Jurisprudence administrative

966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

966 388

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA86Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2503122

Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus de séjour opposé à un ressortissant guinéen par le préfet de la Charente-Maritime. Le requérant invoquait notamment une promesse d'embauche dans un métier en tension et son insertion en France. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la décision préfectorale était régulière et suffisamment motivée, et qu'elle ne méconnaissait pas les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 421-3, L. 435-1, L. 435-4). La demande d'injonction de délivrer un titre de séjour a également été rejetée.

Avocat : SCPA BREILLAT-DIEUMEGARD-MASSON

19 mars 2026• 3ème chambre
TA86Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2600686

Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant en référé, a ordonné à la société Cipasmo d'évacuer sans délai la pépinière d'entreprises qu'elle occupait. Le juge a considéré que la société, dont la convention d'occupation du domaine public n'avait pas été renouvelée au-delà du 31 décembre 2025, était désormais occupante sans titre. La demande d'expulsion, fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été jugée utile et ne se heurtant à aucune contestation sérieuse, justifiant une mesure d'urgence.

Avocat : SCP KPL AVOCATS

19 mars 2026
TA86Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2600725

Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé-suspension, rejette la demande de M. B... visant à suspendre sa révocation prononcée par le ministre de l'intérieur. Le juge estime que la gravité des faits reprochés (connexions informatiques irrégulières et manquements aux devoirs de la fonction publique) renverse la présomption d'urgence, malgré la perte de revenus du requérant. Il considère également qu'aucun doute sérieux n'entache la légalité de la procédure disciplinaire ou de la décision, appliquant les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 121-1 du code général de la fonction publique.

Avocat : LEBRUN

19 mars 2026
TA86Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2501849

Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement d'instance de la requérante. Le sujet principal était le recours contre un arrêté préfectoral de suspension du permis de conduire. La juridiction a constaté que la requérante, invitée à confirmer le maintien de ses conclusions en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, n'avait pas répondu dans le délai imparti, et était donc réputée s'être désistée. La solution retenue a été d'en tirer les conséquences juridiques en application de l'article R. 222-1 du même code.

19 mars 2026
TA86Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2600401

Le Tribunal Administratif de Poitiers rejette la requête de Mme A... concernant son assujettissement à la redevance incitative sur les déchets. La juridiction estime que la requête est irrecevable car elle ne formule pas de conclusions précises en annulation ou en indemnité, et ne démontre pas l'existence d'une décision préalable contestée. La solution s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative, qui régissent la recevabilité des requêtes.

19 mars 2026
TA86Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2600569

Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant par ordonnance, rejette une requête en excès de pouvoir dirigée contre des actes de communication d'une mairie concernant un projet de zone commerciale en période pré-électorale. Le juge estime la requête manifestement irrecevable car elle ne vise aucune décision administrative susceptible d'annulation et ne formule pas de conclusions claires dans le cadre des pouvoirs du juge administratif. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative, qui permettent le rejet des requêtes irrecevables ne contenant aucun moyen.

19 mars 2026
TA86Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2600695

Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... concernant le non-paiement d'éléments de rémunération après la fin de son contrat avec une commune. Le tribunal a jugé la requête manifestement irrecevable, car elle ne contenait aucune conclusion valable ni moyen juridique permettant au juge d'exercer son office. Cette décision s'appuie sur les articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, qui encadrent les conditions de saisine et les pouvoirs du juge administratif.

19 mars 2026
TA86Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2600718

Le Tribunal Administratif de Poitiers, par ordonnance, a été saisi d'une demande d'indemnisation suite à un accident de la circulation. Constatant que le requérant est un agent de greffe de cette même juridiction, le président a estimé qu'une raison objective mettait en cause l'impartialité du tribunal. En application de l'article R. 312-5 du code de justice administrative, il a donc ordonné la transmission du dossier au président de la section du contentieux du Conseil d'État pour qu'une autre juridiction soit désignée pour juger l'affaire.

19 mars 2026
TA86Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2600855

Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... qui demandait l’octroi gracieux ou le réexamen bienveillant du refus de sa carte professionnelle de VTC. Le juge estime que sa demande est manifestement irrecevable, car il n’appartient pas à la juridiction administrative d’accorder une telle faveur ou de procéder à un réexamen. La décision s’appuie sur l’article R. 222-1, 4°, du code de justice administrative, tout en précisant que le requérant pourrait contester en excès de pouvoir le refus préfectoral pour en demander l’annulation.

19 mars 2026
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2604947

Le Tribunal Administratif de Montreuil a statué sur une demande de référé-liberté concernant le refus implicite de renouvellement d'un titre de séjour. Le requérant s'étant désisté de ses conclusions principales, le juge a donné acte de ce désistement. Il a admis le requérant à l'aide juridictionnelle provisoire et a mis à la charge de l'État une somme au titre des frais exposés, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : TOUJAS

19 mars 2026
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2604972

Le Tribunal Administratif de Montreuil statue sur une demande en référé-liberté concernant le refus d'enregistrement d'une demande de carte de résident pour un membre de famille de réfugié. Le requérant s'étant désisté de ses conclusions principales, le juge donne acte de ce désistement. Il accorde l'aide juridictionnelle provisoire au requérant et condamne l'État à verser 600 euros à son avocate au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve de l'admission définitive à l'aide.

Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN

19 mars 2026
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2605176

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, donne acte du désistement pur et simple du requérant concernant ses demandes de suspension et d'injonction relatives au refus de renouvellement de son titre de séjour. Le juge constate ce désistement sans tenir d'audience, estimant que l'événement rend sans objet la poursuite de la procédure engagée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Il met néanmoins à la charge de l'État une somme de 600 euros au titre de l'article L. 761-1 du même code pour les frais exposés dans l'instance.

Avocat : MEUROU

19 mars 2026
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2605328

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, donne acte du désistement de la requérante concernant ses demandes de suspension et d'injonction, après que le préfet a produit une attestation de prolongation d'instruction. Le juge condamne néanmoins l'Etat à verser à la requérante une somme de 400 euros au titre des frais exposés pour le procès, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision met ainsi fin à l'instance sans examen au fond, le désistement ayant rendu sans objet l'essentiel du recours.

Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN

19 mars 2026
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2605684

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une décision préfectorale ayant clos une demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la clôture de la demande, invitant la requérante à reformuler sa démarche, ne constituait pas un refus de renouvellement et que la condition d'urgence n'était donc pas remplie. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN

19 mars 2026
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2411341

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé les décisions du maire de Rueil-Malmaison refusant une dérogation à la carte scolaire pour l'inscription d'une enfant à l'école maternelle Jean Moulin. La juridiction a retenu deux vices de procédure : l'incompétence de l'adjointe au maire ayant signé la décision et l'insuffisance de motivation de celle-ci, qui ne contenait pas les considérations de droit et de fait requises. Le tribunal a enjoint au maire de réexaminer la demande dans un délai d'un mois, en application des articles L. 131-5 du code de l'éducation et L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : TUPIGNY

19 mars 2026• 1ère Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2500081

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté préfectoral du 18 décembre 2024 refusant un titre de séjour à une ressortissante algérienne et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a jugé que le préfet du Val-d'Oise avait méconnu les stipulations de l'article 6 de l'accord franco-algérien en ne procédant pas à un examen suffisant de la situation personnelle de la requérante, notamment au regard de la durée et de la nature de ses liens en France. Les décisions d'obligation de quitter le territoire et de fixation du pays de destination, découlant de ce refus illégal, ont été également annulées.

Avocat : SAMBA

19 mars 2026• 1ère Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2502497

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine refusant la délivrance d'une carte de séjour de dix ans à une ressortissante marocaine. Le tribunal a jugé que l'administration avait commis une erreur d'appréciation en considérant que les ressources de la requérante étaient insuffisantes, alors que ses bulletins de salaire et avis d'imposition démontraient des revenus stables et au moins égaux au SMIC sur la période requise. La décision s'appuie sur l'article 3 de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et sur les dispositions de l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : ABDERREZAK

19 mars 2026• 1ère Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2512784

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de parents contestant l'affectation de leur fille dans un collège de secteur. Le tribunal a jugé que la décision du directeur académique, qui refusait une dérogation pour scolarisation dans un autre collège, ne méconnaissait pas l'article D. 211-11 du code de l'éducation. Il a estimé que les justificatifs médicaux et familiaux produits par les requérants ne démontraient pas la nécessité impérieuse d'une affectation hors secteur.

19 mars 2026• 1ère Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2603280

**Sujet principal** : Demande en référé d'une étrangère pour obtenir l'injonction au préfet de lui remettre un récépissé de demande de titre de séjour ou une attestation de prolongation d'instruction. **Juridiction** : Tribunal administratif de Cergy-Pontoise (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge a rejeté la requête. Il a considéré que la condition d'urgence spécifique au référé de l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'était pas caractérisée, car la requérante n'avait pas démontré l'existence d'un préjudice imminent et grave lié à l'absence de récépissé, distinct des difficultés inhérentes à la procédure de renouvellement. **Textes appliqués** : Articles L. 521-3 du code de justice administrative (conditions du référé "mesures utiles") et R. 431-2, R. 431-3 et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (procédure de demande de titre de séjour et délivrance du récépissé).

Avocat : SANGUE

19 mars 2026
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2603426

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi d'une demande en référé-liberté (article L. 521-3 du code de justice administrative) d'une ressortissante algérienne demandant l'injonction au préfet de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour "visiteur". Le juge a rejeté la demande, considérant que la condition d'urgence n'était pas établie, car la requérante, dont le visa était expiré, ne démontrait pas de situation de péril grave justifiant une mesure conservatoire. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.

Avocat : SIMON

19 mars 2026