Jurisprudence administrative

966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

966 388

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2505055

Le Tribunal Administratif de Rouen a annulé l'arrêté préfectoral du 9 octobre 2025 rejetant la demande d'admission au séjour d'un ressortissant marocain et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que le préfet de l'Eure avait commis une erreur manifeste d'appréciation en refusant d'utiliser son pouvoir discrétionnaire de régularisation, compte tenu de l'ancienneté de la présence du requérant, de son CDI dans un métier en tension et de son intégration professionnelle. Le tribunal a enjoint au préfet compétent de délivrer un titre de séjour à l'intéressé, en application de l'article L. 911-1 du code de justice administrative.

Avocat : SELARL AMERHA AVOCAT

20 mars 2026• 4 ème Chambre
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2505069

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B... A... visant à annuler un arrêté préfectoral de refus de séjour et d'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'administration avait procédé à un examen sérieux de la demande et que les motifs du refus, notamment les doutes sur l'authenticité des documents d'état civil présentés, étaient légalement fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier les articles L. 423-7, R. 431-11 et L. 811-2, ainsi que sur l'article 47 du code civil concernant la vérification des actes d'état civil étrangers.

20 mars 2026• 4 ème Chambre
TA76Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601630

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une sanction de sept jours de cellule disciplinaire prononcée contre une détenue. Le juge a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée, considérant que l'administration avait pris des mesures pour s'assurer de la compatibilité de l'état de santé de la requérante avec son maintien en cellule disciplinaire. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative relatives au référé-liberté.

Avocat : AIT-TALEB

20 mars 2026
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2211032

**Sujet principal** : Opposition à un titre de perception émis par un hôpital public pour le paiement de frais d'hospitalisation (forfait journalier). **Juridiction** : Tribunal Administratif de Melun (formation de première chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de Mme B... A... et valide la créance de l'hôpital. Il estime que le forfait journalier est dû pour chaque jour d'hospitalisation, indépendamment de l'heure de sortie, et que la requérante n'apporte pas la preuve que les soins facturés n'ont pas été dispensés ou que le montant est disproportionné. **Textes appliqués** : Articles L. 6141-1 et R. 6145-4 du code de la santé publique ; articles L. 174-4 et R. 174-5 du code de la sécurité sociale ; arrêté du 21 décembre 2017 fixant le forfait journalier hospitalier ; article R. 612-6 du code de justice administrative (défaut de mémoire en défense).

20 mars 2026• 1ère chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2502447

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et une interdiction de retour. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée, fondée sur l'entrée et le séjour irréguliers du requérant, et qu'elle ne méconnaissait pas les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 611-1 et L. 613-1 notamment) ni les conventions internationales invoquées.

Avocat : CARRILLO CRUZ

20 mars 2026• 1ère chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2502683

**Sujet principal** : Recours en annulation contre un arrêté préfectoral imposant à un ressortissant tunisien une obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai de départ volontaire, une interdiction de retour et une désignation du pays d'éloignement. **Juridiction** : Tribunal administratif de Melun (formation de première chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête et refuse d'annuler l'arrêté contesté. Il écarte les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à l'incompétence de l'auteur de l'acte et au défaut de motivation, en considérant que la décision est régulière. **Textes appliqués** : Le tribunal s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 611-1 et L. 613-1), ainsi que sur l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988.

Avocat : ACTIS AVOCATS

20 mars 2026• 1ère chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2504422

Le Tribunal Administratif de Melun a annulé les décisions du préfet du Val-de-Marne refusant un certificat de résidence "vie privée et familiale" à un ressortissant algérien marié à une Française et lui enjoignant de quitter le territoire. Le juge a estimé que le préfet avait méconnu l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 en exigeant une preuve de communauté de vie non requise par ce texte. Le tribunal a enjoint à l'administration de délivrer le titre de séjour dans un délai d'un mois.

Avocat : ACTIS AVOCATS

20 mars 2026• 1ère chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2508710

Le Tribunal Administratif de Melun rejette la requête de Mme D... C... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et la désignation du pays de renvoi. La juridiction estime que le signataire de l'arrêté était compétent en vertu d'une délégation régulière, et que la motivation de l'OQTF, fondée sur le rejet définitif de sa demande d'asile (article L. 611-1 4° CESEDA), est suffisante. Elle écarte également les griefs tirés du droit d'être entendu, considérant que la procédure spéciale du CESEDA prévaut sur le principe général du contradictoire.

Avocat : MATOUANDOU MASSENGO

20 mars 2026• 1ère chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2601601

Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement du titre de séjour de M. B... Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ne créait un doute sérieux sur la légalité de la décision, celle-ci étant fondée sur une menace à l'ordre public liée à des condamnations pénales de l'intéressé. La demande a donc été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : ACTIS AVOCATS

20 mars 2026
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2601606

Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté préfectoral rejetant une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que le requérant n’avait pas démontré l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée, notamment au regard des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La condition d’urgence, bien que potentiellement caractérisée par la perte d’emploi, n’était pas suffisante en l’absence d’un tel doute sérieux sur la légalité.

Avocat : MHK AVOCATS

20 mars 2026
TA77Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2603060

Le Tribunal administratif de Melun, saisi d'un recours contre un arrêté préfectoral d'éloignement et d'interdiction de retour, se déclare incompétent territorialement. Il constate que le requérant résidait en Seine-Saint-Denis à la date de la décision attaquée. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il transmet le dossier au tribunal administratif de Montreuil, juridiction territorialement compétente, par application de l'article R. 351-3 du même code.

Avocat : ACTIS AVOCATS

20 mars 2026
TA77Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2603097

Sujet principal : Incompétence territoriale du tribunal saisi pour un recours contre un arrêté préfectoral d'éloignement. Juridiction : Tribunal Administratif de Melun (formation de référé). Solution retenue : Transmission du dossier au Tribunal Administratif de Versailles, compétent car le requérant résidait dans l'Essonne à la date de la décision attaquée. Textes appliqués : Articles R. 312-8 (compétence du lieu de résidence) et R. 221-3 (ressort de Versailles) du code de justice administrative, combinés avec l'article R. 351-3 (transmission en cas d'incompétence).

Avocat : ACTIS AVOCATS

20 mars 2026
TA77Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2604430

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé-liberté, a rejeté la requête de M. C... qui demandait une injonction au préfet pour être convoqué et obtenir un document provisoire de séjour. Le juge a estimé que le requérant ne justifiait pas de l'**urgence** requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative, notamment en raison du délai de dépôt de sa demande et des éléments fournis sur sa situation. Par conséquent, sans examiner le fond de l'atteinte à une liberté fondamentale, l'ordonnance de rejet a été prononcée sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.

Avocat : ACTIS AVOCATS

20 mars 2026
TA77Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2604530

Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du CJA), a rejeté la demande d'un candidat visant à faire retirer une publication municipale. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, considérant que la publication litigieuse, relative à l'invalidation de bulletins de vote par la commission de propagande, ne constituait pas une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives au référé.

20 mars 2026
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2513056

Le Tribunal administratif de Versailles rejette la demande de provision de la société TCO Bat contre l'Établissement public École polytechnique. Le juge des référés estime que le principe de la créance, relative à une facture de sous-traitance, est sérieusement contestable, notamment en raison de la résiliation ultérieure du contrat principal. La demande est donc jugée irrecevable au regard des conditions de l'article R. 541-1 du code de justice administratif.

Avocat : SELARL CENTAURE AVOCATS

20 mars 2026
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2601734

Le Tribunal administratif de Versailles constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur une requête en référé-liberté (article L. 521-3 du code de justice administrative) formée par un étranger pour obtenir un titre de séjour. Le juge donne acte du désistement pur et simple du requérant, intervenu après qu'une attestation provisoire lui a été délivrée. La décision est rendue par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : SELARL CENTAURE AVOCATS

20 mars 2026
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602138

Le Tribunal administratif de Versailles constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête en référé de M. B..., qui demandait l'injonction au préfet des Yvelines de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction concernant son titre de séjour étudiant. Le juge, statuant par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, relève que l'administration a satisfait à la demande en délivrant l'attestation avant le jugement, ce qui rend l'affaire sans objet. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative permettant de constater l'absence de lieu à statuer lorsque la mesure sollicitée a été prise.

Avocat : SELARL CENTAURE AVOCATS

20 mars 2026
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602449

Le Tribunal administratif de Versailles rejette la demande d'injonction d'une ressortissante algérienne visant à obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, la requérante n'ayant pas justifié de circonstances particulières la distinguant des autres demandeurs dans la même situation. La simple durée de traitement anormalement longue de sa demande, sans éléments spécifiques, ne suffit pas à caractériser l'urgence requise.

Avocat : KHIAT COHEN

20 mars 2026
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602810

Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi d'une demande de référé-suspension concernant le refus implicite de renouvellement d'un titre de voyage pour réfugié. Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée par l'atteinte grave à la liberté d'aller et venir du requérant, et qu'un doute sérieux existait sur la légalité de la décision, notamment quant au respect des dispositions de l'article L. 561-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, il a ordonné la suspension de l'exécution de la décision implicite de rejet.

Avocat : SIRAN

20 mars 2026
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602893

Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, a ordonné au préfet de l'Essonne de fixer un rendez-vous au requérant pour le dépôt de sa demande de titre de séjour dans un délai de quinze jours. Le juge a estimé que les conditions d'urgence et d'utilité de l'article L. 521-3 du code de justice administrative étaient remplies, compte tenu des circonstances particulières (blocage de la procédure dématérialisée et promesse d'embauche) justifiant une intervention rapide. En revanche, il a rejeté la demande d'astreinte et l'allocation de la somme de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du même code.

20 mars 2026