Jurisprudence administrative

966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

966 388

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601078

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a suspendu l'exécution d'un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement d'une ressortissante comorienne. Le juge a considéré que la mesure portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision a été rendue en application de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, et l'aide juridictionnelle provisoire a été accordée à la requérante.

Avocat : LLORCA

20 mars 2026
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601079

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a considéré que la requérante, une ressortissante comorienne, n'établissait pas l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale justifiant la suspension en urgence. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a, en revanche, été accordée. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 du code de justice administrative et L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CENTAURE AVOCATS

20 mars 2026
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2301171

Le Tribunal Administratif de Marseille a statué sur des recours en excès de pouvoir formés par la société Rocher Mistral contre la commune de La Barben concernant l'incorporation du chemin rural CR15 dans le domaine public communal. Le tribunal a rejeté les demandes d'annulation des délibérations municipales des 19 novembre 2021 et 13 juin 2024, considérant que la procédure d'incorporation respectait les conditions légales. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code général des collectivités territoriales relatives à la gestion du domaine public.

Avocat : SCP LESAGE BERGUET GOUARD-ROBERT

20 mars 2026• 5ème Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2305165

Le Tribunal Administratif de Marseille a statué sur trois requêtes de la société Rocher Mistral visant l'incorporation d'un chemin rural au domaine public communal de La Barben. Le tribunal a jugé qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur la demande d'annulation de la délibération initiale du 19 novembre 2021, celle-ci ayant été retirée par la commune. Il a ensuite rejeté les demandes d'annulation de la décision implicite de rejet et de la nouvelle délibération du 13 juin 2024, considérant que la procédure d'incorporation respectait les dispositions du code général des collectivités territoriales et du code de la voirie routière.

Avocat : SELARL DELSOL AVOCAT

20 mars 2026• 5ème Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2401160

Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête de Mme B... visant à annuler la délibération du jury de licence la déclarant ajournée. La juridiction écarte tous les moyens soulevés (défaut de motivation, vice de procédure, erreur de fait, erreur manifeste d'appréciation et inégalité de traitement), considérant notamment que la décision du jury relève de son pouvoir souverain d'appréciation. Les textes appliqués incluent le code de l'éducation et le code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : BARLET

20 mars 2026• 5ème Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2407671

Le Tribunal Administratif de Marseille statue sur trois requêtes de la société Rocher Mistral visant l'annulation d'actes municipaux relatifs à l'incorporation d'un chemin rural au domaine public de La Barben. Le tribunal constate un non-lieu à statuer sur la première requête (annulation de la délibération du 19 novembre 2021) car cet acte a été retiré par la commune. Il rejette ensuite les deux autres requêtes, estimant que la délibération de retrait et de reprise de l'incorporation du 13 juin 2024 est légale et ne méconnaît pas les dispositions du code général des collectivités territoriales. Les demandes de condamnation de la commune aux dépens sont également rejetées.

Avocat : SELARL DELSOL AVOCAT

20 mars 2026• 5ème Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2509865

Le Tribunal Administratif de Marseille annule l'arrêté préfectoral du 1er juillet 2025 refusant le renouvellement du titre de séjour d'un ressortissant tunisien. La juridiction retient un défaut d'examen de la situation du requérant, le préfet n'ayant pas apprécié sa demande au regard de son activité salariée en cours, contrairement aux exigences du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et condamne l'État à verser 1 500 euros au requérant au titre des frais de procédure.

Avocat : GONAND

20 mars 2026• 5ème Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2509998

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas méconnu les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni celles de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en considérant que le refus de séjour ne portait pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale du requérant.

Avocat : COULET-ROCCHIA

20 mars 2026• 5ème Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2510519

Le Tribunal Administratif de Marseille, saisi d'un recours pour excès de pouvoir, rejette la demande d'annulation de l'arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'interdiction de retour prononcé à l'encontre d'un ressortissant algérien. La juridiction écarte les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à l'incompétence de l'autorité signataire, à l'insuffisance de motivation de l'arrêté et à la violation du droit d'être entendu. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et sur la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne concernant les droits de la défense.

Avocat : TORKMAN SYRINE

20 mars 2026• 5ème Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602786

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé-suspension, a suspendu l'exécution du refus d'enregistrement d'une demande de changement de statut de titre de séjour (étudiant vers salarié) opposé à un ressortissant ivoirien. Le juge a retenu l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale, notamment quant à l'application des articles R. 431-10 et R. 431-12 du CESEDA. Il a enjoint au préfet d'enregistrer la demande dans un délai de cinq jours et a accordé l'aide juridictionnelle provisoire au requérant.

Avocat : BRUGGIAMOSCA

20 mars 2026
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603226

**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'un refus implicite de renouvellement d'un titre de séjour "vie privée et familiale". **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés ordonne la suspension de l'exécution de la décision implicite de refus, estimant que la condition d'urgence est présumée remplie pour un refus de renouvellement et que les moyens soulevés (défaut d'examen individualisé, méconnaissance de l'article L. 432-13 du CESEDA et de l'article 8 de la CEDH) créent un doute sérieux sur sa légalité. **Textes appliqués** : Article L. 521-1 du Code de justice administrative (conditions du référé-suspension), article L. 432-13 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : BTIHADI

20 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603599

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer une autorisation provisoire de séjour à un ressortissant marocain dont la carte de résident avait été retirée pour menace à l'ordre public. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison de la précarité administrative créée par le retrait du titre, susceptible d'interrompre la couverture sociale et la prise en charge psychiatrique du requérant. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 432-4 et L. 432-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : BAZIN-CLAUZADE

20 mars 2026
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603649

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé-suspension, a suspendu l'exécution du refus implicite de renouvellement de titre de séjour et de délivrance d'une carte de résident opposé à une ressortissante guinéenne. Le juge a retenu l'urgence, présumée en cas de refus de renouvellement, et a estimé qu'existait un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale, notamment quant au respect des articles L. 423-10 et R. 423-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En revanche, il a rejeté les conclusions injonctives de la requérante visant à obtenir la délivrance immédiate d'un titre.

Avocat : BALLU

20 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603704

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour à un ressortissant étranger, l'autorisant ainsi à travailler. Le juge a considéré que la condition d'urgence était remplie, fondant sa décision sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Il a assorti cette injonction d'une astreinte et a rejeté la demande d'admission à l'aide juridictionnelle.

Avocat : SEPULCRE

20 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603750

Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par une ressortissante sierra-léonaise, reconnue réfugiée, qui ne pouvait pas déposer sa demande de carte de résident via le téléservice ANEF. Le juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de mettre en œuvre la solution de substitution prévue par l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de convoquer la requérante pour le dépôt de sa demande. La juridiction a ainsi fait application des dispositions réglementaires organisant l'accès au titre de séjour pour pallier les dysfonctionnements de la procédure dématérialisée.

Avocat : MICHEL-BECHET

20 mars 2026
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604407

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande d’injonction faite au préfet des Bouches-du-Rhône de statuer sur un renouvellement de titre de séjour. Le juge constate qu’une décision implicite de rejet est née au terme du délai de quatre mois prévu par l’article R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers, et que l’injonction sollicitée ferait obstacle à l’exécution de cette décision. La requête est donc jugée mal fondée et rejetée en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.

20 mars 2026
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2406138

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, a constaré qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur la requête de Mme B... visant à obtenir une injonction de relogement. Cette décision est motivée par le fait que la requérante a signé un bail pour un logement adapté en février 2025, rendant sa demande sans objet. Le tribunal a rejeté sa demande de condamnation de l'État aux dépens, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : DURAND

20 mars 2026
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2406539

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonance, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de Mme B... visant à enjoindre au préfet de lui attribuer un logement social. Cette décision est motivée par le fait que la requérante a signé un bail pour un logement adapté en septembre 2024, rendant sa demande sans objet. La juridiction a appliqué les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative et a rejeté la demande de condamnation de l'État aux frais.

Avocat : SOPENA

20 mars 2026
TA20Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2401207

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de la SAS Solférino visant à annuler le refus du maire de Propriano de délivrer un certificat de permis de construire tacite. Le tribunal a estimé qu'il n'y avait plus lieu de statuer, car un permis de construire exprès avait été délivré en cours d'instance, ce qui rendait le recours sans objet. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme, notamment l'article R. 424-13, et sur la jurisprudence relative à l'effet d'une autorisation expresse postérieure sur un recours contre un refus.

Avocat : SELARL PIERRE-PAUL MUSCATELLI

20 mars 2026• 2ème chambre
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2503464

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. A... C... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant son certificat de résidence et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que le signataire de l'arrêté était compétent en vertu d'une délégation régulière et que le préfet avait procédé à un examen sérieux de la situation, notamment au regard de l'usage d'un faux document. Les textes appliqués incluent l'accord franco-algérien de 1968, le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : LE GALL

20 mars 2026• 1ère chambre