Jurisprudence administrative

966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

966 388

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2417229

Le Tribunal administratif de Nantes statue sur une requête en excès de pouvoir visant l'annulation d'un rejet implicite de recours contre le refus de visas de long séjour pour réunification familiale. La juridiction constate que la requérante, ayant vu son recours en référé rejeté, n'a pas confirmé le maintien de sa requête au fond dans le délai d'un mois, comme l'exige l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative. Par conséquent, elle est réputée s'être désistée, et le tribunal donne acte de ce désistement par ordonnance.

Avocat : KOUAMO

20 mars 2026
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2518105

Le Tribunal administratif de Nantes rejette par ordonnance la requête en excès de pouvoir visant l'annulation d'un refus de visa de long séjour. La requête est jugée manifestement irrecevable car le requérant, résidant en Algérie, n'a pas régularisé son recours en élisant domicile en France ou dans l'UE comme l'exige l'article R. 431-8 du code de justice administrative, et n'a pas démontré l'exercice préalable du recours administratif obligatoire devant la commission des visas prévu aux articles D. 312-3 et D. 312-4 du CESEDA.

20 mars 2026
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2518180

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme C... visant à contester le refus d'un visa de long séjour pour études. La juridiction estime la requête manifestement irrecevable car l'intéressée n'a pas exercé le recours administratif préalable obligatoire devant la commission compétente, pourtant indiqué dans la décision contestée. Cette irrecevabilité est fondée sur les articles D. 312-3 et D. 312-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui imposent ce préalable.

Avocat : ENAM

20 mars 2026
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601334

Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral fixant l'Algérie comme pays de destination pour l'exécution d'une interdiction définitive du territoire français. Le tribunal a annulé la décision attaquée, considérant qu'elle était entachée d'une erreur de droit, car elle se fondait sur une interdiction du territoire prononcée par une juridiction (la cour d'assises) qui n'était pas compétente pour le faire en l'espèce. La décision s'appuie sur les dispositions du code pénal et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives à la peine d'interdiction du territoire.

Avocat : DA SILVA

20 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601963

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre une décision préfectorale ordonnant le transfert d'un demandeur d'asile irakien vers l'Allemagne, État membre responsable selon le règlement Dublin III. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que les vices de procédure allégués (défaut d'information et d'entretien individuel) n'étaient pas établis et que le préfet avait correctement appliqué les critères du règlement (UE) n° 604/2013. La juridiction a toutefois admis le requérant au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle totale.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

20 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA59Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602334

Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, se prononce sur la compétence territoriale dans un litige relatif à un arrêté préfectoral d'éloignement. Le magistrat délégué constate que l'étranger, initialement placé en rétention administrative, n'est plus en rétention au moment de l'examen. Il applique les articles R. 922-1 et R. 922-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'article R. 312-8 du code de justice administrative. En conséquence, il estime que le tribunal administratif compétent n'est plus celui du lieu de rétention et transmet le dossier au tribunal administratif dans le ressort duquel se trouve le lieu de résidence de l'intéressé.

Avocat : PHILIPPON

20 mars 2026
TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600742

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté de reconduite à la frontière et un arrêté d'assignation à résidence pris à l'encontre d'un ressortissant algérien. Le tribunal a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire en raison de l'urgence. Sur le fond, il a annulé les deux arrêtés attaqués, considérant que l'administration n'avait pas démontré que l'éloignement était proportionné au regard de la vie familiale du requérant en France, au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant.

Avocat : KHANIFAR

20 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600787

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que l'OFII avait procédé à un examen particulier de la situation du requérant. Il a jugé que la cessation des conditions d'accueil était fondée sur l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, au motif que le requérant n'avait pas respecté les exigences des autorités en dissimulant son acquisition d'une protection internationale en Grèce.

Avocat : CHERAMY

20 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2302373

Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. et Mme C... visant à annuler l'arrêté municipal refusant leur permis de construire. Le tribunal a jugé que le refus était légalement motivé, notamment au regard des articles L. 424-3 et L. 121-8 du code de l'urbanisme, considérant que le projet était situé dans des "espaces proches du rivage" où l'urbanisation est limitée et non en continuité d'une agglomération existante. Les autres moyens soulevés par les requérants ont également été écartés.

Avocat : CABINET COUDRAY

20 mars 2026• CHAMBRE 3
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2600747

Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la demande de suspension en référé d'une décision prolongeant le placement à l'isolement d'un détenu. Le juge a estimé que les moyens soulevés par le requérant ne créaient pas un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, condition exigée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Les conclusions aux fins d'injonction et la demande de prise en charge des frais ont également été rejetées.

Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES

20 mars 2026
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2507475

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a jugé que la procédure respectait le droit d'être entendu, que la décision était suffisamment motivée, et que les moyens invoqués, notamment ceux tirés de la Convention européenne des droits de l'homme et du code de l'entrée et du séjour des étrangers, n'étaient pas fondés. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : SELARL AXIO AVOCATS

20 mars 2026• 2ème Chambre
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2507478

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire français. La juridiction a jugé que le refus de séjour était suffisamment motivé et que l'obligation de quitter le territoire, prise sur le fondement de l'article L. 611-1 3° du CESEDA, n'avait pas à faire l'objet d'une motivation distincte en vertu de l'article L. 613-1 du même code. Elle a également estimé que le droit d'être entendu n'avait pas été méconnu et que les autres moyens, notamment ceux relatifs à l'article L. 435-1 du CESEDA, étaient inopérants ou non fondés.

Avocat : SELARL AXIO AVOCATS

20 mars 2026• 2ème Chambre
TA67Décision

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601292

Le Tribunal administratif de Strasbourg, statuant en référé, a déclaré qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande d'un ressortissant canadien visant à enjoindre au préfet de la Moselle d'instruire sa demande de titre de séjour. Le juge a constaté que, postérieurement à la requête, l'administration avait invité le demandeur à fournir des pièces complémentaires et lui avait délivré un récépissé valide, ce qui privait la demande de son objet. La décision s'appuie sur les conditions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, relatif aux mesures d'urgence.

20 mars 2026
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601710

Le Tribunal Administratif de Strasbourg rejette la requête de M. B... visant à annuler son arrêté d'assignation à résidence. Le tribunal estime que la procédure a été respectée, notamment l'examen de la situation personnelle et la motivation de la décision, et que l'éloignement constitue une perspective raisonnable au sens de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens tirés de la méconnaissance de la Convention européenne des droits de l'homme et de la Convention internationale des droits de l'enfant sont également écartés.

Avocat : SELARL SAORSA AVOCATS

20 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601754

**Sujet principal** : Recours contre une obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai de départ volontaire, une interdiction de retour et une assignation à résidence. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Strasbourg. **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête et valide les mesures d'éloignement. Il estime que l'OQTF est légale car le requérant ne justifiait pas d'une entrée régulière en France et s'y maintenait sans titre de séjour, ce qui suffit à fonder la mesure (article L. 611-1 du CESEDA). Les griefs tirés de l'absence de procédure contradictoire et d'une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) sont écartés. **Textes appliqués** : Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), notamment l'article L. 611-1, et la Convention européenne des droits de l'homme (article 8).

Avocat : SELARL SAORSA AVOCATS

20 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601955

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre des mesures d'éloignement et d'assignation à résidence prises par le préfet du Haut-Rhin à l'encontre de deux étrangers. Le tribunal a examiné la légalité de ces décisions au regard notamment des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue par le juge n'est pas précisée dans l'extrait fourni, qui se limite à exposer les conclusions des parties.

Avocat : SCHWEITZER

20 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2401498

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête d'un sapeur-pompier professionnel contestant plusieurs mesures disciplinaires liées à son refus de se raser la barbe. Le tribunal a jugé irrecevables les recours contre le rappel à l'ordre, la relève de fonctions et l'affectation temporaire en service hors rang, les qualifiant de mesures d'ordre intérieur ne faisant pas grief. En revanche, la sanction d'exclusion temporaire d'un jour a été annulée pour violation du principe de non bis in idem, le tribunal estimant que les faits avaient déjà été sanctionnés par les mesures précédentes.

Avocat : SELARL PHILIPPE PETIT & ASSOCIES

20 mars 2026• 8ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2401511

Le Tribunal Administratif de Lyon a jugé une requête d'un sapeur-pompier professionnel contestant plusieurs mesures (consigne de rasage, rappel à l'ordre, relève de fonctions, affectation temporaire, sanction) prises à son encontre par son employeur, le service départemental d'incendie et de secours de la Loire. Le tribunal a déclaré irrecevables les conclusions dirigées contre le rappel à l'ordre, la relève de fonctions et l'affectation temporaire, les qualifiant de simples mesures d'ordre intérieur ne faisant pas grief. En revanche, la sanction d'exclusion temporaire de fonctions, qui constitue une décision faisant grief, a été examinée au fond, mais le tribunal a finalement rejeté la requête sur ce point, considérant que le port de la barbe en violation du règlement intérieur pouvait légalement fonder une sanction disciplinaire.

Avocat : SELARL PHILIPPE PETIT & ASSOCIES

20 mars 2026• 8ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2501100

**Sujet principal** : Recours en annulation d'un arrêté préfectoral prolongeant l'assignation à résidence d'un ressortissant étranger en attente d'exécution d'une obligation de quitter le territoire français. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lyon (8ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal annule l'arrêté attaqué. Il relève d'office que le préfet a méconnu le champ d'application des textes, en fondant sa décision sur l'article L. 731-3 du CESEDA alors que l'arrêté lui-même constatait une perspective raisonnable d'éloignement, ce qui relève du régime de l'article L. 731-1. **Textes appliqués** : Articles L. 731-1, L. 731-3, L. 732-3 et L. 732-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

Avocat : SELARL AD JUSTITIAM

20 mars 2026• 8ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2508215

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. D..., un ressortissant tunisien, visant à annuler le refus de titre de séjour "vie privée et familiale", l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et la fixation du pays de renvoi. La juridiction a jugé que la décision était légalement signée et que l'administration avait procédé à un examen sérieux et complet de sa situation personnelle. Elle a estimé que les conditions légales, notamment celles prévues par l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988, n'étaient pas remplies pour justifier la délivrance du titre de séjour sollicité.

Avocat : NAILI

20 mars 2026• 8ème chambre