Jurisprudence administrative

96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 978

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA86Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2301413

Le Tribunal Administratif de Poitiers, saisi par un contribuable contestant une taxe annuelle sur les engins maritimes, se déclare compétent pour juger l'affaire. Il rejette l'exception d'incompétence territoriale soulevée par l'État, en s'appuyant sur les articles R. 351-6 et R. 351-9 du code de justice administrative relatifs aux règles de transmission et de fixation de la compétence. Le litige principal porte sur la demande de décharge d'une taxe de 938 euros au titre de l'année 2022, pour un navire dont le contribuable soutient qu'il était inutilisable.

17 mars 2026• 1ère chambre
TA86Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2301023

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. C... visant à annuler plusieurs actes administratifs relatifs à la qualification de son plan d'eau et aux travaux envisagés. Le tribunal a jugé que la préfète des Deux-Sèvres était compétente pour constater les non-conformités et que les actes attaqués (décisions et rapport) étaient bien des décisions faisant grief, recevables en justice. Il a estimé que les moyens soulevés, notamment sur la qualification de l'écoulement alimentant l'étang et sur la violation du droit de propriété, n'étaient pas fondés, appliquant les dispositions du code de l'environnement relatives à la police de l'eau.

17 mars 2026• 1ère chambre
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2503577

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête d'un ressortissant sénégalais contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français. Le juge a retenu une fin de non-recevoir pour tardiveté du recours, celui-ci ayant été introduit après l'expiration du délai d'un mois prévu par les articles L. 614-1 et L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a estimé que la notification de l'arrêté préfectoral était régulière et que le requérant n'avait pas informé l'administration de son changement d'adresse.

Avocat : LEBRETON

17 mars 2026• 1ère chambre
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2402409

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la demande d'indemnisation de requérants pour préjudice lié à un retard de relogement. Bien que leur demande ait été reconnue prioritaire par une commission de médiation et que la carence de l'État dans l'exécution de cette décision engage sa responsabilité, les requérants n'ont pas apporté la preuve des troubles subis pendant la période de carence. La juridiction a appliqué les articles L. 441-2-3 et L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation pour établir le cadre de la responsabilité de l'État.

17 mars 2026• Magistrat Marmier
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2306856

Le Tribunal Administratif de Versailles a jugé une demande d'indemnisation de l'État pour carence dans l'exécution d'une décision de relogement prioritaire. Il a retenu la responsabilité de l'État pour faute, en raison de l'absence de proposition de logement adapté dans le délai légal de six mois suivant la décision de la commission de médiation du 13 juillet 2018. La solution est fondée sur les articles L. 441-2-3 et L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation, qui garantissent le droit au logement et engagent la responsabilité de l'État en cas de carence.

Avocat : MOMMESSIN

17 mars 2026• Magistrat Marmier
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2506902

Le Tribunal administratif de Paris a condamné l'État à verser 20 000 euros à un requérant pour réparer le préjudice causé par son absence de relogement. La juridiction a retenu la responsabilité de l'État pour carence fautive, celui-ci n'ayant pas exécuté une décision de la commission de médiation le reconnaissant comme prioritaire au titre de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le montant alloué indemnise les troubles dans les conditions d'existence résultant du maintien dans un logement suroccupé pendant plusieurs années.

Avocat : JAMIL

17 mars 2026• 3e Section - 1re Chambre - R.222-13
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2425445

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de la société Finances & Territoires visant à annuler un titre de recettes émis par la communauté de communes Beaugeois Vallée. Le tribunal a jugé que la société, en vertu des conditions particulières de la convention, était tenue de rembourser l'acompte perçu, car elle n'a pas été en mesure de proposer des dispositifs de financement pour les projets de la collectivité. La décision s'appuie sur l'interprétation des clauses contractuelles, notamment une clause d'engagement financier dérogeant aux conditions générales.

Avocat : LAURENT

17 mars 2026• 3e Section - 1re Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2411683

Le Tribunal Administratif de Paris rejette la demande de décharge de la taxe sur les logements vacants pour l'année 2023. Le propriétaire n'a pas rapporté la preuve que la vacance de son logement était indépendante de sa volonté, car les devis produits concernaient une rénovation complète et non les seuls travaux strictement nécessaires pour rendre le bien habitable. La juridiction s'est fondée sur les dispositions de l'article 232 du code général des impôts et sur la jurisprudence constitutionnelle qui encadrent cette taxation.

17 mars 2026• 1re Section - 2e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2411294

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par l'OPH Paris Habitat, qui contestait le refus de l'administration fiscale d'accorder une réduction de taxe foncière au titre de l'article 1391 E du code général des impôts pour des travaux de pose de persiennes, stores et blocs-portes. Le tribunal a jugé que ces équipements, en contribuant à la performance thermique et à la régulation passive de la température, concouraient directement à la réalisation d'économies d'énergie. Par conséquent, il a fait droit à la demande de l'OPH et a prononcé la réduction de cotisations sollicitée.

Avocat : CABINET NOTIO AVOCAT

17 mars 2026• 1re Section - 2e Chambre - R.222-13
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2404277

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'une demande de décharge de la majoration de taxe d’habitation sur une résidence secondaire. La juridiction a fait droit à la requête de la contribuable, considérant que la disposition du logement à Paris était rendue nécessaire par l'éloignement de son habitation principale située dans l'Oise et de son lieu de travail à Levallois-Perret. La décision s'appuie sur les dispositions du II de l'article 1407 ter du code général des impôts, qui prévoit un tel dégrèvement en cas de contrainte professionnelle.

17 mars 2026• 1re Section - 2e Chambre - R.222-13
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2300376

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a statué sur une demande d'un agent communal visant l'annulation du rejet de sa demande indemnitaire et la condamnation de la commune à des dommages-intérêts pour préjudice lié à une radiation illégale pour abandon de poste. La juridiction a rejeté la requête, considérant que la reconstitution de carrière effectuée par la commune était régulière et que les préjudices allégués (financier, moral, troubles dans les conditions d'existence) n'étaient pas établis. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative et de la loi du 26 janvier 1984 relative à la fonction publique territoriale.

Avocat : SELARL GRIMALDI MOLINA ET ASSOCIÉS

17 mars 2026• 6ème Chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602025

Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de Mme B... C... visant à suspendre le refus de renouvellement de son titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'article 8 de la CEDH et des articles L. 423-23 et L. 412-5 du CESEDA, n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale. La condition d'urgence n'a pas été jugée caractérisée pour justifier la suspension.

Avocat : HOUINDO

17 mars 2026
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2206713

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en plein contentieux, a été saisi d'une demande en responsabilité contre le centre hospitalier universitaire de Grenoble suite au décès d'une patiente. La juridiction a retenu un manquement dans la surveillance de la patiente lors de son admission aux urgences, engageant la responsabilité de l'établissement. Elle a fixé le taux de perte de chance d'éviter le décès à 50% et a ordonné l'indemnisation des préjudices des requérantes sur cette base, en application des principes généraux de la responsabilité hospitalière.

Avocat : SELARL GALLIZIA DUMOULIN ALVINERIE

17 mars 2026• 5ème Chambre
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601267

Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé, a fait droit à la demande du CROUS de Rennes-Bretagne d'expulser un étudiant occupant sans droit un logement universitaire. Le juge a considéré que l'occupation sans titre depuis l'échéance du bail et le nombre important de demandes non satisfaites créaient une urgence justifiant la mesure, afin d'assurer le fonctionnement normal du service public du logement étudiant. La décision s'appuie sur les conditions d'urgence et d'utilité prévues à l'article L. 521-3 du code de justice administrative.

Avocat : SELARL ARES

17 mars 2026
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2408001

Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé, a ordonné une expertise sur la base de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. La décision fait suite à une demande de la commune de Rouffiac-Tolosan et de la communauté de communes des coteaux de Bellevue concernant des désordres affectant un système de géothermie alimentant des bâtiments publics. Le juge a estimé que l'expertise, visant à établir les causes, l'étendue et le coût de réparation des dysfonctionnements, était utile dans la perspective d'un futur litige en indemnisation.

Avocat : SCP D'AVOCATS SALESSE ET ASSOCIES

17 mars 2026
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 510708

Avocat : SCP SPINOSI

16 mars 2026ECLI:FR:CECHS:2026:510708.20260316• 7ème chambre jugeant seule
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 506542

Avocat : SELAS FROGER & ZAJDELA

16 mars 2026ECLI:FR:CECHS:2026:506542.20260316• 7ème chambre jugeant seule
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 494397

Avocat : SCP POUPET & KACENELENBOGEN

16 mars 2026ECLI:FR:CECHR:2026:494397.20260316• 3ème et 8ème chambres réunies
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607556

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé-suspension, a rejeté la requête de M. C... qui demandait la suspension de l'invalidation de son permis de conduire. La juridiction a décliné sa compétence, estimant que le litige, relatif à une décision de police administrative, relevait du tribunal administratif du lieu de résidence du requérant (Limoges). La décision s'appuie sur les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative relatifs à la compétence territoriale.

Avocat : DEBRENNE

16 mars 2026
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2600264

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a ordonné au préfet du Bas-Rhin de permettre à une ressortissante camerounaise de déposer sa demande de titre de séjour en qualité de conjointe de Français, en lui ouvrant l'accès à la rubrique correspondante sur la plateforme ANEF ou en la convoquant à un rendez-vous physique. Le juge a considéré que l'urgence et l'utilité de la mesure étaient caractérisées, la requérante ayant démontré son impossibilité d'utiliser le téléservice malgré ses diligences. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : BERRY

16 mars 2026