Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600786
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler un arrêté de reconduite à la frontière et un arrêté d'assignation à résidence pris à l'encontre d'un ressortissant bangladais. Le tribunal a jugé que les moyens invoqués, notamment la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (craintes de retour et vie familiale), n'étaient pas fondés, considérant que l'administration avait procédé à un examen sérieux et suffisamment motivé de la situation personnelle de l'intéressé au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (article L. 611-1). La décision confirme ainsi la légalité des mesures d'éloignement et de contrainte.
Avocat : CHERAMY
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600797
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de Mme E... B... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 19 février 2026 renouvelant son assignation à résidence. La juridiction a estimé que la préfète du Puy-de-Dôme, en prenant cette décision, n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation et avait respecté les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens invoqués, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'ont pas été retenus.
Avocat : SALIGARI
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600798
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre deux arrêtés préfectoraux concernant une ressortissante colombienne. Le tribunal a annulé l'arrêté prolongeant l'interdiction de retour sur le territoire français, au motif que la préfète n'avait pas justifié de l'existence d'une menace actuelle pour l'ordre public, comme l'exige l'article L. 612-10 du CESEDA. En revanche, il a rejeté la demande d'annulation de l'arrêté d'assignation à résidence, considérant que cette mesure était justifiée par la nécessité de garantir l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français.
Avocat : CHERAMY
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600992
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... comme étant manifestement irrecevable. Le juge a constaté que la requête, qui exposait des difficultés concernant une demande de congé de longue maladie, ne formulait aucune conclusion légale précise (telle que l'annulation d'une décision ou une condamnation pécuniaire) et ne développait aucun moyen juridique. La juridiction a appliqué les articles R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative pour souligner les conditions de recevabilité d'un recours, et a fondé son rejet sur l'article R. 222-1-4° du même code, relatif aux requêtes manifestement irrecevables.
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2601038
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A... qui demandait une injonction à la préfète pour examiner rapidement son renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requérante détenait une attestation de prolongation d'instruction valable lui garantissant ses droits, notamment celui de travailler. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2300302
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête en annulation d'un certificat d'urbanisme négatif opposé à un projet de construction à Biscarrosse. Le juge a estimé que la motivation du certificat, fondée sur la méconnaissance de la loi Littoral (article L. 121-8 du code de l'urbanisme) en raison d'une extension de l'urbanisation en espace proche du rivage, était suffisante. Il a également écarté le moyen tiré de l'article L. 442-14 du code de l'urbanisme, considérant que l'application de la loi Littoral est indépendante du classement du terrain par le plan local d'urbanisme.
Avocat : SELAS CAZAMAJOUR & URBANLAW
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2600710
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la demande de suspension en référé de l'arrêté ordonnant la fermeture définitive de l'EHPAD Les Hortensias. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, notamment car l'établissement était déjà vidé de ses résidents, et qu'aucun doute sérieux sur la légalité de la décision n'était établi. La décision administrative, fondée sur des dysfonctionnements persistants et des risques pour la sécurité des résidents, a été prise en application des articles L. 313-14 et L. 313-16 du code de l'action sociale et des familles.
Avocat : MEILLET
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2600767
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant le transfert d'un demandeur d'asile somalien vers la Lituanie au titre du règlement Dublin III. Le tribunal a annulé la décision de transfert, considérant que le préfet n'avait pas suffisamment motivé son choix de l'État responsable (Lituanie plutôt que l'Autriche) et n'avait pas justifié du respect des garanties procédurales prévues par le règlement (UE) n° 604/2013. La juridiction a ainsi fait droit à la demande d'annulation, en s'appuyant sur les articles L. 742-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et sur le règlement Dublin III.
Avocat : ATGER
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2600917
Le Tribunal Administratif de Pau rejette la requête de Mme B... contestant des irrégularités lors de la campagne et du scrutin municipal de Campan. La juridiction estime que la demande, qui ne vise pas l'annulation des opérations électorales mais exprime un simple souhait de transparence, est irrecevable. La décision s'appuie sur l'article L. 248 du code électoral, qui régit les contestations des élections, et l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes manifestement irrecevables.
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2600947
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la fermeture administrative de l'établissement "Le Mess" à Biarritz. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, considérant que la fermeture de quinze jours ne menaçait pas la survie économique de l'entreprise. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui régit le référé-suspension.
Avocat : BERGUE
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2600968
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... comme étant manifestement irrecevable. Le requérant contestait des irrégularités lors d'élections municipales sans demander l'annulation du scrutin, ce qui est une condition nécessaire pour saisir le juge électoral. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et L. 248 et R. 119 du code électoral.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2507473
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la régularité de la procédure et au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH, articles L. 423-23 et L. 435-1 du CESEDA), n'étaient pas fondés. La décision confirme ainsi la légalité des mesures d'éloignement prises par le préfet du Bas-Rhin.
Avocat : AIRIAU
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2507476
Le Tribunal Administratif de Strasbourg rejette la requête de M. B... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction estime que l'arrêté préfectoral est régulier, notamment en ce qui concerne sa motivation et le respect des droits de la défense, et que les moyens tirés de la Convention européenne des droits de l'homme ou du code de l'entrée et du séjour des étrangers ne sont pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SELARL AXIO AVOCATS
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2507484
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral de juillet 2025 qui lui notifiait une obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que la décision était régulière, notamment en ce qui concerne la compétence du signataire, le respect du droit d'être entendu et la prise en compte de la situation personnelle de l'intéressé, conformément à l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les autres moyens, y compris ceux relatifs au pays de destination et à l'interdiction de retour, ont également été écartés.
Avocat : CHEBBALE
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2506553
Le Tribunal Administratif de Strasbourg rejette la requête de Mme D... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction estime que l'arrêté préfectoral est légalement motivé et que l'utilisation de documents d'identité falsifiés justifie à la fois l'OQTF pour menace à l'ordre public (article L. 611-1 du CESEDA) et le refus de délai de départ volontaire (articles L. 612-2 et L. 612-3 du CESEDA). L'interdiction de retour sur le territoire français est donc également maintenue.
Avocat : HABRANT
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2506555
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler l'arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français. Le juge a estimé que le préfet de la Moselle avait légalement exercé son pouvoir d'appréciation en relevant l'absence de caractère réel et sérieux de la formation suivie par la requérante, ainsi que l'insuffisance de son insertion sociale et de la démonstration de son isolement dans son pays d'origine, au regard des conditions de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision a également été jugée suffisamment motivée et conforme aux exigences de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : CISSÉ
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2506561
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. A... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que l'arrêté préfectoral était légal, notamment parce que l'accord franco-marocain de 1987 ne régit pas les mesures d'éloignement, lesquelles relèvent du droit interne (code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile). Les autres moyens, dont ceux tirés de la Convention européenne des droits de l'homme et d'un défaut d'examen de la situation personnelle, ont également été écartés.
Avocat : HAJI KASEM
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2507365
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté les recours en excès de pouvoir formés par deux requérants contre des arrêtés préfectoraux de la Moselle. Le tribunal a jugé que les obligations de quitter le territoire français (OQTF) étaient légalement motivées et fondées sur un examen particulier de chaque situation, et que les interdictions de retour qui les accompagnaient étaient par conséquent légales. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : OLSZAKOWSKI
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2507472
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler un arrêté préfectoral de refus de renouvellement d'attestation de demande d'asile et d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que l'OQTF était régulièrement signée et que le droit d'être entendu de la requérante n'avait pas été méconnu. Elle a également jugé, sur la base des éléments du dossier, que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : AIRIAU
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2600760
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a été saisi par un ressortissant algérien demandant l'injonction au préfet de la Moselle de lui délivrer un récépissé de sa demande de titre de séjour, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Le juge constate que, postérieurement à la requête, le préfet a délivré au demandeur une attestation de prolongation d'instruction lui permettant de justifier de la régularité de son séjour. Par conséquent, la juridiction estime que la demande a perdu son objet et prononce un non-lieu à statuer.