Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2503232
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'instance de deux requérants concernant le rejet implicite de leurs demandes de titre de séjour. Le juge constate que le préfet de Vaucluse a fait droit à leurs demandes après l'introduction des recours, rendant les instances sans objet. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour acter ces désistements purs et simples.
Avocat : DEGIRMENCI
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2509202
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. B... visant à annuler son arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF), de fixation du pays de renvoi et d'interdiction de retour. La juridiction a estimé que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées et régulières, notamment au regard des articles L. 611-1, L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle a également jugé que le préfet était compétent pour signer l'arrêté en vertu d'une délégation régulière.
Avocat : RUINIER-CAUBET NICOLAS
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2601509
**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire français (OQTF), ainsi que d'injonction de délivrer un titre. **Juridiction** : Tribunal administratif de Toulouse (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande de suspension. Il estime que la requérante ne démontre pas l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale, notamment au regard des conditions de délivrance du titre de séjour "entrepreneur/profession libérale". **Textes appliqués** : L'article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions de l'urgence et du doute sérieux) et l'article L. 422-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (conditions pour le titre de séjour d'entrepreneur).
Avocat : AMRI OUAJDI
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2601669
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé, rejette la demande du préfet de l'Ariège de suspendre un permis de construire. Le juge estime que les moyens tirés de la méconnaissance du PLU, du code de l'urbanisme (articles R. 111-2 et L. 153-11) et du PPRN ne sont pas, en l'état, de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté municipal. La décision est rendue sur le fondement de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales.
Avocat : SCP ARCHE AVOCATS
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2601766
Le Tribunal administratif de Toulouse a rejeté la demande du préfet de la Haute-Garonne d'expulser sans délai un couple et ses deux enfants d'un centre d'hébergement pour demandeurs d'asile. Le juge des référés a estimé que la condition d'urgence prévue par l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'était pas remplie, notamment au regard de la situation familiale et de la scolarisation des enfants. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives à l'hébergement.
Avocat : LESCARRET
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2601768
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé, a rejeté la requête du préfet de la Haute-Garonne visant à expulser deux personnes d'un centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA). Le juge a estimé que le préfet n'avait pas démontré l'urgence caractérisée requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative pour justifier une telle mesure, notamment au regard de la situation personnelle et médicale des occupants et de leur audience imminente devant la Cour nationale du droit d'asile. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code de justice administrative.
Avocat : MARCHETTI
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2601804
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par le préfet de la Haute-Garonne d'une demande d'expulsion d'un demandeur d'asile d'un centre d'hébergement (PRAHDA) pour manquements graves au règlement intérieur. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative et de l'article L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a ordonné l'expulsion sans délai de l'occupant. La juridiction a considéré que les conditions d'urgence et d'utilité publique étaient remplies, notamment au vu de la saturation du dispositif d'hébergement dans le département.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2602240
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir de M. A... qui contestait des décisions prétendument nouvelles de refus de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La juridiction estime que le préfet s'est borné à exécuter une mesure d'éloignement antérieure de mars 2025, et qu'aucune nouvelle décision attaquable n'a été prise en mars 2026. Le recours est donc jugé manifestement irrecevable, en application des articles L. 741-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 922-17 du même code.
Avocat : BREAN
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2602287
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral de mise en demeure de quitter les lieux et d'injonction d'hébergement d'urgence. Le juge a estimé que les conditions d'urgence et d'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, exigées par l'article L. 521-2 du code de justice administrative, n'étaient pas caractérisées. En revanche, il a accordé l'aide juridictionnelle provisoire à la requérante principale sur le fondement de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : ORIGNAC ARIANE
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2602292
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de M. B... qui contestait la régularité du premier tour des élections municipales de Cugnaux et demandait son annulation. Le juge estime que la contestation des opérations de vote relève exclusivement du juge de l'élection (contentieux électoral) et non du juge des référés. La requête est donc jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : STRUSI
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2601688
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la demande de suspension en référé de l'arrêté préfectoral autorisant une carrière à ciel ouvert. Les requérants invoquaient notamment des doutes sérieux sur la légalité de l'arrêté en raison de l'insuffisance de l'étude d'impact concernant l'hydrologie et les espèces protégées. Le juge a estimé que les conditions d'urgence n'étaient pas suffisamment caractérisées pour justifier la suspension, sans préjuger du fond du litige sur la légalité de l'autorisation.
Avocat : SCP CABINET BOIVIN ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2601846
**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'un permis de construire délivré pour la reconstruction d'une cabane forestière dans une zone naturelle sensible. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Bordeaux (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande de suspension du préfet. Il estime que les moyens soulevés (méconnaissance du code de l'urbanisme et du risque incendie) ne sont pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté municipal accordant le permis. **Textes appliqués** : L'article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension), ainsi que les dispositions du code de l'urbanisme relatives à la reconstruction à l'identique (L. 111-15), à la loi littoral et aux plans locaux d'urbanisme.
Avocat : SCP CORNILLE - FOUCHET - MANETTI
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2601865
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement d'un titre de séjour pour étranger malade. Le juge estime que la requérante ne démontre pas l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard des conditions médicales requises par l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il prononce toutefois l'admission provisoire de la requérante à l'aide juridictionnelle.
Avocat : REIX
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2601936
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé-suspension, rejette la demande de M. A... visant à suspendre le rejet implicite de sa demande d'allocation d'aide au retour à l'emploi par la commune de Listrac-Médoc. Le juge estime que le requérant ne démontre pas l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, car il ne remplit pas les conditions d'attribution prévues par les articles L. 5424-1 et L. 5422-2 du code du travail, notamment celle d'être à la recherche effective d'un emploi. La condition d'urgence n'est pas non plus caractérisée.
Avocat : SELARL H35 AVOCATS
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2306506
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme A..., une assistante socio-éducative, qui contestait son arrêté de mutation d'office du poste de responsable éducatif et social à celui d'éducatrice spécialisée. Le tribunal a jugé que la mutation, signée par une directrice générale des services disposant d'une délégation de signature régulière, ne constituait ni une sanction déguisée ni une rétrogradation, mais relevait du pouvoir de gestion de l'administration. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des collectivités territoriales et du code général de la fonction publique concernant la délégation de signature et la distinction entre grade et emploi.
Avocat : SELARL WALGENWITZ AVOCATS
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2508761
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant dans le cadre d'un litige relatif au rejet d'une demande de remise gracieuse d'un indu d'allocation de logement. La juridiction applique les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui autorise un magistrat désigné à constater un tel désistement. En conséquence, la procédure est close.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2303158
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête d'une fonctionnaire territoriale contestant son placement d'office en congés annuels pour nécessité de service. Le tribunal a jugé que l'administration disposait du pouvoir d'imposer un tel congé, notamment en cas de fermeture temporaire du service, et que les décisions attaquées n'étaient entachées d'aucune illégalité. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et du décret du 26 novembre 1985 relatif aux congés des fonctionnaires territoriaux.
Avocat : SELARL LYSIS AVOCATS
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2303217
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête d'une fonctionnaire demandant l'annulation de deux décisions la plaçant en congés annuels pour nécessité de service. La juridiction a jugé la requête irrecevable car elle ne contenait aucun moyen juridique, en violation de l'article R. 411-1 du code de justice administratif. Le tribunal a également rejeté la demande du département de l'Aude de condamner la requérante à une somme au titre de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : SELARL WALGENWITZ AVOCATS
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2303365
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête d'une fonctionnaire territoriale contestant son placement d'office en congés annuels pour nécessité de service. La juridiction a jugé que l'administration pouvait imposer des congés en raison des besoins du service, conformément au décret n°85-1250 du 26 novembre 1985. Le moyen soulevé par la requérante a été écarté comme manquant en droit.
Avocat : SELARL WALGENWITZ AVOCATS
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2303387
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête d'un fonctionnaire contestant son placement en congés annuels d'office pour nécessité de service. Le tribunal a jugé la requête irrecevable car elle ne contenait aucun moyen juridique, en violation de l'article R. 411-1 du code de justice administrative qui exige un exposé des faits et moyens. La demande de condamnation de l'agent aux dépens formulée par le département a également été rejetée.
Avocat : SELARL WALGENWITZ AVOCATS