Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2604870
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, rejette la demande d’injonction visant à faire prendre en charge le relogement et à communiquer un rapport d’expertise. Le juge estime que la condition d’urgence n’est pas remplie, car le requérant a déjà dû assurer son hébergement depuis plusieurs semaines, et que sa demande de communication du rapport ne présente pas le caractère d’utilité requis. La décision est rendue sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative.
Avocat : CHANLAIR
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2605221
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... comme irrecevable. Le sujet principal est le recours contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction constate que le recours a été introduit après l'expiration du délai impératif de 48 heures prévu par l'article L. 921-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ce délai ayant été mentionné dans la notification. L'argument de l'absence d'association habilitée dans le lieu de rétention n'est pas retenu pour justifier le dépôt tardif.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2605320
Sujet principal : Demande d'injonction adressée au préfet pour statuer sur une demande de titre de séjour. Juridiction : Tribunal Administratif de Montreuil (ordonnance du premier vice-président). Solution retenue : Rejet de la requête, jugée manifestement irrecevable. Textes appliqués : Article R. 421-1 du code de justice administrative (nécessité d'un recours contre une décision) et 4° de l'article R. 222-1 du même code (procédure de rejet pour irrecevabilité manifeste). Le juge estime ne pas pouvoir enjoindre l'administration en l'absence de base légale.
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2605364
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de M. A... de sa requête visant à annuler un arrêté préfectoral d'interdiction de circulation sur le territoire français. La juridiction applique l'article R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui l'autorise à enregistrer ce désistement. En conséquence, la procédure est close sans examen du fond de l'affaire.
Avocat : ACTIS AVOCATS
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2605849
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... comme irrecevable. Le sujet principal est le recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction constate que le recours a été introduit hors du délai impératif de 48 heures prévu par l'article L. 921-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ce délai ayant été mentionné dans la notification. Le tribunal écarte le moyen tiré de l'absence d'association habilitée dans le local de rétention, relevant que l'intéressé avait été informé de ses droits à une assistance.
Avocat : ASSOCIATION FRANCE TERRE D'ASILE
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2605980
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension du refus préfectoral de reconstitution de points sur le permis de conduire. Le juge a estimé que la requérante, Mme B..., ne justifiait pas de l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, faute d'avoir démontré une atteinte grave et immédiate à sa situation. Par conséquent, sans examiner le bien-fondé de la légalité de la décision attaquée, la requête a été rejetée selon la procédure de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : NEREOS
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2606129
**Sujet principal** : Demande en référé-liberté visant à faire annuler l'enregistrement d'une liste candidate au second tour des élections municipales pour non-respect du principe de parité. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Montreuil (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés a **rejeté la demande**. Il a estimé que l'irrégularité invoquée (l'absence d'une candidate à une place spécifique) ne constituait pas, en l'espèce, une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale justifiant une mesure d'urgence avant le scrutin. **Textes appliqués** : L'examen était fondé sur les conditions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative (référé-liberté) et sur le principe de parité énoncé à l'article L. 264 du code électoral. Le juge a considéré que les conditions de l'urgence et de l'atteinte illégale n'étaient pas réunies.
Avocat : TOURNIQUET
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2404888
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête d'un ressortissant pakistanais visant à annuler une décision implicite de rejet de sa demande d'abrogation d'une interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal a jugé la requête irrecevable car, au moment de son introduction, l'arrêté préfectoral d'interdiction de retour avait déjà produit tous ses effets, privant ainsi le recours de son objet. La décision s'appuie sur les règles de procédure du code de justice administrative concernant l'objet du litige.
Avocat : SELARL LEVY AVOCAT
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2405200
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande d'indemnisation de la requérante pour préjudice financier lié au refus illégal d'un titre de séjour. La juridiction a reconnu une faute de l'État suite à l'annulation de l'arrêté préfectoral pour méconnaissance de l'article 8 de la CEDH. Cependant, elle a estimé que le préjudice financier allégué, lié à la non-perception de pensions de retraite, n'était pas certain, la requérante n'ayant formulé sa demande de retraite qu'en juin 2021, après la période litigieuse, conformément aux articles R. 351-37 et L. 161-18-1 du code de la sécurité sociale.
Avocat : STADLER
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2406776
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B... visant à annuler un arrêté préfectoral de remise aux autorités espagnoles et d'interdiction de circulation. Le tribunal a jugé que la procédure suivie par le préfet de police, qui avait obtenu l'accord préalable des autorités espagnoles, était conforme aux stipulations de l'accord franco-espagnol du 26 novembre 2002 relatif à la réadmission. Les autres moyens, notamment ceux relatifs à la motivation, au droit d'être entendu et à l'examen particulier de la situation, ont été écartés.
Avocat : TEFFO
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2406778
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour à une ressortissante algérienne. La juridiction a retenu une erreur manifeste d'appréciation du préfet, au regard des attaches familiales de la requérante en France, notamment la prise en charge d'un fils majeur vulnérable. Le tribunal a enjoint à l'administration de délivrer un certificat de résidence d'un an pour "vie privée et familiale" et a condamné l'État à verser 1 000 euros à l'intéressée.
Avocat : LASBEUR
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2408389
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D... visant à annuler le refus de délivrance d'une première carte de résident. Le juge a estimé que le préfet du Val-d'Oise avait légalement fondé son refus sur le défaut de justification d'une maîtrise du français au niveau A2, comme l'exigent les articles L. 413-7 et R. 413-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les pièces produites par le requérant, soit antérieures à la décision mais attestant d'un niveau inférieur (A1), soit postérieures à celle-ci, ne permettaient pas de satisfaire à cette condition légale.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2415441
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande d'indemnisation de M. A... pour préjudice moral lié au rejet implicite de sa demande de regroupement familial. La juridiction a jugé que l'illégalité procédurale de la décision (le silence gardé) ne constituait pas en l'espèce une faute de nature à engager la responsabilité de l'État, car l'administration aurait pu légalement rejeter la demande au fond. Elle a appliqué les articles L. 434-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, constatant que le requérant ne remplissait pas les conditions de ressources et de logement exigées par les articles L. 434-7, R. 434-4 et R. 434-5.
Avocat : MOREL
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2500112
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir visant l'annulation d'une décision implicite de rejet du renouvellement d'une carte de séjour temporaire "vie privée et familiale". Le requérant s'étant désisté de sa demande, le tribunal a pris acte de ce désistement pur et simple, mettant ainsi fin à l'instance. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2500168
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du préfet du Val-d'Oise qui avait prononcé l'irrecevabilité de la demande d'admission exceptionnelle au séjour d'un ressortissant tunisien. Le juge a estimé que le refus d'enregistrer une demande de titre de séjour, fondé uniquement sur l'existence d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF) exécutoire, était illégal. La décision s'appuie sur les articles R. 431-10 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui limitent les motifs de refus d'enregistrement à un dossier incomplet ou à une demande abusive ou dilatoire, conditions non caractérisées en l'espèce.
Avocat : HANAU
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2500379
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé une décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour d'un ressortissant égyptien, en raison du défaut de communication des motifs par le préfet du Val-d'Oise, ce qui constitue une méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a constaté la naissance d'une décision implicite de rejet après un délai de quatre mois, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les autres conclusions de la requête, notamment les injonctions, n'ont pas été examinées.
Avocat : BERTRAND
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2502716
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B..., une ressortissante malienne, visant à annuler l'arrêté préfectoral du 15 janvier 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant, lui enjoignant de quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. La juridiction a estimé que la décision était régulière, notamment quant à la compétence du signataire, la motivation et l'examen de la situation de l'intéressée. Le tribunal a ainsi jugé que le préfet des Hauts-de-Seine n'avait pas méconnu les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile applicables.
Avocat : PATRICK HAGEGE
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2502917
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant marocain, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et la fixation d'un pays de destination. Le tribunal a jugé que le préfet du Val-d'Oise avait légalement fondé sa décision sur l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), en raison d'un manquement de l'intéressé à une précédente OQTF. Il a également estimé que le refus ne méconnaissait pas le droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : ROCHICCIOLI
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2502950
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant tunisien. La juridiction a jugé que le refus, en ne tenant pas compte de l'aide indispensable apportée par le père à son enfant gravement malade, méconnaissait l'intérêt supérieur de l'enfant garanti par l'article 3 de la Convention internationale relative aux droits de l'enfant. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer une carte de séjour "vie privée et familiale" dans un délai de trente jours et a condamné l'État à verser 1000 euros au requérant au titre des frais de procédure.
Avocat : AMNACHE
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2502982
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du préfet du Val-d'Oise refusant la délivrance d'un document de circulation pour étranger mineur. Le juge a estimé que l'administration n'avait pas suffisamment examiné l'intérêt supérieur de l'enfant, tel que prévu par l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, avant de rejeter la demande. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation du requérant dans un délai de deux mois.
Avocat : WEINBERG