Jurisprudence administrative

966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

966 388

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2503689

Le Tribunal Administratif de Caen a annulé l'arrêté préfectoral du 17 octobre 2025 ordonnant l'éloignement de M. A..., un ressortissant algérien. La juridiction a estimé que le préfet de la Manche avait méconnu les dispositions de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) en ne procédant pas à un examen complet et individualisé de la situation personnelle et familiale du requérant, notamment de son insertion professionnelle et de sa vie familiale en France. Le tribunal a également jugé que cette méconnaissance entachait d'illégalité les décisions connexes fixant le pays de renvoi et prononçant l'interdiction de retour.

Avocat : BERNARD

20 mars 2026• 1ère chambre
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604300

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette les demandes de deux requérants visant à enjoindre au préfet de délivrer une attestation de prolongation d'instruction de leur demande de titre de séjour. Le juge considère que leurs demandes de titre de séjour ont fait l'objet d'une décision implicite de rejet au terme du délai de quatre mois prévu par l'article R. 432-1 du CESEDA, et qu'il ne saurait faire obstacle à cette décision en application de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Les requêtes sont donc jugées mal fondées et rejetées sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.

20 mars 2026
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604307

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande d'une ressortissante camerounaise visant à enjoindre au préfet de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge constate que la demande de titre de séjour de la requérante, déposée en août 2025, a fait l'objet d'une décision implicite de rejet au terme du délai de quatre mois prévu par l'article R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Ordonner les mesures sollicitées ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce qui est interdit par l'article L. 521-3 du code de justice administrative.

Avocat : FREMOND

20 mars 2026
TA13Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604397

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire (OQTF). Le juge constate que l'introduction du recours au fond a déjà suspendu l'exécution de l'OQTF et de la fixation du pays de destination en application des articles L. 722-7 et L. 722-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), rendant ces conclusions irrecevables. Concernant le refus de titre de séjour, l'ordonnance ne statue pas sur le fond de la demande d'injonction, se limitant à ce constat d'irrecevabilité partielle.

Avocat : SCP BOURGLAN DAMAMME LEONHARDT

20 mars 2026
TA13Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604695

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande d'un ressortissant togolais visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour l'autorisant à travailler. Le juge a estimé que le requérant ne justifiait pas de l'urgence particulière, au sens de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, nécessaire pour ordonner une mesure de sauvegarde d'une liberté fondamentale dans un délai de quarante-huit heures. La demande de condamnation de l'Etat aux dépens a également été rejetée.

Avocat : GNALEDOME

20 mars 2026
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2502089

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant tunisien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le signataire de l'arrêté préfectoral était compétent et que l'administration avait procédé à un examen sérieux de sa situation personnelle et familiale, notamment au regard de l'article L. 423-2 du CESEDA et de l'article 8 de la CEDH. Les textes applicables, dont l'accord franco-tunisien, ont été correctement pris en compte pour motiver la décision de refus.

Avocat : WAHAB

20 mars 2026• 1ère chambre
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2503393

Le Tribunal Administratif de Caen a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant le renouvellement d'un titre de séjour "vie privée et familiale" à un ressortissant comorien et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Sur le fond, il a annulé la décision du préfet, considérant que le refus de titre de séjour méconnaissait les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en ne tenant pas compte de manière adéquate de l'intensité et de l'ancienneté des liens personnels et familiaux du requérant en France.

Avocat : CHÂLES

20 mars 2026• 1ère chambre
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2300555

Sujet principal : Demande de remboursement d'un crédit de TVA pour une activité de location meublée avec prestations para-hôtelières. Juridiction : Tribunal Administratif de Bastia (2ème chambre). Solution retenue : Le tribunal annule la décision de rejet de l'administration fiscale et lui enjoint de recalculer le crédit de TVA dû à la requérante. Il rejette cependant sa demande d'allocation d'une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Textes appliqués : L'article 261 D, 4°, b du code général des impôts (CGI) est jugé incompatible avec la directive 2006/112/CE (système commun de TVA), car ses critères pour définir une activité para-hôtelière taxable sont trop restrictifs et ne permettent pas de garantir que seules les locations réellement concurrentielles du secteur hôtelier soient soumises à la TVA.

Avocat : CABINET D'AVOCATS LANDAU & RUDOWICZ

20 mars 2026• 2ème chambre
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2300573

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande de M. A... concernant le remboursement d'un crédit de TVA de 21 815 euros au titre de son activité de location meublée avec prestations para-hôtelières. Le tribunal a jugé que l'administration fiscale avait correctement appliqué les critères du code général des impôts (article 261 D, 4°, b) pour refuser l'exonération de TVA, ces critères étant conformes au droit de l'Union européenne (directive 2006/112/CE). La demande d'une somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a également été rejetée.

Avocat : CABINET D'AVOCATS LANDAU & RUDOWICZ

20 mars 2026• 2ème chambre
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2300784

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande de la SAS Segiloc concernant le remboursement d'un crédit d'impôt pour investissements en Corse au titre de l'exercice 2021. La juridiction a considéré que l'activité de location avec prestations para-hôtelières de la société entrait dans le champ d'exclusion prévu par l'article 244 quater E du code général des impôts, qui vise la gestion et la location de meublés de tourisme. Le tribunal a appliqué les dispositions fiscales pertinentes, notamment la loi de finances pour 2019, et a jugé que le moyen tiré d'une rupture d'égalité par rapport aux chambres d'hôtes n'était pas fondé.

Avocat : CALEN

20 mars 2026• 2ème chambre
TA20Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2301560

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté le recours en excès de pouvoir du préfet de la Corse-du-Sud visant à annuler un permis de construire délivré par le maire de Propriano. Le tribunal a jugé que le préfet n'apportait pas la preuve que le projet, présenté comme la rénovation et l'extension d'un bâti ancien ("caseddu"), constituait une construction nouvelle frauduleuse. La décision s'appuie sur les règles de preuve en matière de fraude dans les autorisations d'urbanisme et sur l'examen des documents du dossier.

Avocat : SELARL PIERRE-PAUL MUSCATELLI

20 mars 2026• 2ème chambre
TA20Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2301586

Le Tribunal Administratif de Bastia a annulé un permis de construire une bergerie délivré par le maire de Grosseto-Prugna. Le juge a estimé que le projet, situé dans un espace naturel isolé et en discontinuité avec toute zone urbanisée, méconnaissait le principe de continuité de l'urbanisation posé par l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme, tel que précisé par le plan d'aménagement et de développement durable de Corse (PADDUC). L'annulation a été prononcée sur le fondement de ce moyen d'excès de pouvoir.

20 mars 2026• 2ème chambre
TA20Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2301615

Le Tribunal Administratif de Bastia a annulé un permis de construire délivré par le maire de Sari-Solenzara pour une maison individuelle. Le juge a estimé que le projet, situé dans une zone d'habitat diffus, constituait une extension d'urbanisation non conforme au principe de continuité avec les agglomérations ou villages existants. La décision s'appuie sur une méconnaissance des dispositions de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme, telles que précisées par le Plan d'Aménagement et de Développement Durable de la Corse (PADDUC).

Avocat : SANTONI

20 mars 2026• 2ème chambre
TA20Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2301618

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté le recours en excès de pouvoir du préfet de la Corse-du-Sud visant à annuler un permis de construire tacite. Le tribunal a jugé que le déféré préfectoral était tardif, car il n'avait pas été formé dans le délai de deux mois à compter de la transmission présumée de l'acte, conformément aux articles L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales et L. 424-8 du code de l'urbanisme. Par conséquent, le tribunal n'a pas examiné le fond des moyens soulevés par le préfet concernant la conformité du projet au PADDUC et au règlement de défense incendie.

Avocat : CABINET D'AVOCATS TOMASI-VACCAREZZA-BRONZINI DE CARAFFA-TABOUREAU-GENUINI-LUISI

20 mars 2026• 2ème chambre
TA20Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2301625

Le Tribunal Administratif de Bastia rejette le recours en excès de pouvoir du préfet de la Corse-du-Sud contre l'arrêté municipal délivrant un permis de construire. Le tribunal écarte les moyens, estimant que le projet est bien en continuité avec un village existant au sens de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme et du PADDUC, que le préfet ne démontre pas l'appartenance du terrain à un espace stratégique agricole inconstructible, et que l'argument tiré d'un risque d'éboulement (article R. 111-2 du code de l'urbanisme) n'est pas étayé par des éléments suffisants.

20 mars 2026• 2ème chambre
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2200030

Le Tribunal Administratif de Bastia a jugé une demande d'indemnisation de la SA Société Générale contre l'État pour refus de concours de la force publique afin d'exécuter une décision d'expulsion. Le tribunal a retenu la responsabilité sans faute de l'État, fondée sur l'article L. 153-1 du code des procédures civiles d'exécution, en raison du refus motivé par des risques de troubles à l'ordre public. Il a condamné l'État à indemniser la société pour la période litigieuse, en fixant le montant sur la base d'une valeur locative précédemment établie.

Avocat : CABINET D'AVOCATS MORELLI-MAUREL & ASSOCIES

20 mars 2026• Magistrat statuant seul
TA20Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2600384

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande du préfet de Corse-du-Sud de suspendre l'exécution d'un contrat de concession de service public pour l'abattoir de Bastelica. Le juge a estimé que le syndicat mixte (SMAC) avait régulièrement invité le candidat unique à compléter son offre, conformément aux articles R. 3123-20 et R. 3123-21 du code de la commande publique, et que l'offre finale satisfaisait aux exigences. La juridiction n'a pas retenu l'existence d'une irrégularité substantielle de nature à justifier la suspension en référé.

Avocat : MOUNIER

20 mars 2026
TA21Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2502843

Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement d'office de l'OPAC de Saône-et-Loire. Le litige portait sur une demande de dégrèvement de taxe foncière, mais l'administration ayant accordé le dégrèvement demandé, le tribunal a invité le requérant à confirmer le maintien de son recours. L'OPAC n'ayant pas répondu dans le délai imparti, il a été réputé s'être désisté en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative.

Avocat : SELARL ACC

20 mars 2026
TA21Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600783

Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... visant à contester une facture de redevance d'enlèvement des ordures ménagères. Le tribunal a estimé que le litige, portant sur l'exécution d'un contrat liant l'usager à un service public industriel et commercial, relevait manifestement de la compétence des juridictions judiciaires. Cette solution s'appuie sur l'article L. 2333-76 du code général des collectivités territoriales et le rejet est prononcé en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

20 mars 2026
TA25Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600602

Le Tribunal Administratif de Besançon rejette la requête de M. C..., un ressortissant tunisien, visant à annuler un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière et une interdiction de retour d'un an. La juridiction estime que la décision, fondée sur l'entrée et le séjour irréguliers, a été prise par une autorité compétente et est suffisamment motivée. Elle écarte également les moyens tirés de la méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la CEDH, considérant que le requérant n'établit pas l'existence d'attaches familiales en France justifiant une admission exceptionnelle au séjour.

Avocat : WOLDANSKI

20 mars 2026• Reconduite à la frontière