Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2525844
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme A..., une ressortissante ivoirienne, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire (OQTF) pris par le préfet de police. La juridiction a estimé que le refus était suffisamment motivé et que le préfet, dans l'exercice de son pouvoir discrétionnaire, n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en considérant que la présence de l'intéressée constituait une menace pour l'ordre public. La décision s'appuie sur les articles L. 435-1 et L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : PIERROT
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2527047
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. D..., un ressortissant camerounais, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et le délai de départ volontaire de 30 jours notifiés par le préfet de police. Le tribunal a jugé que la décision était régulière, notamment en écartant le moyen d'incompétence du signataire et en estimant que la motivation était suffisante. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et sur la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : CABINET ACTIS AVOCATS (SARL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2603909
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B... A... visant à annuler l'arrêté du préfet de police prolongeant son interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal a jugé irrecevable l'exception d'illégalité soulevée contre la mesure d'éloignement initiale, celle-ci étant devenue définitive. Il a également estimé que la prolongation, prise en application des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ne méconnaissait pas la situation personnelle du requérant ni ne constituait une atteinte disproportionnée à sa vie privée au sens de l'article 8 de la CEDH.
Avocat : TOMASI
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2604586
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'injonction pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de déposer une demande de renouvellement de titre de séjour. La juridiction a prononcé l'admission provisoire de la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle et a donné acte de son désistement concernant l'injonction, celle-ci étant devenue sans objet après la convocation de l'intéressée. Elle a également mis à la charge de l'État une somme au titre des frais d'instance, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : LENGLET
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2604662
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande d’injonction visant à contraindre le préfet de police à délivrer un titre de voyage à un réfugié. Le juge a estimé que le requérant ne justifiait pas de l’urgence requise par l’article L. 521-3 du code de justice administrative, notamment en l’absence d’éléments démontrant un déplacement imminent à l’étranger. En revanche, le tribunal a accordé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle sur le fondement de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : SIRAN
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607001
**Sujet principal** : Une étudiante en situation de handicap demande la suspension et la révision de son Plan d'Accompagnement de l'Étudiant Handicapé (PAEH) ainsi que l'annulation de certaines épreuves d'examen. **Juridiction** : Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé-suspension (article L. 521-1 du Code de justice administrative). **Solution retenue** : Le juge des référés a rejeté la demande de suspension. Il a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, car les effets du nouveau PAEH contesté n'étaient pas de nature à causer un préjudice suffisamment grave et immédiat à la situation de l'étudiante. **Textes appliqués** : La décision s'appuie principalement sur les conditions de l'article L. 521-1 du Code de justice administrative (urgence et doute sérieux sur la légalité) et fait référence au Code de l'éducation concernant les obligations d'aménagement pour les étudiants en situation de handicap.
Avocat : LAVAL
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2518055
Le Tribunal administratif de Paris statue sur une demande d'annulation de décisions implicites de refus de communication de documents. Il constate que l'autorité compétente pour prendre ces décisions et détenir les documents est le préfet de Mayotte. En application des articles R. 312-1 et R. 351-3 du code de justice administrative, il transmet donc le dossier au tribunal administratif de Mayotte, territorialement compétent.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2518656
Le Tribunal administratif de Paris a donné acte du désistement d'office du requérant, M. A..., dans le cadre d'un recours pour excès de pouvoir visant l'annulation du refus implicite de délivrance d'un certificat de résidence algérien. Le requérant, invité à confirmer le maintien de sa requête, n'a pas répondu dans le délai imparti. La juridiction a appliqué les dispositions de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative pour constater ce désistement.
Avocat : CHARLES
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2524141
Le Tribunal administratif de Paris rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. La requérante, résidant en Algérie, n'a pas régularisé sa demande en faisant élection de domicile en France ni produit la décision attaquée, malgré une mise en demeure. La juridiction applique les articles R. 222-1, R. 431-8, R. 412-1 et R. 421-1 du code de justice administrative relatifs aux conditions de recevabilité des recours.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2527850
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... comme manifestement irrecevable. Le requérant, résidant en Algérie et non représenté par un avocat, n'a pas justifié de son élection de domicile en France ou dans un territoire de l'UE/EEE/Suisse, comme l'exige l'article R. 431-8 du code de justice administrative. L'irrecevabilité, constatée après une mise en demeure restée sans réponse via Télérecours, n'était plus susceptible de régularisation, justifiant le rejet en application de l'article R. 222-1 du même code.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531717
Le Tribunal administratif de Paris constate le désistement de la requérante, Mme A..., dans le cadre d'un recours en plein contentieux visant à contester le rejet de sa demande de remise gracieuse d'un trop-perçu de rémunération par l'université Paris Cité. Ce désistement est la conséquence de l'application de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, la requérante n'ayant pas confirmé le maintien de sa requête après le rejet de sa demande de référé-suspension. La juridiction donne donc acte de ce désistement par ordonnance, mettant ainsi fin à la procédure.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606846
Le Tribunal administratif de Paris donne acte du désistement pur et simple de la requérante, Mme A..., qui avait demandé l'annulation du refus de l'autoriser à participer au concours de magistrat. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de constater un tel désistement par ordonnance. En conséquence, l'affaire est close sans examen du fond.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2401700
Le Tribunal Administratif de Rouen a statué sur une demande de remise d'indus d'Allocation de Logement Sociale (ALS). Le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur l'indu de 723,99 euros, celui-ci ayant été annulé par la CAF. Concernant l'indu de 274 euros, le tribunal a rejeté la demande de remise, considérant que l'indu était régulier (dû à une déclaration de concubinage) et que la situation de l'intéressée ne justifiait pas une remise gracieuse au titre de la précarité. La décision s'appuie sur les articles L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2401841
Sujet principal : Demande d'attribution de la carte mobilité inclusion (CMI) mention « stationnement » par une requérante. Juridiction : Tribunal Administratif de Rouen (formation des urgences). Solution retenue : Le tribunal rejette la requête, confirmant le refus du département de l'Eure d'accorder la CMI mention « stationnement » à Mme B... Il considère que la requérante n'apporte pas la preuve que son état de santé remplit les critères légaux, notamment une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied ou la nécessité d'être systématiquement accompagnée. Textes appliqués : Articles L. 241-3 et L. 241-6 du code de l'action sociale et des familles, l'article R. 241-12-1 du même code, et l'arrêté du 3 janvier 2017 définissant les modalités d'appréciation de la mobilité pédestre réduite.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2405290
**Sujet principal** : Litige relatif au paiement de factures impayées pour des prestations de maintenance et d'entretien d'équipements de climatisation, ainsi qu'à des demandes d'indemnité forfaitaire et de pénalités contractuelles. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rouen (4ème Chambre), statuant en plein contentieux. **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la SAS Dalkia Froid Solutions. Il considère que la société n'apporte pas la preuve de l'exécution effective des prestations de maintenance préventive et curative prévues au contrat, ce qui justifie le refus de paiement du CCAS d'Yvetot. Les demandes accessoires (indemnité forfaitaire et pénalités) sont également rejetées. **Textes appliqués** : Le litige est principalement apprécié au regard des stipulations du contrat de marché public (articles III et VI des conditions particulières). Les références au code de la commande publique et au code du commerce (notamment l'article L. 441-10 concernant l'indemnité forfaitaire) sont également examinées.
Avocat : ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2500131
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant sur un recours pour excès de pouvoir, a annulé l'arrêté du président du département de la Seine-Maritime rejetant la demande de reconnaissance de rechute de maladie professionnelle d'une fonctionnaire territoriale. La juridiction a jugé que l'administration avait commis une erreur de droit en fondant son refus sur l'absence de "fait médical nouveau", critère non prévu par la réglementation applicable. Le tribunal a appliqué les dispositions du décret n°87-602 du 30 juillet 1987, qui définissent la rechute comme une modification de l'état de santé postérieure à la consolidation, constituant une conséquence exclusive de la maladie d'origine.
Avocat : LANGUIL
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504118
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête d'un ressortissant malgache demandant l'annulation d'un arrêté préfectoral de refus de séjour et d'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté, pris par un agent disposant d'une délégation régulière, était légal et que le requérant n'apportait pas la preuve d'une vie privée et familiale suffisamment intense en France au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme pour justifier son maintien. Les conclusions subsidiaires (injonction de délivrer un titre de séjour et prise en charge des frais) ont été rejetées par voie de conséquence.
Avocat : TSARANAZY
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504147
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par un ressortissant marocain contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai et d'interdiction de retour d'un an. La juridiction a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation, notamment au regard de l'absence de centre de vie stable en France et du non-respect d'une précédente OQTF. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 612-6 et L. 612-10) et sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : HARROCH
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504344
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant sur un recours pour excès de pouvoir, a rejeté la demande d'annulation d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) pris à l'encontre d'un ressortissant kosovar. La juridiction a estimé que la décision de la préfète de la Savoie était régulière, suffisamment motivée et ne méconnaissait pas le droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : ELATRASSI-DIOME
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504573
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par une ressortissante tunisienne contre l'arrêté préfectoral rejetant sa demande de titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet n'avait pas méconnu les exigences de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en relevant l'absence de preuve d'une insertion suffisante en France et la persistance d'attaches dans le pays d'origine.
Avocat : CHARLES