Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2509083
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. A..., qui renonçait à son recours en excès de pouvoir contre le ministre de l'économie. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui habilite le président de la formation de jugement à constater un tel désistement. En conséquence, l'instance est éteinte sans examen du fond de l'affaire, qui portait sur le refus d'attribution d'une indemnité de résidence à l'étranger.
Avocat : KELBER
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2510383
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la requérante, Mme B..., qui renonçait à son recours en excès de pouvoir contre le ministre de l'économie. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui habilite le président de la formation de jugement à constater un tel désistement. En conséquence, l'instance est éteinte sans qu'il soit statué sur le fond de la demande relative au versement d'une indemnité de résidence à l'étranger.
Avocat : KELBER
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2512601
Le Tribunal administratif de Lyon rejette la requête de la commune de Chazay-d’Azergues comme irrecevable. Le sujet principal est l’obligation de notification d’un recours gracieux au bénéficiaire d’un permis de construire, imposée par l’article R. 600-1 du code de l’urbanisme. La juridiction constate que la commune n’a pas notifié son recours gracieux à la société titulaire du permis, ce qui entraîne l’irrecevabilité de son recours contentieux ultérieur. La solution est fondée sur l’application stricte de cette disposition procédurale.
Avocat : SELARL LEGA CITE
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2510479
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi d’un recours pour excès de pouvoir visant l’implicite rejet d’une demande d’indemnité de résidence à l’étranger. Le requérant s’étant désisté de sa demande, la juridiction a donné acte de ce désistement pur et simple par ordonnance, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. La procédure est ainsi close sans examen du fond.
Avocat : KELBER
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2329660
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir visant l'annulation d'un refus implicite de communication de documents administratifs. Le requérant, un détenu, demandait la copie des décisions ayant ordonné ses fouilles à nu lors de ses extractions et transferts. Le tribunal a jugé que ces documents, relatifs à l'application des articles L. 225-1 et R. 225-1 du code pénitentiaire, constituent bien des documents administratifs communicables au sens des articles L. 300-2 et L. 311-1 du code des relations entre le public et l'administration. Par conséquent, il a annulé la décision implicite de refus et enjoint à l'administration de communiquer les documents existants.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2503989
La SAS CECA a saisi le Tribunal administratif de Paris pour obtenir réparation du préjudice causé par la loi PACTE du 22 mai 2019 et son décret d'application, qui ont modifié les seuils obligeant à la désignation d'un commissaire aux comptes. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la responsabilité de l'État n'était pas engagée, car la société n'a pas démontré que le préjudice subi présentait un caractère grave et spécial au sens de la jurisprudence sur la rupture de l'égalité devant les charges publiques. La décision s'appuie sur les principes de responsabilité de l'État du fait des lois et sur les dispositions de la loi PACTE et du code de commerce.
Avocat : RIQUIER
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2525586
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B... visant à annuler un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et à obtenir un titre de séjour. Le juge a estimé que le préfet de police, agissant dans le cadre d'une délégation régulière, n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant le renouvellement du titre de séjour "étudiant" et que la motivation de la décision était suffisante. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : FEUZE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2526251
Le Tribunal administratif de Paris a annulé l'arrêté préfectoral du 12 août 2025 refusant le renouvellement d'un titre de séjour étudiant à la requérante et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a retenu un défaut d'examen sérieux de sa situation, le préfet n'ayant pas pris en compte une demande parallèle de titre de séjour "recherche d'emploi". Le tribunal a enjoint à l'administration de réexaminer le dossier dans un délai de trois mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour pendant cette instruction.
Avocat : CABINET ANDOTTE AVOCATS (AARPI)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2526253
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de M. B... A... dit Mme, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que le préfet de police n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en prenant ces décisions, au regard notamment des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens tirés de la méconnaissance du droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) n'ont pas été retenus.
Avocat : DE SA PALLIX
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2526307
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé l'arrêté du préfet de police du 17 juillet 2025 refusant un titre de séjour à une ressortissante chinoise et lui imposant une obligation de quitter le territoire. La juridiction a estimé que ce refus, au regard des liens familiaux stables de la requérante en France (mariée et mère d'un enfant résidant régulièrement), portait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. L'annulation du refus entraîne celle, par voie de conséquence, de l'obligation de quitter le territoire français et de la désignation du pays de renvoi.
Avocat : ERILERI
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2526640
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de M. C... B..., un ressortissant sénégalais, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire (OQTF) et la fixation de son pays de renvoi. La juridiction a jugé que le signataire des décisions était compétent et que les décisions étaient suffisamment motivées, notamment au regard de l'accord franco-sénégalais du 23 septembre 2006 et de l'article L. 611-1 3° du CESEDA. Elle a ainsi estimé que les moyens soulevés, y compris ceux tirés de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés.
Avocat : TRUGNAN BATTIKH
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2527028
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B... A..., un ressortissant malien, qui demandait l'annulation du refus de titre de séjour "salarié" et de l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) qui lui avait été notifiée. Le tribunal a jugé que la décision préfectorale, fondée sur les articles L. 435-1 et L. 611-1 3° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), était suffisamment motivée et que le préfet avait exercé son pouvoir discrétionnaire en appréciant l'ensemble de la situation personnelle du requérant. Il a également estimé que la convention franco-malienne de 1994 ne faisait pas obstacle à l'application du droit national et que l'OQTF n'avait pas à être motivée séparément du refus de titre de séjour en vertu de l'article L. 613-1 du CESEDA.
Avocat : CABINET ITRA CONSULTING
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2511220
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... comme manifestement irrecevable. Le requérant contestait un prétendu rejet implicite de sa demande de titre de séjour, mais le juge constate que sa simple démarche sur une plateforme en ligne, sans dépôt formel, ne fait pas naître une telle décision implicite de rejet au sens des articles R. 432-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers. La requête est donc dirigée contre un acte inexistant.
Avocat : LEVY
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2407174
La requérante demandait au Tribunal Administratif de Nice la condamnation de l'État à des dommages-intérêts pour carence fautive dans son relogement, suite à une injonction judiciaire antérieure. Le tribunal a rejeté sa demande comme irrecevable, au motif qu'elle n'avait pas préalablement formulé de demande indemnitaire à l'administration, condition exigée par les articles R. 421-1 et suivants du code de justice administrative. La fin de non-recevoir tirée de ce défaut de demande préalable a donc été accueillie.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2501146
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi d'une demande d'indemnisation pour préjudice lié à la carence de l'État dans l'exécution d'une injonction de relogement. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État pour faute, due à son inaction après une décision de la commission de médiation et une ordonnance judiciaire, et a condamné l'État à verser une indemnité aux requérants. La décision s'appuie principalement sur les articles L. 441-2-3 et L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation, relatifs au droit au logement opposable et aux obligations de l'État.
Avocat : BERTHAULT PIERRE
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2501208
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi d'une demande d'indemnisation pour préjudice lié à la carence de l'État dans l'exécution d'une injonction de relogement. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État pour faute, en raison de son inaction malgré une décision de la commission de médiation et un jugement antérieur ordonnant le relogement. Il a condamné l'État à verser une indemnité de 3 750 euros à la requérante pour les troubles dans ses conditions d'existence, en application des articles L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : LECROCQ
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2501924
Le Tribunal Administratif de Nice a condamné l'État à indemniser la requérante pour la carence fautive des services de l'État dans l'exécution d'une injonction de relogement. La juridiction a retenu la responsabilité de l'État pour les troubles dans les conditions d'existence subis, en application des articles L. 441-2-3 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. Le montant de l'indemnisation a été fixé à 2 900 euros, rejetant ainsi la demande initiale de 15 200 euros.
Avocat : LAYET
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2400614
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté les requêtes de la société MACES 2013 et des associés demandant l'annulation du refus de retrait d'un agrément fiscal et le dégrèvement d'impôts. La juridiction a jugé que la société ne pouvait se prévaloir d'un agrément tacite au titre de l'article 199 undecies B du code général des impôts, car les conditions légales n'étaient pas remplies. Le retrait de l'agrément, fondé sur l'article 1649 nonies A du même code, était donc légal, indépendamment des règles générales de retrait des actes administratifs.
Avocat : SAS LEXIPOLIS AVOCATS
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2504617
Le Tribunal administratif de Nice statue sur une demande en exécution d'un jugement ayant annulé un refus de titre de séjour. Il constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la demande d'exécution, celle-ci ayant perdu son objet depuis que le préfet a pris une nouvelle décision (refus du 12 décembre 2025). Il rejette également comme irrecevable la demande de dommages et intérêts, qui relève d'un litige distinct. La décision s'appuie sur les articles L. 911-4 et R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : ZOUATCHAM
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2500885
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le refus de renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit, car le titre de séjour "vie privée et familiale" délivré à Mayotte n'autorisait pas le séjour à La Réunion sans une autorisation spéciale prévue par l'article L. 441-8 du CESEDA. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : BELLIARD