Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2603547
Sujet principal : Demande d'injonction pour délivrance d'un titre de voyage à une bénéficiaire de la protection subsidiaire. Juridiction : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (juge des référés). Solution retenue : Le juge ordonne au préfet des Hauts-de-Seine de délivrer le titre de voyage à la requérante dans un délai de quinze jours, considérant l'urgence due à une attente de plus de 20 mois portant atteinte à sa liberté d'aller et venir. Textes appliqués : Article L. 521-3 du code de justice administrative (référé mesures utiles), et dispositions relatives à l'aide juridictionnelle provisoire (loi du 10 juillet 1991).
Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2603551
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'injonction visant à contraindre le préfet des Hauts-de-Seine à fabriquer et à convoquer la requérante pour le retrait de son titre de séjour. Le juge, se fondant sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté que l'administration avait, postérieurement à la requête, délivré la carte de résident sollicitée. Par conséquent, il a jugé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande d'injonction, le reste des conclusions étant rejeté.
Avocat : HERVET
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2603758
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation "Etrangers urgents", a rejeté la requête de M. B... A... visant à annuler le refus de l'OFII de lui accorder des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que le refus, fondé sur le dépôt tardif de la demande d'asile (plus de 90 jours après l'entrée en France) sans motif légitime suffisant, était légal au regard de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que la décision était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas la situation personnelle du requérant.
Avocat : ALPHONSE KATY
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2603788
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a liquidé une astreinte provisoire prononcée contre l'État pour inexécution partielle et tardive d'une injonction. Le juge a condamné l'État à verser 2 500 euros au requérant, M. A..., au titre de cette astreinte pour un retard de 25 jours, en application des articles L. 911-6 et L. 911-7 du code de justice administrative. L'État est également condamné à verser 1 200 euros au titre des frais exposés pour l'instance, sur le fondement de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : ROSIN
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2603808
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a examiné une requête d'un ressortissant égyptien demandant l'injonction au préfet de lui fixer un rendez-vous pour enregistrer sa demande d'admission exceptionnelle au séjour et de lui délivrer un récépissé. Le juge a constaté que la convocation avait été délivrée après l'introduction de la requête, privant la demande de son objet, et a estimé que le requérant ne démontrait pas l'utilité d'une injonction supplémentaire concernant le récépissé. En application des articles L. 521-3 et L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal a rejeté les conclusions principales mais a mis à la charge de l'État une somme au titre des frais engagés pour le litige.
Avocat : CELESTE & JEAN
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2603852
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a modifié une précédente ordonnance en raison de son inexécution par le préfet des Hauts-de-Seine. Le juge a considéré que ce défaut d'exécution constituait un élément nouveau au sens de l'article L. 521-4 du code de justice administrative. Il a donc assorti les deux injonctions initiales (réexamen de la situation et délivrance d'une autorisation provisoire de séjour) d'astreintes financières journalières et a condamné l'État à payer 800 euros au requérant au titre de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : CELESTE & JEAN
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604130
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de délivrer un récépissé autorisant le travail à une ressortissante étrangère en attente du renouvellement de son titre de séjour. Le juge a constaté que le préfet avait délivré le récépissé sollicité avant le jugement, rendant la demande sans objet. Par conséquent, il n'a pas donné suite aux conclusions d'injonction et a rejeté la demande d'allocation de somme sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : MOMAJIAN
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604297
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a modifié une précédente ordonnance en raison de son inexécution partielle par le préfet des Hauts-de-Seine. Le juge a assorti l'injonction de réexaminer la demande de l'étranger d'une astreinte de 100 euros par jour de retard, en application de l'article L. 521-4 du code de justice administrative. La juridiction a également accordé l'aide juridictionnelle à titre provisoire au requérant.
Avocat : ROSIN
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604344
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en procédure d'étrangers urgents, rejette la requête en annulation d'un arrêté de transfert Dublin vers la Bulgarie. Le juge estime que les griefs tirés d'une prétendue incompétence, d'un vice de procédure ou d'une méconnaissance du règlement Dublin III ne sont pas fondés. La décision s'appuie principalement sur le règlement (UE) n° 604/2013 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : ANGLADE & PAFUNDI
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604453
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête en annulation d'un arrêté d'assignation à résidence d'un ressortissant congolais. Le juge a estimé que la décision préfectorale était légalement prise par une autorité compétente, suffisamment motivée et fondée sur un examen sérieux de la situation personnelle du requérant. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment ses articles L. 731-1 et L. 732-1.
Avocat : NKOUNKOU
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604920
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande de modification d'une précédente ordonnance enjoignant au préfet des Hauts-de-Seine de délivrer une attestation provisoire de séjour et de réexaminer la situation du requérant. Le juge constate que le délai pour le réexamen n'est pas échu, mais reconnaît le défaut d'exécution concernant la délivrance de l'attestation, constituant un élément nouveau au sens de l'article L. 521-4 du code de justice administrative. La juridiction ordonne donc au préfet de délivrer l'attestation sous trois jours, sous astreinte de 150 euros par jour de retard.
Avocat : TOUJAS
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2309430
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement d'instance de la société requérante. Cette dernière, placée en liquidation judiciaire, a été réputée s'être désistée pour n'avoir pas confirmé le maintien de ses conclusions après y avoir été invitée, conformément à l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Le tribunal a en conséquence rejeté les demandes de condamnation aux dépens présentées par les deux parties.
Avocat : ACCESS AVOCATS
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2405455
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'instance de la requérante, Mme B..., qui contestait un titre de perception et une mise en demeure relatifs au recouvrement d'un indu de rémunération. La juridiction constate que la requérante, invitée à confirmer le maintien de ses conclusions en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administratif, n'a pas répondu dans le délai imparti. Elle est donc réputée s'être désistée, ce qui met fin à l'instance sans examen du fond du litige.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2415093
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'instance du requérant concernant le rejet de sa demande d'aide au fonds de solidarité COVID-19. Le requérant, invité à confirmer le maintien de sa requête en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administratif et n'ayant pas répondu dans le délai imparti, est réputé s'être désisté. La procédure est donc close sans examen du fond de l'affaire.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2510602
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... comme étant manifestement irrecevable. La requérante, qui contestait une décision implicite de rejet de la commission DALO des Hauts-de-Seine, n'avait pas joint à son recours la copie de sa demande initiale à l'administration, malgré une mise en demeure de régulariser. Le tribunal a appliqué les articles R. 222-1, R. 412-1, R. 612-1 et R. 778-2 du code de justice administrative pour constater cette irrecevabilité non couverte.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2510648
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, rejette une requête en excès de pouvoir visant une décision implicite de la commission DALO du Val-d'Oise. Le requérant n'a pas joint à sa demande la preuve du dépôt de son recours administratif préalable, malgré une mise en demeure de régulariser. La juridiction applique les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 778-2 du code de justice administrative pour constater l'irrecevabilité de la requête, non régularisée dans le délai imparti.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2511553
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette, par ordonnance, la requête de M. A... qui demandait l'aménagement de la suspension de son permis de conduire. Le juge estime que cette demande, qui constitue une injonction adressée à l'administration, n'est pas de la compétence du juge de l'excès de pouvoir. La requête est donc jugée manifestement irrecevable au regard des articles R. 411-1, R. 421-1 et R. 222-1 du code de justice administrative, qui définissent les conditions de saisine et les pouvoirs de la juridiction.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2515724
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur le recours en excès de pouvoir formé par M. B... contre un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Cette décision est fondée sur le fait que le requérant n'a pas fourni d'adresse de notification valable au greffe, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2522763
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le rejet de sa demande d'échange de permis de conduire ivoirien. La juridiction a jugé le recours manifestement irrecevable car le requérant n'a pas produit l'acte attaqué, malgré une invitation à régulariser. Cette ordonnance de rejet est fondée sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 412-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2523084
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'action pur et simple de la société BBLEND dans son litige contractuel avec l'EPIDE. La juridiction applique les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, la procédure est éteinte sans qu'il soit statué sur le fond des demandes indemnitaires initialement formulées par l'entreprise.
Avocat : ADP AVOCATS