Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2301453
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le refus de permis de construire et à obtenir un permis tacite. Le juge a estimé que le maire de Sartène, devant recueillir l'avis conforme du préfet en l'absence de document d'urbanisme, était en situation de compétence liée par cet avis défavorable. Par conséquent, le refus était légal et aucun permis de construire tacite n'avait pu naître, l'instruction étant suspendue dans l'attente de cet avis conforme. La décision s'appuie sur les articles L. 422-5 et L. 424-5 du code de l'urbanisme.
Avocat : REDE-TORT
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2301647
Le Tribunal Administratif de Bastia a annulé un permis de construire délivré par le maire de Bastelica pour régulariser des constructions sur le plateau d'Ese. Le juge a retenu que le dossier de demande était illégalement incomplet, car il ne contenait pas les dossiers obligatoires sur l'accessibilité aux personnes handicapées et la sécurité incendie, pourtant exigés par l'article R. 431-30 du code de l'urbanisme pour un établissement recevant du public. Cette omission a vicié l'appréciation de la légalité du projet par l'autorité administrative.
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2401285
Le Tribunal Administratif de Bastia a annulé l'arrêté du maire de Cuttoli-Corticchiato refusant un permis d'aménager un lotissement. Le juge a retenu que le motif initial, fondé sur la localisation du terrain dans un espace protégé (ERPAT) du PADDUC, était entaché d'une erreur de droit, car ces espaces ne sont pas directement opposables aux autorisations d'urbanisme. La juridiction a examiné d'autres moyens soulevés par la commune, notamment la méconnaissance des articles L. 122-5 et L. 122-10 du code de l'urbanisme relatifs à la constructibilité en zone de montagne.
Avocat : CABINET D'AVOCATS MORELLI-MAUREL & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2502842
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'office de l'OPAC de Saône-et-Loire. Ce désistement est prononcé car le requérant, invité à confirmer le maintien de ses conclusions après que l'administration eut accordé le dégrèvement demandé, n'a pas répondu dans le délai imparti. La juridiction applique les articles R. 612-5-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative pour constater ce désistement d'office, mettant ainsi fin à l'instance.
Avocat : SELARL ACC
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600124
Le Tribunal administratif de Dijon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de contribuables demandant une réduction de leur impôt sur le revenu 2022 pour des versements sur un plan d'épargne retraite. La juridiction a jugé la réclamation irrecevable car elle avait été présentée à l'administration après l'expiration du délai légal du 31 décembre 2025, fixé par l'article R*196-1 du livre des procédures fiscales. Les moyens invoqués par les requérants (information tardive, indisponibilité des services bancaires) n'ont pas été retenus, conduisant au rejet de la requête en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600584
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... qui contestait le rejet implicite de sa demande de titre de séjour par le préfet de l'Yonne. La juridiction a constaté que le requérant n'avait pas produit la pièce justifiant le dépôt de sa demande administrative, malgré une mise en demeure de régulariser, rendant sa requête irrecevable. Cette décision est fondée sur les articles R. 412-1 et R. 222-1 du code de justice administrative relatifs aux conditions de recevabilité des recours.
Avocat : BOY CAROLE
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600821
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... pour incompétence. Le sujet principal concernait des dysfonctionnements liés à une décision d'un tribunal judiciaire, ce qui ne relève pas du contentieux administratif. La juridiction a appliqué l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter une requête manifestement hors de sa compétence.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2505133
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé, a été saisi par une requérante demandant la suspension d'un projet de transformation d'un logement social en maison d'assistants maternels (MAM) et une injonction de relogement pour son fils. Le juge a constaté que la demande de relogement avait perdu son objet suite à l'attribution d'un logement pendant l'instance. Concernant la suspension du projet de MAM, le juge a estimé que cette mesure ferait obstacle à l'exécution de décisions administratives régulières (délibération et dérogation préfectorale) et a donc rejeté cette demande, sans statuer sur la responsabilité qui n'est pas de la compétence du juge des référés de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2601805
Le Tribunal administratif de Toulouse rejette la demande du préfet de la Haute-Garonne d'expulser une famille d'un centre d'hébergement pour demandeurs d'asile. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, estime que la condition d'urgence n'est pas établie, notamment au regard de la vulnérabilité d'une personne âgée de 75 ans et de la présence d'un enfant scolarisé. La juridiction considère que les éléments fournis par le préfet, principalement des statistiques générales, ne justifient pas, en l'espèce, le caractère urgent de la mesure d'expulsion sollicitée.
Avocat : MACHADO TORRES
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2601970
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII, fondée sur les articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), était suffisamment motivée, le refus étant justifié par le caractère tardif de la demande de réexamen d'asile. Il a toutefois accordé à M. B... l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle en raison de l'urgence de statuer sur sa requête.
Avocat : DIALEKTIK AVOCATS AARPI
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2602068
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé, rejette la demande d'un requérant visant à obtenir son retour en France depuis le Tchad pour assister à l'examen de son recours devant la Cour nationale du droit d'asile. Le juge estime que le requérant, ayant fait l'objet d'une mesure d'éloignement exécutée, ne démontre pas l'existence d'une situation d'urgence justifiant une injonction en référé-liberté sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative. La juridiction considère également que le droit au recours effectif, garanti notamment par la Convention européenne des droits de l'homme, n'est pas méconnu puisqu'il peut être exercé à distance.
Avocat : JOUBIN
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2602239
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé, a ordonné au préfet de la Haute-Garonne d’héberger d’urgence la requérante et ses enfants, sous astreinte. Le juge a estimé que la carence des autorités, laissant une famille avec un enfant malade à la rue malgré ses appels, constituait une atteinte grave et manifestement illégale au droit à l’hébergement d’urgence, une liberté fondamentale. La décision s’appuie sur les articles L. 521-2 du code de justice administrative et L. 345-2-2 du code de l’action sociale et des familles.
Avocat : GALINON
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2601903
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a statué sur un recours en excès de pouvoir visant l'annulation du refus de rétablir les conditions matérielles d’accueil d'une demandeuse d'asile. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la décision de l'Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) était suffisamment motivée et que les moyens soulevés (vice de procédure, erreur d'appréciation) n'étaient pas fondés. Il a toutefois admis la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire en raison de l'urgence, en application de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : SP AVOCATS
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2303390
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête d'une fonctionnaire visant à annuler deux décisions la plaçant en congés annuels pour nécessité de service. Le tribunal a jugé la requête irrecevable car elle ne contenait pas l'exposé des moyens juridiques requis, en violation de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. La demande de condamnation de la requérante aux dépens formulée par le département a également été rejetée.
Avocat : SELARL WALGENWITZ AVOCATS
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2303424
**Sujet principal** : Recours en excès de pouvoir contre une décision de placement d'office d'une fonctionnaire en congés annuels pour nécessité de service. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Montpellier (6ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de l'agent, considérant que le placement en congés annuels pour nécessité de service était légalement fondé. Il écarte d'abord l'exception d'irrecevabilité soulevée par le département, estimant que la requête, bien que sommaire, contenait suffisamment d'éléments pour être instruite. **Textes appliqués** : La décision s'appuie principalement sur le décret n° 2002-8 du 4 janvier 2002 relatif aux congés annuels de la fonction publique hospitalière, qui permet à l'autorité d'arrêter le tableau des congés en tenant compte des nécessités de service. Elle se réfère également au code de l'action sociale et des familles et au code général de la fonction publique pour établir le cadre statutaire applicable à l'agent.
Avocat : SELARL WALGENWITZ AVOCATS
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2304996
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté les requêtes de M. A... visant à annuler son changement d'affectation et la modification de sa rémunération par le département de l'Aude. Le tribunal a jugé que les arrêtés attaqués, pris par la présidente du conseil départemental, étaient des actes administratifs réguliers et non des mesures d'ordre intérieur, et qu'aucun des moyens soulevés (incompétence, vice de procédure, détournement de pouvoir, etc.) n'était fondé. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des collectivités territoriales et du code général de la fonction publique.
Avocat : SELARL WALGENWITZ AVOCATS
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2305900
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête d'une agente de police municipale demandant l'annulation du refus implicite du maire de lui accorder la protection fonctionnelle suite à un incident survenu en service. La juridiction a jugé que les faits litigieux, consistant en un échange d'invectives isolé, ne constituaient pas des menaces, violences ou outrages au sens de l'article L. 134-5 du code général de la fonction publique. Le tribunal a ainsi estimé que l'administration n'avait pas manqué à son obligation de protection.
Avocat : MANYA
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2306260
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. C... visant à annuler son affectation d'office en tant qu'éducateur spécialisé. Le tribunal a jugé que l'arrêté était signé par une autorité compétente en vertu d'une délégation régulière et que la mutation, qui ne modifiait pas son grade, ne constituait ni une rétrogradation ni une sanction déguisée. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des collectivités territoriales (article L. 3221-3) et du code général de la fonction publique (article L. 411-5) concernant la distinction entre grade et emploi.
Avocat : SELARL WALGENWITZ AVOCATS
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2306649
Le Tribunal Administratif de Montpellier a statué sur une demande d'indemnisation d'une agent du département de l'Aude pour des pathologies reconnues imputables au service. Le tribunal a retenu la responsabilité sans faute du département pour les préjudices liés aux maladies professionnelles, mais a rejeté l'engagement de sa responsabilité pour faute, notamment concernant les griefs relatifs au reclassement et à la gestion administrative. La décision s'appuie sur les principes de la responsabilité administrative et les dispositions du code de justice administrative pour fixer le montant de l'indemnisation.
Avocat : SELARL WALGENWITZ AVOCATS
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2601738
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le refus de l'OFII de lui octroyer les conditions matérielles d’accueil. La juridiction a jugé que le refus, fondé sur le dépôt tardif de la demande d’asile (au-delà du délai de 90 jours après l'entrée en France), était légal au regard des articles L. 551-15 et L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle a écarté les moyens du requérant (défaut de motivation, erreur de droit et erreur manifeste d'appréciation) et a admis M. A... au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Avocat : BOURRET MENDEL