Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2601843
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté les requêtes de M. C... visant à annuler un arrêté préfectoral fixant son pays d'éloignement (Mali) et un arrêté ordonnant son maintien en rétention. Le tribunal a jugé que l'éloignement vers le Mali ne présentait pas de risque caractérisé de traitement contraire à l'article 3 de la CEDH et que le maintien en rétention était justifié, notamment au regard de l'interdiction définitive du territoire prononcée à la suite d'une condamnation pour viol. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et sur la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : FORUM REFUGIES - CENTRE DE RÉTENTION ADMINISTRATIVE DE PERPIGNAN
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2507972
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté le recours de Mme B... A... contre le refus d'autorisation provisoire de séjour et l'obligation de quitter le territoire français. Le juge a estimé que le préfet du Finistère n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en relevant que l'état de santé de l'enfant ne nécessitait pas un séjour en France et que la vie familiale pouvait se poursuivre dans le pays d'origine. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2508851
Le Tribunal administratif de Rennes rejette par ordonnance un recours pour excès de pouvoir dirigé contre un avis médical. Le requérant contestait le taux d'incapacité de 7 % fixé par le conseil médical départemental, mais la juridiction rappelle que cet avis ne constitue pas une décision attaquable. Seule la décision de l'autorité de nomination (le président de Brest Métropole) peut faire l'objet d'un recours, conformément à l'article 6 du décret n° 2005-442 du 2 mai 2005 et à l'article R. 421-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2202660
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête indemnitaire du département de la Savoie contre l'État. Le tribunal a jugé irrecevable, pour tardiveté, la demande concernant la société Hasbro, le recours contentieux ayant été formé hors délai après une décision implicite de rejet. Il a également déclaré irrecevables, en application de l'article L. 190 A du livre des procédures fiscales, les créances portant sur des périodes antérieures à celles autorisées par ce texte.
Avocat : RIQUIER
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2602041
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé, a rejeté la demande de M. B... visant à enjoindre l'administration de lui délivrer un récépissé de sa demande de naturalisation. Le juge a estimé que le requérant ne caractérisait pas l'urgence nécessaire pour une mesure sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, malgré son argument sur le blocage du délai d'instruction. La décision s'appuie sur les dispositions du code civil (article 21-25-1) et du code de justice administrative (articles L. 521-3 et L. 522-3) pour conclure au défaut manifeste de fondement de la requête.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2306129
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. La juridiction a estimé que la requérante, qui avait déposé sa demande d'asile hors du délai légal de 90 jours, n'apportait pas d'éléments probants pour justifier d'un motif légitime à ce retard, comme l'exige l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a également considéré que la décision attaquée était en réalité celle du 6 juillet 2023, prise suite au recours administratif préalable obligatoire, et que les arguments relatifs à une situation de vulnérabilité n'étaient pas suffisamment étayés pour infirmer la légalité de ce refus.
Avocat : SARL NOVAS AVOCATS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2208266
**Sujet principal** : La demande de décharge de suppléments d'impôt sur les sociétés par la SAS Supair, qui contestait le refus de l'administration fiscale de lui accorder le crédit d'impôt recherche (CIR) au titre de l'élaboration de nouvelles collections pour les exercices 2015 et 2016. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Grenoble (7ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la SAS Supair. Il estime que l'entreprise, qui sous-traite la fabrication de ses produits textiles à l'étranger et n'effectue localement que des opérations marginales (montage d'accessoires, contrôle), n'exerce pas une "activité industrielle" au sens strict requis par la loi pour bénéficier du CIR. L'intervention du conciliateur judiciaire est également jugée irrecevable. **Textes appliqués** : L'article 244 quater B du code général des impôts (conditions du CIR pour le secteur textile-habillement-cuir) et l'article L. 611-7 du code de commerce (rôle du conciliateur).
Avocat : CABINET GL CONSEILS & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2301051
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et des pénalités pour les années 2017 à 2019. Le tribunal a jugé que le requérant, ayant accepté les rectifications ou n'y ayant pas répondu, supportait la charge de la preuve et n'avait pas démontré le caractère exagéré des impositions. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 194-1 du livre des procédures fiscales et de l'article 38 du code général des impôts.
Avocat : SELAS RTA AVOCATS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2507165
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant algérien, visant l'annulation du refus de renouvellement de son titre de séjour et d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que l'administration n'avait pas commis d'erreur de droit ou de détournement de pouvoir en refusant la délivrance du titre au titre de l'article 6-7 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, considérant que le requérant ne justifiait pas d'une résidence régulière et ininterrompue en France. Les moyens tirés de la méconnaissance du droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et d'un vice de procédure ont également été écartés.
Avocat : SCHURMANN
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601506
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la demande de suspension d'une décision préfectorale ayant clôturé la demande de titre de séjour pour raison médicale de la requérante. Le juge des référés a estimé que la condition d'urgence, exigée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas caractérisée, notamment au regard des éléments de la situation personnelle de l'intéressée et de l'engagement de la préfète à reprendre l'instruction en cas de nouveau dépôt. La requérante a toutefois été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Avocat : SARL NOVAS AVOCATS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512781
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en jugeant que sa situation, malgré une insertion professionnelle et une vie privée en France, ne répondait pas aux critères humanitaires ou exceptionnels prévus à l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Les décisions d'obligation de quitter le territoire et de fixation du pays de renvoi (l'Albanie) ont été déclarées légales.
Avocat : NKELE
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602501
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, rejette la demande de liquidation et d'augmentation d'une astreinte, la préfète ayant finalement délivré le titre de séjour sollicité. Il condamne néanmoins l'État à verser 1 200 euros au requérant au titre des frais exposés pour le procès, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur les articles L. 911-6, L. 911-7 et L. 521-4 du même code.
Avocat : COUTAZ
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2306668
**Sujet principal** : Recours contre l'ajournement d'une demande de naturalisation pour défaut de paiement de la taxe d'habitation. **Juridiction** : Tribunal administratif de Nantes (12ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête et confirme la légalité de la décision ministérielle d'ajournement. Il estime que le ministre de l'Intérieur n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en tenant compte du comportement fiscal de la requérante, et ce même après le paiement de sa dette. **Textes appliqués** : Article 21-15 du code civil et article 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, qui confèrent à l'autorité administrative un large pouvoir d'appréciation pour ajourner une demande de naturalisation.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2310490
Le Tribunal administratif de Nantes rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre l'ajournement d'une demande de naturalisation. Le juge estime que la décision ministérielle était suffisamment motivée et que le ministre de l'intérieur n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en tenant compte du défaut d'autonomie matérielle du requérant pour ajourner sa demande. La décision s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret du 30 décembre 1993 relatifs aux conditions d'octroi de la naturalisation.
Avocat : DUTHEIL DE LA ROCHERE
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2413792
**Sujet principal** : Recours contre le refus de délivrance de visas pour demander l'asile en France, opposé à des ressortissants afghans résidant aux Émirats arabes unis. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nantes (8ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête et refuse d'annuler la décision de la commission de recours. Il estime que la décision attaquée est suffisamment motivée et que le refus de visa est légal, car la protection internationale française nécessite généralement la présence sur le territoire national et que les risques allégués par les requérants ne justifient pas la délivrance d'un visa au titre de l'asile. **Textes appliqués** : Articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration (motivation des décisions), et article L. 311-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (conditions d'octroi de la protection internationale).
Avocat : DELAVAY
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2502189
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête en annulation d'un refus de visa au titre de l'asile. Le tribunal estime que la décision de la commission de recours, signée par son premier vice-président, respecte les règles de signature prévues à l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration. Il juge également que les autres moyens, notamment ceux relatifs à la motivation et à l'appréciation de la situation personnelle des requérants, ne sont pas fondés.
Avocat : DANET
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2502217
Le Tribunal administratif de Nantes a annulé l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement du titre de séjour et imposant une obligation de quitter le territoire français à M. A..., ressortissant centrafricain. La juridiction a estimé que le préfet avait méconnu les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en ne tenant pas compte de manière suffisante de l'ancienneté et de la régularité du séjour du requérant, de son intégration professionnelle et de la nature ancienne de ses condamnations. La décision d'obligation de quitter le territoire (OQTF) a été annulée par voie de conséquence, étant privée de base légale.
Avocat : SEGUIN & KONRAT
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2602765
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de suspension d'un refus de visa de réunification familiale. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, notamment au regard de la situation des demandeurs en Ouganda, et qu'aucun doute sérieux sur la légalité de la décision consulaire n'était caractérisé quant à l'appréciation des liens familiaux. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et les règles applicables en matière d'entrée et de séjour des étrangers.
Avocat : LACHAUX
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604389
**Sujet principal** : Demande de suspension en référé de l'invalidation d'un permis de conduire pour un chauffeur routier. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nantes (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande de suspension. Il estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car le requérant n'apporte pas la preuve de l'impossibilité de trouver un autre emploi ou une mission alternative chez son employeur actuel, et ce malgré les conséquences financières alléguées. **Textes appliqués** : L'article L. 521-1 du Code de justice administrative, qui conditionne la suspension d'un acte à l'urgence et à un doute sérieux sur sa légalité. Le juge se fonde sur une appréciation objective et globale des circonstances pour écarter l'urgence.
Avocat : SELARL BERNARD AVOCAT
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2605484
La commune de Mayenne a saisi le Tribunal Administratif de Nantes en référé pour obtenir la désignation d'un expert afin d'évaluer les risques présentés par un mur mitoyen fissuré, invoquant un danger pour la sécurité publique. Le juge des référés a fait droit à cette demande en désignant un expert, conformément à la procédure d'urgence prévue par l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et les articles R. 531-1 et R. 556-1 du code de justice administrative. La mission de l'expert consistera à constater l'état du mur, évaluer le danger et proposer les mesures nécessaires pour y remédier.
Avocat : CABINET COUDRAY