Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2603440
Le Tribunal administratif de Versailles rejette la demande de suspension d'une saisie administrative à tiers détenteur. La requête est jugée irrecevable car elle n'est pas accompagnée de la requête au fond requise par l'article R. 522-1 du code de justice administrative. De plus, la mesure de recouvrement, ayant produit son effet d'attribution immédiate dès sa notification en décembre 2023, est sans objet au moment de la saisine du juge en mars 2026.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2603599
Le Tribunal administratif de Versailles rejette une requête en référé visant à faire cesser l'utilisation par une ex-épouse du nom de famille du requérant sur des bulletins de vote. Le juge estime la demande manifestement irrecevable, car elle ne satisfait à aucune des conditions d'urgence ou de fondement légal (articles L. 521-1 à L. 521-3 du code de justice administrative) requises pour un référé. Il applique l'article L. 522-3 du même code, soulignant notamment que la contestation des documents électoraux relève en principe du juge de l'élection après le scrutin.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2603630
Le Tribunal Administratif de Versailles, statuant en référé, rejette la demande d'un requérant visant à contraindre la préfète de l'Essonne à délivrer un nouveau titre de séjour. Le juge constate que l'administration a pleinement exécuté une précédente injonction en délivrant une autorisation provisoire de séjour autorisant déjà les voyages hors espace Schengen. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1, L. 521-4 et L. 911-6 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2601191
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une amende administrative de 20 750 euros infligée pour emploi d'un travailleur étranger sans titre. Le juge estime qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, condition nécessaire prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative pour prononcer une suspension. Par conséquent, l'exécution de l'amende, fondée sur l'article L. 8253-1 du code du travail, n'est pas suspendue.
Avocat : SCHNEIDER
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2502058
Le Tribunal Administratif de Toulon donne acte du désistement d'instance du requérant concernant le refus initial du revenu de solidarité active (RSA). Le tribunal constate que le requérant, invité à confirmer le maintien de sa requête après l'octroi rétroactif de l'allocation, n'a pas répondu dans le délai imparti. La décision s'appuie sur les articles R. 612-5-1 et R. 222-1 du code de justice administrative, qui prévoient la présomption de désistement en l'absence de confirmation.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2505339
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme B... visant à annuler le rejet de sa demande de remise de dette liée à un trop-perçu de RSA. La juridiction estime que la demande d'échelonnement du paiement est manifestement irrecevable, relevant du pouvoir gracieux de l'administration. De plus, les moyens invoqués par la requérante (bonne foi et situation financière difficile) sont jugés insuffisamment étayés, notamment après son défaut de régulariser sa requête malgré une mise en demeure, conformément aux articles R. 222-1 et R. 772-7 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2505569
Le Tribunal administratif de Toulon rejette la requête de Mme D... qui contestait la remise partielle de sa dette de RSA accordée par la CAF du Var. La juridiction estime que la requérante, bien qu'invitée à régulariser sa demande, n'a pas fourni les justificatifs nécessaires permettant d'apprécier sa situation financière et sa bonne foi. La requête est donc rejetée en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, pour défaut de précisions suffisantes sur les moyens invoqués.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2505651
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. C... A... visant à annuler le refus de délivrance d'une carte mobilité inclusion avec mention "stationnement". Le juge estime que la requête, introduite sans formulaire régulier malgré une mise en demeure, est irrecevable pour défaut de régularisation, conformément aux articles R. 772-6 et R. 772-7 du code de justice administrative. Le litige concernait l'appréciation de l'état de santé du requérant au regard des critères de l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et de l'arrêté du 3 janvier 2017.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2505684
Le Tribunal Administratif de Toulon rejette la requête de Mme C... comme étant manifestement irrecevable. Le sujet principal est le refus de délivrance d'une carte mobilité inclusion mention "stationnement" par le président du conseil départemental du Var. La juridiction a appliqué les articles R. 222-1, R. 431-4 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que la requête, non signée, n'a pas été régularisée dans le délai imparti après une mise en demeure.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2600040
**Sujet principal** : Demande d'annulation du refus de délivrer une carte "mobilité inclusion" avec la mention "stationnement pour personnes handicapées". **Juridiction** : Tribunal Administratif de Toulon (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : La requête est rejetée comme irrecevable. La requérante, informée par le greffe de la nécessité de régulariser sa demande en fournissant une argumentation et des pièces justificatives, n'a pas satisfait à cette obligation dans le délai imparti. **Textes appliqués** : Les articles R. 772-5 à R. 772-7 du code de justice administrative (régularisation des requêtes en matière sociale), ainsi que l'article R. 222-1 du même code (pouvoir de rejet par ordonnance). Le fond du litige relève des articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles et de l'arrêté du 3 janvier 2017.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2601156
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision ministérielle ayant entraîné la perte totale des points du permis de conduire de la requérante. Le juge a estimé que Mme B... n'avait pas justifié du caractère d'urgence de sa situation, malgré ses allégations concernant ses déplacements professionnels et familiaux, car elle n'a pas démontré l'impossibilité d'utiliser d'autres modes de transport. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, le juge ayant appliqué ce dernier pour rejeter la requête sans examiner le sérieux du moyen de légalité, faute d'urgence établie.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2601192
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision ministérielle ayant entraîné la perte totale des points du permis de conduire du requérant. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, le requérant n'ayant pas justifié que cette mesure lui causait un préjudice grave et immédiat dans sa situation professionnelle ou personnelle actuelle. La décision est fondée sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, le tribunal n'ayant pas eu à examiner le sérieux des moyens au fond.
Avocat : CDL AVOCAT
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2601204
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de parents contestant le refus d'un parcours de scolarisation pour leur enfant handicapé. Le tribunal a déclaré son incompétence, estimant que ce litige relevant du contentieux de la sécurité sociale (article L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles) est de la compétence exclusive de l'ordre judiciaire. En conséquence, il a renvoyé l'affaire au tribunal judiciaire de Toulon, conformément à l'article 32 du décret du 27 février 2015.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2601247
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision du ministre de l'intérieur ayant entraîné la perte totale des points du permis de conduire du requérant. Le juge estime que le justiciable n'a pas démontré le caractère d'urgence de sa situation, notamment en ne prouvant pas que l'interdiction de conduire lui causait un préjudice grave et immédiat dans l'exercice de son activité professionnelle. La décision est fondée sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, relatifs aux conditions de l'urgence pour obtenir une suspension.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2601398
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le refus de la carte "mobilité inclusion". Le juge a déclaré son incompétence au profit de l'ordre judiciaire, considérant que ce litige relève de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées et du tribunal judiciaire en vertu des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles. En application de l'article 32 du décret du 27 février 2015, le dossier a été transmis au tribunal judiciaire de Toulon.
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2301949
Le Tribunal Administratif de Poitiers a jugé une demande en responsabilité contre une communauté de communes pour un contrôle défectueux d'assainissement. Il a d'abord rejeté l'exception d'incompétence soulevée par la collectivité, en s'appuyant sur l'article L. 2224-8 du code général des collectivités territoriales qui confie cette mission de service public aux communes. Le tribunal a ensuite reconnu la faute de la communauté de communes dans l'établissement d'une attestation de conformité erronée. En conséquence, il a condamné la collectivité à indemniser les requérants pour leur préjudice.
Avocat : CABINET AVODES
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2302611
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête d'un infirmier syndiqué contestant une sanction disciplinaire (exclusion temporaire de trois jours) infligée par son employeur, le groupe hospitalier Littoral Atlantique. Le tribunal a jugé que les propos grossiers tenus par l'agent, même dans un cadre syndical privé, constituaient une faute déontologique justifiant une sanction. La sanction, appartenant au premier groupe des sanctions disciplinaires prévues par le code général de la fonction publique, a été estimée proportionnée à la faute commise.
Avocat : GARGADENNEC
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2303031
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A... qui demandait l'annulation de l'arrêté interministériel du 21 juillet 2023 refusant de reconnaître l'état de catastrophe naturelle pour la commune de Dignac suite à la sécheresse de 2022. Le tribunal a jugé que l'administration avait correctement appliqué les critères légaux, notamment ceux de l'article L. 125-1 du code des assurances et de la circulaire du 10 mai 2019, pour évaluer l'intensité anormale du phénomène. Il a également estimé que la reconnaissance du même événement en tant que calamité agricole au titre du code rural était un régime juridique distinct et ne créait pas de droit à la reconnaissance au titre des catastrophes naturelles.
Avocat : SELAS D'AVOCATS ARCO-LEGAL
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2303035
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de la commune de Saint-Augustin-sur-Mer, qui demandait l'annulation d'un arrêté interministériel refusant la reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle pour des mouvements de terrain liés à la sécheresse de 2022. Le tribunal a jugé que les signataires de l'arrêté étaient compétents en vertu du décret du 27 juillet 2005 et que la procédure suivie par la commission interministérielle était régulière. Il a également estimé que les moyens invoqués par la commune, notamment ceux relatifs à une erreur de fait ou de droit, n'étaient pas fondés.
Avocat : SELAS D'AVOCATS ARCO-LEGAL
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2303040
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de la commune de Pont-l'Abbé-d'Arnoult, qui contestait le rejet de sa demande de reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle pour des mouvements de terrain liés à la sécheresse de 2022. La juridiction a jugé que l'arrêté interministériel du 21 juillet 2023 n'était entaché ni d'incompétence, ni d'erreur de droit ou de fait, et que la circulaire du 10 mai 2019, servant de référence, était régulière. Le tribunal a appliqué les dispositions du code des assurances et du décret n° 2005-850 relatif aux délégations de signature.
Avocat : SELAS D'AVOCATS ARCO-LEGAL