Jurisprudence administrative

966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

966 388

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2509489

Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête de M. C..., un ressortissant marocain, visant à annuler un arrêté préfectoral de juillet 2025 l'obligeant à quitter le territoire français et lui interdisant le retour pour deux ans. La juridiction estime que l'arrêté a été signé par une autorité compétente, est suffisamment motivé, et que le requérant ne remplit pas les conditions pour obtenir de plein droit une carte de séjour "salarié". La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987.

Avocat : ARNOUT

20 mars 2026• 5ème Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2509756

Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête en annulation d'un arrêté préfectoral refusant un certificat de résidence algérien et ordonnant l'éloignement. Le tribunal estime que le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en examinant la situation de l'intéressé, notamment au regard des risques en cas de retour en Algérie, et que les conditions de séjour au titre de la vie privée et familiale (accord franco-algérien) ne sont pas remplies. La décision s'appuie sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : BISSANE

20 mars 2026• 5ème Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2509864

Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête de M. B..., un ressortissant algérien, visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire français. La juridiction estime que la décision était suffisamment motivée et que le préfet a procédé à l'examen particulier requis de la situation personnelle du requérant. Elle rappelle que la situation des ressortissants algériens est régie de manière complète par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, écartant ainsi l'application d'autres dispositions générales du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile invoquées par le requérant.

Avocat : ANT

20 mars 2026• 5ème Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2509866

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant son éloignement. La juridiction a estimé que la décision était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas les exigences du droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) ou les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Les conclusions à fin d'injonction et la demande de condamnation aux dépens ont également été rejetées.

Avocat : ANT

20 mars 2026• 5ème Chambre
TA13Décision

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2510140

Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé l'arrêté préfectoral du 12 juin 2024 refusant un titre de séjour à M. A..., imposant une obligation de quitter le territoire français (OQTF) et prononçant une interdiction de retour. La juridiction a jugé que le préfet des Bouches-du-Rhône avait commis une erreur manifeste d'appréciation en considérant que la présence de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, sans procéder à un examen complet et individualisé de sa situation personnelle et familiale. La décision est fondée sur une méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 6-5° de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.

Avocat : DALANÇON

20 mars 2026• 5ème Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603815

**Sujet principal** : Recours en référé-précontractuel contre le rejet d'une offre jugée anormalement basse dans le cadre d'un marché public. **Juridiction** : Tribunal administratif de Marseille (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge rejette la demande de la société Qualitat expertises. Il estime que la commune de Marseille a correctement appliqué la procédure légale en qualifiant l'offre d'anormalement basse, après avoir demandé et analysé les justifications de la société requérante, et que cette qualification n'est pas entachée d'une erreur manifeste d'appréciation. **Textes appliqués** : Articles L. 551-1 du code de justice administrative (référé-précontractuel) et L. 2152-5, L. 2152-6, R. 2152-3 et R. 2152-4 du code de la commande publique (régime des offres anormalement basses).

Avocat : SCP CHARREL ET ASSOCIES

20 mars 2026
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2405792

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur la demande principale de Mme B..., qui sollicitait une injonction au préfet pour l'attribution d'un logement adapté. Cette demande était devenue sans objet car la requérante avait signé un bail pour un logement convenable en octobre 2024, entraînant la radiation de sa demande de logement social. La juridiction a également rejeté sa demande de condamnation de l'État à une somme d'argent sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, au motif qu'elle bénéficiait de l'aide juridictionnelle totale et que son avocat n'avait pas réclamé de frais.

Avocat : GIBON

20 mars 2026
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2406206

Le Tribunal administratif de Marseille rejette la requête de Mme A... visant à obtenir une injonction de logement contre le préfet des Bouches-du-Rhône. Le tribunal constate que le recours, enregistré le 24 juin 2024, est manifestement tardif, car il a été introduit après l'expiration du délai de quatre mois prévu par l'article R. 778-2 du code de justice administrative. Cette décision s'appuie sur les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, qui encadrent la procédure de recours après une décision de priorité de la commission de médiation.

20 mars 2026
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2406264

Le Tribunal administratif de Marseille rejette la requête de Mme A... visant à enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de lui attribuer un logement. La juridiction estime que le recours, fondé sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, est manifestement irrecevable car il a été introduit hors délai. En effet, la requête a été enregistrée après l'expiration du délai de quatre mois prévu à l'article R. 778-2 du code de justice administratif, qui court à compter de l'expiration du délai accordé au préfet pour faire une offre de logement.

20 mars 2026
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2406521

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de Mme A... demandant l'attribution d'un logement adapté. Cette décision est motivée par le fait que la requérante a signé un bail pour un tel logement en mai 2025, rendant sa demande sans objet. La juridiction s'est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour prononcer cette extinction de l'instance.

20 mars 2026
TA13Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604648

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral de fermeture administrative d'un restaurant-piscine. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, malgré l'allégation d'une menace pour la survie économique de l'établissement, car la requérante n'apporte pas d'éléments nouveaux suffisants par rapport à une précédente décision de rejet. La demande est examinée sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative relatif à la sauvegarde des libertés fondamentales.

Avocat : MORIN CAMILLE

20 mars 2026
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2201985

Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi d'une demande d'indemnisation suite à un incendie causé par un mineur placé sous la responsabilité du département de la Manche. La société Filia MAIF, subrogée dans les droits de la victime, et les héritières de celle-ci demandaient réparation au département. Le tribunal a rejeté ces demandes, considérant que la responsabilité sans faute du département, en tant que gardien du mineur, n'était pas engagée pour ce type de dommage. La décision s'appuie sur les principes généraux de la responsabilité administrative pour faute et l'article L. 761-1 du code de justice administrative concernant les frais irrépétibles.

Avocat : ROCHEFORT

20 mars 2026• 1ère chambre
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2503540

Le Tribunal Administratif de Caen a annulé la décision implicite de rejet d'un titre de séjour "vie privée et familiale" opposée à une ressortissante congolaise, mère de quatre enfants. La juridiction a constaté l'acquiescement de l'administration, réputée admettre les faits allégués par la requérante en raison de son absence de production de mémoire malgré une mise en demeure. Le tribunal a ordonné au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois, en application des articles R. 612-6 du code de justice administrative et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : LELOUEY

20 mars 2026• 1ère chambre
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2503807

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 13 octobre 2025 refusant un titre de séjour et ordonnant son éloignement. La juridiction a estimé que le préfet de l'Orne n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant la délivrance d'un titre de séjour au titre de la vie privée et familiale (article L. 423-23 du CESEDA), et que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée au regard de l'article 8 de la CEDH. Le tribunal a toutefois accordé l'aide juridictionnelle provisoire à la requérante.

Avocat : CAVELIER

20 mars 2026• 1ère chambre
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2504040

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. B... A..., un ressortissant britannique, qui contestait l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en considérant que le refus de séjour ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale du requérant, au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Le tribunal a notamment relevé que le requérant, célibataire et sans enfant, avait des liens familiaux persistants avec son pays d'origine et que son installation récente en France ne démontrait pas l'existence de liens personnels et familiaux stables et effectifs sur le territoire national justifiant la délivrance d'un titre de séjour.

20 mars 2026• 1ère chambre
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2504150

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. A... D..., un ressortissant tunisien, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et ordonnant son éloignement. Le juge a estimé que le préfet de l'Orne n'avait pas commis d'erreur de droit ou d'appréciation en refusant la délivrance d'une carte de séjour au titre de l'article 7 quater de l'accord franco-tunisien, et que les mesures d'éloignement ne portaient pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la CEDH. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée, le tribunal considérant que les conditions d'urgence n'étaient pas établies.

Avocat : WAHAB

20 mars 2026• 1ère chambre
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2300627

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande principale de la société La Cave d’Aléria, qui contestait la décharge de cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés (90 606 €) suite à la remise en cause par l’administration fiscale de son crédit d’impôt pour investissements en Corse. La juridiction a jugé que les aides perçues dans le cadre du programme national vitivinicole, bien que financées par l’Union européenne, constituent des aides d’État au sens du droit communautaire, ce qui exclut les investissements correspondants du bénéfice du crédit d’impôt. Elle a appliqué l’article 244 quater E du code général des impôts et le règlement (UE) n° 651/2014 de la Commission. Seule une demande accessoire de remboursement (602 €) a été accordée, l’administration ayant déjà procédé à son versement.

Avocat : CABINET D'AVOCATS PLMC

20 mars 2026• 2ème chambre
TA20Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2300717

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête en annulation d'un permis de construire tacite délivré pour des travaux de ventilation, d'accès et de clôture. Le tribunal a jugé que le requérant ne démontrait pas que la construction existante, dont il contestait la hauteur, était irrégulière au point de vicier la nouvelle autorisation. La décision s'appuie sur les principes du code de l'urbanisme relatifs à la régularisation des constructions et au champ des autorisations.

Avocat : BAUDUCCO-ROTA

20 mars 2026• 2ème chambre
TA20Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2301146

Le Tribunal Administratif de Bastia rejette la requête en annulation d'un permis de construire délivré pour la régularisation d'un changement de destination d'un entrepôt en bâtiment artisanal. Le tribunal estime que les requérants n'établissent pas que le dossier de permis était incomplet au regard des articles R. 431-5 et suivants du code de l'urbanisme, et que les autres moyens soulevés (notamment sur la méconnaissance des articles L. 111-4 et L. 121-8 du code de l'urbanisme) ne sont pas fondés. La demande d'indemnité au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative est également rejetée.

Avocat : CABINET D'AVOCATS MORELLI-MAUREL & ASSOCIES

20 mars 2026• 2ème chambre
TA20Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2301361

Le Tribunal Administratif de Bastia rejette la requête de Mme B... visant à annuler le refus de permis de construire une maison individuelle. Le juge estime que le projet, situé dans une zone isolée et non en continuité avec une agglomération ou un village existant, caractérise une extension de l'urbanisation prohibée en secteur littoral. La décision s'appuie sur les articles L. 121-8 du code de l'urbanisme et les prescriptions du plan d'aménagement et de développement durable de Corse (PADDUC).

20 mars 2026• 2ème chambre