Jurisprudence administrative
187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 182
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2524884
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... qui demandait l'indemnisation de la Ville de Paris pour des dommages survenus à son scooter lors d'une mise en fourrière. La juridiction a jugé que le requérant ne démontrait pas le caractère anormal et spécial de son préjudice nécessaire pour engager la responsabilité sans faute, et que les dommages allégués étaient préexistants ou sans lien direct avec l'intervention de la fourrière, excluant ainsi une faute. Les textes appliqués relèvent du code de justice administrative, notamment en ce qui concerne les conditions de la réclamation préalable indemnitaire.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2528254
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a enjoint à l'État de reloger M. B..., reconnu prioritaire et devant être logé d'urgence par une commission de médiation. Le juge a constaté l'absence d'offre de logement adaptée et a assorti cette injonction d'une astreinte de 200 euros par mois de retard. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2528313
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé, a ordonné à l'État de reloger un demandeur reconnu prioritaire et en situation d'urgence par une commission de médiation. Le juge a constaté l'absence d'offre de logement adaptée dans le délai légal et a prononcé une injonction assortie d'une astreinte. Cette décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531191
**Sujet principal** : Demande d'injonction de relogement d'une personne reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence. **Juridiction** : Tribunal administratif de Paris (formation de référé). **Solution retenue** : Le tribunal ordonne au préfet de la région d'Île-de-France d'assurer le relogement de la requérante, assorti d'une astreinte de 200 euros par mois de retard à compter du 1er juin 2026. **Textes appliqués** : L'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qui permet au juge d'ordonner le relogement et de prononcer une astreinte lorsque, après une décision de commission de médiation, aucune offre adaptée n'a été faite dans le délai requis.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531192
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a enjoint à l'État de reloger d'urgence un demandeur reconnu prioritaire par une commission de médiation. Le juge a constaté l'absence d'offre de logement adaptée malgré la décision de priorité et la situation d'expulsion du requérant. L'injonction est assortie d'une astreinte, appliquant les dispositions de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531196
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a enjoint à l'État de reloger d'urgence Mme B... et sa famille. Le juge a constaté que la requérante, reconnue prioritaire et devant être logée en urgence par une commission de médiation, n'avait reçu aucune offre de logement adaptée dans le délai légal. La décision s'appuie sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et assortit l'injonction d'une astreinte.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2400869
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler la décision de la commission de recours amiable de la CAF de la Seine-Maritime du 14 décembre 2023, qui avait confirmé un indu de prime d'activité. Le tribunal a jugé que la décision de la commission, qui se substitue à la décision initiale, était suffisamment motivée et que l'indu était légalement justifié. La décision s'appuie principalement sur les dispositions de l'article L. 845-2 du code de la sécurité sociale relatives au recours amiable préalable obligatoire.
Avocat : DELAUNAY
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2401194
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté l'opposition formée par Mme A... contre une contrainte de France Travail Normandie visant le recouvrement d'un indu d'allocation spécifique de solidarité (ASS). Le juge a écarté l'exception de prescription, en jugeant que l'action en recouvrement était régie par la prescription quinquennale de droit commun (article 2224 du code civil) et que la notification de l'indu avait interrompu ce délai. Il a également considéré que le recours gracieux préalable, prévu à l'article R. 5426-19 du code du travail, était une condition de recevabilité non respectée, rendant la requête irrecevable.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2402757
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler le refus de la CNRACL de réviser sa pension de retraite. Le tribunal a jugé que la demande de révision, fondée sur l'oubli d'une bonification pour enfant, était irrecevable car formulée hors du délai d'un an prévu pour les erreurs de droit, et que les conditions légales d'interruption d'activité pour bénéficier de cette bonification n'étaient pas établies. La décision s'appuie sur les articles 62 et 15 du décret n°2003-1306 du 26 décembre 2003 relatif au régime de retraite des agents des collectivités locales.
Avocat : CAPITAINE
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2405055
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête d'un enseignant demandant la prise en compte de son année préparatoire et de la totalité de sa première année d'IUFM en tant qu'allocataire pour le calcul de sa pension de retraite. La juridiction a jugé que la décision de la rectrice de l'académie de Normandie était conforme aux textes applicables, notamment l'article 14 de la loi n°91-715 du 26 juillet 1991 et le décret n°91-586 du 24 juin 1991. Elle a ainsi estimé que les périodes litigieuses ne pouvaient être intégrées dans la constitution et la liquidation du droit à pension dans les circonstances de l'espèce.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2500287
**Sujet principal** : Demande d'indemnisation pour retard dans l'envoi d'un chèque énergie par l'Agence de services et de paiement (ASP). **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rouen (formation de juge unique). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de M. A... Il considère que le retard dans l'envoi du chèque énergie 2023 est principalement imputable au requérant pour n'avoir pas fourni à temps les justificatifs requis (notamment sa taxe d'habitation), et que l'ASP n'a pas commis de faute de nature à engager sa responsabilité. Les demandes indemnitaires sont donc infondées. **Textes appliqués** : Le jugement s'appuie sur les dispositions du code de l'énergie (notamment l'article L. 124-1) relatives à l'attribution du chèque énergie et sur les principes généraux de la responsabilité administrative.
Avocat : RENOULT
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2107354
**Sujet principal** : Recours en décharge de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM) pour les années 2019 et 2020, fondé sur la disproportion alléguée du taux par rapport aux dépenses du service. **Juridiction** : Tribunal administratif de Melun (9ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande de décharge totale. Il estime que les excédents de recettes (11,45% en 2019 et 14,75% en 2020) ne caractérisent pas, en l'espèce, une disproportion manifeste du produit de la taxe par rapport aux besoins de financement du service, au sens de l'article 1520 du code général des impôts. **Textes appliqués** : Article 1520 du code général des impôts (régime de la TEOM et conditions du dégrèvement pour disproportion).
Avocat : CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE NEUILLY
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2306779
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la demande d'indemnisation de M. et Mme F... pour préjudice lié au traitement de leur demande d'autorisation de travail. La juridiction a estimé que les délais et les difficultés rencontrés, bien que regrettables, ne constituaient pas une faute de nature à engager la responsabilité de l'État, faute de démontrer un préjudice direct et certain. La décision s'appuie sur les principes généraux de la responsabilité administrative et les dispositions du code du travail relatives à la procédure d'autorisation de travail.
Avocat : SELARL AEQUAE AVOCATS
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2309729
Le Tribunal Administratif de Versailles statue sur une demande de dégrèvement d'impôt sur le revenu. La juridiction constate que la requérante, invitée à confirmer le maintien de sa demande, n'a pas répondu dans le délai imparti. En application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s'être désistée, et le tribunal donne acte de ce désistement.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2403794
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler un titre de recette pour une redevance spéciale sur les déchets commerciaux et artisanaux. Le tribunal a estimé que ce litige, relatif à l'assiette et au recouvrement d'une redevance instituée en vertu de l'article L. 2333-78 du code général des collectivités territoriales, relevait de la compétence de la juridiction judiciaire. Il a fondé sa décision d'incompétence sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, considérant que le service en cause avait un caractère industriel et commercial.
Avocat : CABINET ADAES AVOCATS (SARL)
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2410696
Le Tribunal administratif de Versailles donne acte du désistement pur et simple de la société LNA Santé de sa requête, qui visait à réformer un arrêté modificatif de l'ARS Centre-Val de Loire concernant une dotation financière pour 2023. La juridiction applique les dispositions du code de justice administrative, notamment l'article R. 222-1, qui l'autorise à constater ce désistement par ordonnance. Aucune observation n'ayant été formulée par l'administration et le désistement étant inconditionnel, la procédure est close.
Avocat : SELARL MUSSET AVOCATS
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2410698
Le Tribunal Administratif de Versailles, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la société LNA Santé de sa requête. Cette requête visait initialement à contester un arrêté modificatif de l'Agence Régionale de Santé concernant le montant d'une dotation financière pour 2023. La décision est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet au président de la formation de jugement d'enregistrer un tel désistement.
Avocat : SELARL MUSSET AVOCATS
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2514784
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant par ordonnance, rejette les requêtes de la SCI des Logis de Kerouartz. Le sujet principal est la contestation de cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2017 à 2022. La juridiction retient l'irrecevabilité manifeste des demandes, d'une part car la réclamation préalable à l'administration fiscale était tardive (article R. 196-2 du Livre des procédures fiscales), et d'autre part car le juge est incompétent pour accorder une remise gracieuse d'impôts (article L. 247 du même code).
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2400481
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la demande de provision d'une enseignante contractuelle concernant une indemnité de fin de contrat. Le juge des référés a estimé que la créance était sérieusement contestable, notamment sur la question de savoir si le contrat litigieux constituait un renouvellement excluant le droit à l'indemnité. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et du décret n°86-83 du 17 janvier 1986 relatifs aux conditions d'attribution de cette indemnité.
Avocat : DURAND-STEPHAN
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2505054
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a accordé une provision à une officière de la marine nationale lui reconnaissant un droit à l'allocation forfaitaire pour maître d'apprentissage. Le juge a estimé que l'existence de cette obligation de l'État n'était pas sérieusement contestable, au sens de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, dès lors que la requérante justifiait avoir exercé ces fonctions pendant plus de six mois. La décision s'appuie sur les conditions posées par le décret n° 2021-1861 du 27 décembre 2021 et l'article D. 6273 du code du travail.
Avocat : EBC AVOCATS