendante de sa volonté au sens de l'article 1389 du code général des impôts. La juridiction a considéré que les démarches de relocation, limitées à des annonces sur un seul site internet, n'étaient pas suffisamment actives pour caractériser une vacance involontaire ouvrant droit au dégrèvement.

25 mars 2026• JUGE UNIQUE 1
TA64Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2401061

Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la demande de décharge de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM) pour l'année 2023. Le tribunal a jugé que l'assujettissement était légal, car la communauté de communes a régulièrement supprimé l'exonération pour les zones non desservies par une délibération prise avant le délai légal. La décision s'appuie sur les articles 1520, 1521 et 1639 A bis du code général des impôts, qui établissent le caractère d'imposition et non de rémunération de la TEOM.

25 mars 2026• JUGE UNIQUE 1
TA67Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601927

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... qui contestait le taux d'incapacité permanente partielle fixé à 3% par le Département de la Moselle. Le juge applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, estimant que le requérant se borne à contester l'évaluation médicale sans invoquer de moyen opérant ou suffisamment précis. La requête est donc rejetée pour défaut de moyens sérieux permettant d'en apprécier le bien-fondé.

25 mars 2026
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2406739

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant tunisien, visant à annuler les décisions du préfet de la Loire lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le signataire de la décision contestée était compétent et que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en examinant la demande au regard de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que le refus de titre de séjour et les mesures d'éloignement ne méconnaissaient pas les droits du requérant, notamment au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : KADRI

25 mars 2026• 8ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603340

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension d'un refus implicite de renouvellement de titre de séjour et de délivrance d'une carte de séjour pluriannuelle. Le requérant s'étant désisté de sa demande principale de suspension et d'injonction, le juge a simplement donné acte de ce désistement. Il a néanmoins mis à la charge de l'État une somme de 800 euros au titre des frais exposés par le requérant, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : GILLIOEN

25 mars 2026
TA69Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2403698

**Sujet principal** : Recours en excès de pouvoir contre un certificat d'opposition tacite à une déclaration préalable de travaux pour la construction de deux abris agricoles. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lyon (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la demanderesse. Il considère que les moyens soulevés (concernant la nature des pièces exigibles, la modification du délai d'instruction et le motif d'opposition lié aux risques naturels) ne sont pas assortis des précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé, au sens de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. **Textes appliqués** : L'analyse s'appuie principalement sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative (pouvoir de rejet par ordonnance) et sur les articles L. 423-1, R. 423-22, R. 423-23, R. 423-38 et R. 423-39 du code de l'urbanisme (régime de l'instruction des déclarations préalables et des demandes de pièces complémentaires).

25 mars 2026
TA69Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2501627

Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de M. B... de son recours pour excès de pouvoir contre la suppression de son aide personnelle au logement par la caisse d'allocations familiales de l'Ardèche. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui autorise le premier vice-président à constater un tel désistement. L'ordonnance met ainsi fin à l'instance.

25 mars 2026
TA69Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2501809

Le Tribunal administratif de Lyon statue par ordonnance sur un recours en excès de pouvoir concernant un refus implicite de titre de séjour. La juridiction donne acte du désistement de la requérante, Mme B..., après que la préfète lui a délivré la carte de séjour sollicitée, et rejette sa demande d'allocation pour frais de procédure. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administratif, notamment l'article R. 222-1, permettant de statuer par ordonnance lorsqu'il ne reste plus à juger que la question des frais.

Avocat : DRAHY

25 mars 2026
TA69Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2515494

Le Tribunal administratif de Lyon rejette la requête de Mme B... visant à obtenir l'annulation du refus implicite de remise de dette d'allocations logement. La juridiction constate que la requérante, bien qu'invitée à régulariser sa demande, n'a pas fourni les justificatifs nécessaires (ressources, charges) pour étayer son allégation de précarité financière. L'ordonnance s'appuie sur l'article R. 222-1 (7°) du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes dont les moyens ne sont pas assortis des précisions suffisantes.

25 mars 2026
TA69Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2600412

Le Tribunal administratif de Lyon statue par ordonnance sur une requête initialement dirigée contre le refus implicite de délivrance d'un titre de séjour. Le requérant s'étant désisté de ses demandes principales d'annulation et d'injonction, le tribunal donne acte de ce désistement en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il rejette la demande subsistante de condamnation de l'État aux frais irrépétibles prévue à l'article L. 761-1 du même code.

Avocat : PRUDHON

25 mars 2026
TA69Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603035

**Sujet principal** : Recours d'une enseignante contre le rejet implicite de sa demande de remise gracieuse de trop-perçus de rémunération et contre les titres de perception émis pour leur recouvrement. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lyon (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : La requête est rejetée comme **manifestement irrecevable** car l'agent public n'a pas préalablement engagé la procédure de médiation obligatoire requise. **Textes appliqués** : L'article L. 213-11 du Code de justice administrative et le décret n° 2022-433 du 25 mars 2022, qui imposent une tentative de médiation préalable pour les litiges relatifs à la rémunération des agents publics dans certaines académies, dont celle de Lyon.

Avocat : GOUY-PAILLIER

25 mars 2026
TA69Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603869

Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... contestant le refus d'entrée sur le territoire français. Le juge a d'abord rappelé que sa saisine sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative ne lui permettait pas d'annuler une décision administrative. Ensuite, il a constaté qu'une décision postérieure avait finalement autorisé l'entrée du requérant, rendant sans objet ses demandes subsidiaires de suspension et d'injonction. Aucune condamnation de l'État au titre des frais n'a été prononcée.

Avocat : BISALU

25 mars 2026
TA69Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603949

Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de Mme A... visant à obtenir la restitution de son passeport détenu par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA). Le juge a estimé que la requête était manifestement mal fondée, car la requérante, bénéficiaire de la protection subsidiaire, n'établissait pas l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale de la part de l'administration. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives aux titres de voyage des bénéficiaires de protection.

25 mars 2026
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2409221

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir visant à annuler l'invalidation d'un permis de conduire pour solde de points nul et les décisions de retrait de points sous-jacentes. Le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer partiel concernant plusieurs infractions, le permis du requérant ayant été rétabli avec un solde positif en cours de procédure. Sur le fond, il a annulé les retraits de points pour deux infractions (28 août 2023 à 13h46 et 10 novembre 2021) au motif que l'administration n'avait pas prouvé avoir délivré l'information préalable sur les conséquences pointuelles, en méconnaissance des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, formalité substantielle pour la régularité de la procédure.

Avocat : CABINET FRANCK COHEN AVOCAT

25 mars 2026• 3e Section - 1re Chambre - R.222-13
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2416532

**Sujet principal** : Recours contre des décisions de retrait de points du permis de conduire et l'interdiction de conduire qui en découle. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (formation statuant en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que le moyen tiré de l'absence de notification individuelle des retraits de points est inopérant, et que la contestation de l'imputabilité des infractions relève de la compétence exclusive du juge judiciaire. Concernant le défaut d'information préalable (articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route), le tribunal reconnaît son caractère substantiel, mais son analyse complète sur ce point n'est pas reproduite dans l'extrait fourni. **Textes appliqués** : Code de la route (notamment articles L. 223-3 et R. 223-3) et code de justice administrative.

Avocat : MORAND-LAHOUAZI

25 mars 2026• 3e Section - 1re Chambre - R.222-13
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2418231

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler les retraits de points de son permis de conduire et l'interdiction de conduire. Le tribunal a jugé que la décision de retrait du 6 juin 2024 était devenue sans objet suite à sa révocation par l'administration et à la restitution partielle de points. Il a également estimé que l'absence de notification individuelle de certains retraits antérieurs et le défaut d'information préalable lors des constatations d'infraction, prévus aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, n'affectaient pas la légalité de la procédure aboutissant à la perte de validité du permis.

Avocat : CABINET ARTAUD, BELFIORE, CASTILLON, GREBILLE-ROMAND (SCP)

25 mars 2026• 3e Section - 1re Chambre - R.222-13