Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2508255
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé les décisions préfectorales refusant le renouvellement du titre de séjour de la requérante, lui enjoignant de quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour. Le juge a retenu un vice de procédure, estimant que le préfet, envisageant un refus alors que l'étrangère remplissait les conditions de l'article L. 423-23 du CESEDA (liens familiaux intenses), était tenu de consulter la commission du titre de séjour. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 432-13 du CESEDA.
Avocat : BOUDJEMAA ADLEINE
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2508842
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et l'interdiction de retour prononcées par la préfète du Rhône. Le tribunal a jugé que l'administration n'était pas tenue d'examiner d'office une éventuelle régularisation au titre de la vie privée et familiale (articles L. 423-23 et L. 435-1 du CESEDA) lorsque la demande était explicitement fondée sur un contrat de travail. Il a également estimé que la motivation de l'OQTF était suffisante, car elle n'avait pas à être distincte de celle du refus de séjour dans ce cas (article L. 613-1 du CESEDA).
Avocat : ANDUJAR
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2508898
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé les décisions d'éloignement (obligation de quitter le territoire, fixation du pays de renvoi et interdiction de retour) prises à l'encontre de Mme A... par la préfète du Rhône. La juridiction a constaté que la reconnaissance du statut de bénéficiaire de la protection subsidiaire par la Cour nationale du droit d'asile, postérieure aux décisions attaquées, leur enlevait tout fondement juridique. Le tribunal a donc prononcé l'annulation de ces mesures en se fondant sur l'autorité de la chose jugée attachée à la décision de la CNDA.
Avocat : VRAY
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602686
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête en référé des sociétés Scop Titi Floris et TC Transport Adapté, qui contestaient l'attribution d'un marché public de transport adapté. La juridiction estime que les moyens soulevés, notamment le caractère anormalement bas des offres concurrentes et la dénaturation de l'offre des requérantes, ne sont pas fondés. Elle applique les dispositions du code de la commande publique, considérant que l'acheteur n'a pas méconnu ses obligations.
Avocat : SELAS NAUSICA
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2400704
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur le recours en excès de pouvoir dirigé contre un arrêté de détachement et d'affectation d'une fonctionnaire. Le juge relève que l'administration a retiré l'acte attaqué et pris un nouvel arrêté régularisant la situation de la requérante, ce qui a privé la demande d'annulation et d'injonction de son objet. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative permettant de constater l'absence de lieu à statuer.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2509090
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant concernant son recours en excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande d'indemnité de résidence à l'étranger. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, l'instance est éteinte sans qu'il soit statué sur le fond de l'affaire.
Avocat : KELBER
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2515508
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance, rejette la requête de la société TPA Sedgwick France comme étant manifestement irrecevable. Le juge constate que la société s'est bornée à produire des pièces et une demande de paiement, sans formuler de conclusions ni exposer de moyens juridiques dans sa requête. La décision s'appuie sur les articles R. 411-1 et R. 222-1 (4°) du code de justice administrative, qui exigent que toute requête contienne un exposé des moyens et des conclusions.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602932
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... comme étant manifestement irrecevable. Le requérant avait saisi le juge sans formuler de conclusions précises (annulation ou condamnation) ni exposer de moyens juridiques, en se bornant à produire un document administratif. La juridiction a appliqué les articles R. 411-1 et R. 222-1 (4°) du code de justice administrative, qui exigent que toute requête contienne un exposé des moyens et des conclusions.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603691
Le Tribunal administratif de Lyon rejette la requête de Mme B... visant à annuler son transfert vers l'Allemagne au titre du règlement Dublin. La juridiction constate que le recours, formé le 18 mars 2026 contre une décision notifiée le 9 décembre 2025, est manifestement tardif. Il est irrecevable pour avoir été introduit après l'expiration du délai impératif de sept jours prévu à l'article L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603744
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de M. A... visant à annuler sa décision de transfert vers l'Allemagne au titre du règlement Dublin. Le tribunal constate que le recours, formé le 18 mars 2026 contre une décision notifiée le 9 décembre 2025, est manifestement tardif. Il est irrecevable car il a été introduit après l'expiration du délai impératif de sept jours prévu par les articles L. 921-1 et R. 921-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2400802
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en plein contentieux, a retenu la responsabilité de l'AP-HP pour une faute médicale commise lors d'une intervention chirurgicale sur la colonne vertébrale de la requérante, ayant conduit à opérer le mauvais étage vertébral. La juridiction a condamné l'établissement hospitalier à indemniser la victime pour l'ensemble de ses préjudices, dont un déficit fonctionnel temporaire, en application de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique. Elle a également fait droit à la demande de la CPAM de Paris concernant le remboursement des prestations versées.
Avocat : RELMY
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2404330
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de parents demandant l'annulation du refus implicite de l'AP-HP de communiquer des photographies médicales de leur fils. La juridiction estime que l'administration n'est pas tenue de communiquer un document qu'elle ne détient pas, et que les requérants n'ont pas démontré l'existence des clichés sollicités. La demande d'indemnisation pour préjudice moral est donc également rejetée, le refus de communication étant légal au regard des articles L. 300-2 et L. 311-1 du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : CABINET PAMELA ROBERTIERE AVOCAT
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2419153
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler le refus implicite de la Commission d'accès aux documents administratifs (CADA) de communiquer des documents relatifs à ses délais de traitement. Le tribunal a jugé que la CADA, en tant qu'autorité administrative indépendante chargée de contrôler l'accès aux documents, n'était pas soumise à l'obligation de communication prévue par l'article L. 311-1 du code des relations entre le public et l'administration. Il a estimé que les documents déjà fournis, dont un bilan statistique, répondaient suffisamment à la demande et que les autres informations sollicitées n'étaient pas détenues ou constituaient des documents de travail internes non communicables.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2427912
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler la décision du Conseil national de l'ordre des vétérinaires confirmant son ajournement à l'examen d'aptitude d'ostéopathe animal. Le tribunal a jugé que le recours devant la commission de recours amiable de l'ordre constituait un recours administratif préalable obligatoire, conformément au règlement des épreuves établi en application de l'arrêté du 19 avril 2017. Il a estimé que les moyens soulevés, notamment concernant l'égalité de traitement des candidats et la motivation de la décision, n'étaient pas fondés.
Avocat : CABINET ROUSSEAU ET TAPIE (SCP)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2428062
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé la décision du 28 juin 2024 par laquelle le directeur du CNAPS retirait la carte professionnelle d'agent de sécurité du requérant. La juridiction a retenu un vice de procédure, constatant que la décision avait été prise avant l'expiration du délai laissé à l'intéressé pour présenter ses observations, méconnaissant ainsi le principe du contradictoire (articles L. 122-1 et L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration). Le CNAPS est enjoint de réexaminer la situation du requérant sous trois mois.
Avocat : ZEKRI
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2434082
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé le refus du préfet de Seine-et-Marne de renouveler le passeport de la requérante. Le juge a estimé que l'administration ne pouvait pas se fonder sur une simple instruction du parquet pour contester la validité d'un acte d'état civil consulaire régulièrement établi, sans apporter la preuve de son irrégularité. La décision a été prise en application des articles 47 et 31-2 du code civil et du décret du 30 décembre 2005 relatif aux passeports.
Avocat : BENTOLILA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2503988
La SAS CFCE a demandé au Tribunal Administratif de Paris la réparation du préjudice causé par la loi PACTE du 22 mai 2019 et son décret d'application, qui ont modifié les seuils d'obligation de désignation d'un commissaire aux comptes. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la société n'avait pas établi que le préjudice invoqué présentait un caractère grave et spécial, condition nécessaire pour engager la responsabilité de l'État sur le fondement de la rupture de l'égalité devant les charges publiques. La décision s'appuie sur les principes de la responsabilité de l'État du fait des lois et sur les dispositions de la loi PACTE et du code de commerce.
Avocat : RIQUIER
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2509174
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande d'indemnisation de M. B... contre la CAF de Paris et la Ville de Paris. Le tribunal a jugé que la suspension des versements de prestations par la CAF était légale, fondée sur l'article L. 583-3 du code de la sécurité sociale en raison d'incohérences dans la déclaration des ressources du requérant. Il a également estimé que les fautes alléguées dans la gestion du dossier n'étaient pas établies et qu'aucun préjudice direct et certain n'était démontré.
Avocat : TERRASSON
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2516736
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé l'arrêté préfectoral du 30 avril 2025 refusant un titre de séjour à un ressortissant arménien et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a jugé que le préfet avait fait une application inexacte de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en ne démontrant pas que le traitement médical indispensable et non substituable du requérant était effectivement disponible dans son pays d'origine. Par conséquent, le refus de titre de séjour est illégal.
Avocat : VECIN
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2525582
**Sujet principal** : Recours en excès de pouvoir contre le refus de délivrance d'un titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) prise à l'encontre d'un ressortissant bangladais. **Juridiction** : Tribunal administratif de Paris (6e Section - 1re Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal annule les décisions attaquées (refus de titre de séjour et OQTF). Il considère que le préfet de police a commis une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas suffisamment compte de l'insertion professionnelle réelle, continue et pérenne de l'intéressé, justifiée par près de cinq ans d'activité salariée stable et régulière. **Textes appliqués** : L'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), qui prévoit la possibilité d'une admission exceptionnelle au séjour pour motifs humanitaires ou exceptionnels.
Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS (SEL)