Jurisprudence administrative
206 301 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
206 301
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2602242
**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'un refus de titre de séjour et d'injonction d'en délivrer un, présentée par une mère d'enfant français. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nantes (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés **rejette la demande de suspension**. Il estime que la requérante, qui a agi près d'un an après la décision contestée, ne démontre pas l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, faute d'avoir justifié de manière étayée de l'incidence immédiate du refus sur sa situation économique et celle de ses enfants. **Textes appliqués** : L'examen est conduit sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative relatif au référé-suspension.
Avocat : LE GALL
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2503245
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge estime que les moyens soulevés par le requérant, fondés sur un prétendu défaut de motivation, sur son état de santé (article L. 425-9 du CESEDA) et sur son droit au respect de la vie privée et familiale, sont soit manifestement infondés, inopérants, soit insuffisamment précisés. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2600849
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme C... comme étant manifestement irrecevable. Le sujet principal est le refus de valider les acquis de son expérience pour le diplôme d'éducateur spécialisé. La juridiction constate que la requête, qui se borne à transmettre un recours gracieux, ne contient pas l'exposé des moyens et conclusions requis par l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Elle applique en conséquence l'article R. 222-1 du même code pour rejeter cette requête irrecevable.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601588
Sujet principal : Recours contre l'attribution de notes zéro à des épreuves orales de langues du baccalauréat. Juridiction : Tribunal Administratif d'Orléans (formation d'ordonnance). Solution retenue : Rejet de la requête comme manifestement irrecevable, car les notes du contrôle continu ne constituent pas une décision administrative séparable susceptible d'un recours pour excès de pouvoir avant la délibération finale du jury. Textes appliqués : Articles R. 222-1 du code de justice administrative (irrecevabilité manifeste) et D. 334-2 et D. 334-5 du code de l'éducation (nature des épreuves du baccalauréat).
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2601178
Le Tribunal Administratif de Nancy, statuant en référé, a examiné la demande d'un ressortissant étranger visant à régulariser son historique de séjour et à obtenir le rétablissement de ses droits sociaux. Concernant la régularisation de l'historique, la juridiction a constaté que la délivrance d'une attestation par la préfecture avait rendu cette demande sans objet. En revanche, elle a rejeté la demande de rétablissement des droits sociaux, estimant que le requérant n'avait pas démontré l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale au sens de l'article L. 521-2 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2601194
Le Tribunal administratif de Nancy, statuant par ordonnance, a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus d'octroi de conditions matérielles d'accueil à une demandeuse d'asile et son fils mineur. La juridiction a estimé qu'elle n'était pas territorialement compétente pour connaître de cette affaire. En conséquence, elle a ordonné la transmission du dossier au Tribunal administratif de Strasbourg, compétent car la décision attaquée a été prise par une autorité dont le siège est à Metz (Moselle), en application des articles R. 312-1 et R. 221-3 du code de justice administrative.
Avocat : SCP BOUVIER - JAQUET - ROYER - PEREIRA-BARBOSA
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2600618
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant par ordonance, rejette la requête de M. A... contestant une obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a constaté que la requête était manifestement irrecevable car elle n'était pas signée et n'était pas accompagnée de l'acte attaqué, malgré une mise en demeure de régularisation restée sans effet. Le rejet est prononcé sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2603062
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral fixant un pays d'éloignement. Le magistrat a constaté que l'intéressé, initialement placé en rétention à Lille, avait été libéré et résidait à Amiens. En application des articles R. 351-3 du code de justice administrative et R. 922-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, il a ordonné la transmission du dossier au tribunal administratif d'Amiens, compétent en raison du lieu de résidence stable du requérant.
Avocat : ASSFAM – GROUPE SOS SOLIDARITÉS
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2601114
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté préfectoral autorisant des destructions de sangliers. Le juge a constaté l'irrecevabilité de la requête car le demandeur n'avait pas préalablement introduit de recours en annulation contre cet arrêté. Cette solution s'appuie sur les articles L. 522-3 et R. 522-1 du code de justice administrative, qui exigent ce double recours pour une demande de suspension.
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2601195
Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé, a rejeté la requête d'une maître déléguée en CDI demandant une injonction pour obtenir une affectation. Le juge a estimé que la mesure sollicitée, qui visait à rétablir son contrat initial, ferait obstacle à une décision administrative de licenciement du 16 mars 2026. La demande a donc été jugée irrecevable au titre de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qui interdit aux mesures d'urgence de faire obstacle à l'exécution d'une décision administrative.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2511688
Le Tribunal Administratif de Lyon constate qu'il n'y a plus lieu à statuer sur un recours en excès de pouvoir visant l'annulation d'un refus implicite de délivrance d'un titre de voyage pour bénéficiaire de protection internationale. La juridiction relève que l'administration a accordé le titre demandé après l'introduction de la requête, ce qui a privé le litige de son objet. Elle fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de constater l'absence de lieu à statuer.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2604286
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral ayant retiré le permis de conduire du requérant pour quatre mois. Le juge estime que les moyens soulevés (incompétence, défaut de motivation, absence de procédure contradictoire et disproportion) ne créent pas un doute sérieux sur la légalité de la décision, sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative et les dispositions du code de la route relatives à la suspension du permis de conduire.
Avocat : MENIRI
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2604374
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF) assortie d'une interdiction de retour. Le juge estime que le recours au fond formé par le requérant contre ces mesures fait obstacle à son éloignement effectif, en application de l'article L. 722-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, la demande en suspension est jugée irrecevable, car dépourvue d'objet, et est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2604531
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, rejette la demande de suspension de décisions préfectorales refusant un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge estime que le requérant, en situation irrégulière depuis son entrée sur le territoire et travaillant sans autorisation, ne démontre pas l'existence d'une urgence justifiant une mesure provisoire. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, qui régissent les conditions de l'urgence et le rejet sans instruction d'une requête mal fondée.
Avocat : CADOUX
Conseil d'État — N° 513243
Conseil d'État — N° 512287
Avocat : SELAS PLOUTON
Conseil d'État — N° 498085
Avocat : SCP ROCHETEAU, UZAN-SARANO & GOULET
Conseil d'État — N° 509344
Conseil d'État — N° 512980
Avocat : SARL GURY & MAITRE
Conseil d'État — N° 512547
Avocat : LUTZ LOUIS-MARIE