Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2601070
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme B... dirigée contre la MSA. Le litige, portant sur des questions d'affiliation, de radiation et de calcul de cotisations sociales, relève de la compétence exclusive du juge judiciaire en vertu des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale. Le tribunal se déclare également incompétent pour contrôler l'exécution d'un jugement de liquidation judiciaire prononcé par une juridiction judiciaire.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601106
Sujet principal : Demande d'injonction pour délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction d'une demande de titre de séjour. Juridiction : Tribunal Administratif de Nîmes (juge des référés). Solution retenue : Non-lieu à statuer, la demande étant devenue sans objet suite à la délivrance de l'attestation par le préfet avant le jugement. Textes appliqués : Articles L. 511-1 et L. 521-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2400551
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en plein contentieux, a été saisi d'une demande d'indemnisation d'un agent hospitalier victime d'un accident de service. Le tribunal a retenu la responsabilité sans faute de l'administration hospitalière sur le fondement de la jurisprudence *Moya-Caville* du Conseil d'État. Il a condamné le centre hospitalier d'Albi à verser une indemnité à l'agent pour réparer ses préjudices, en précisant le quantum pour chaque chef de préjudice reconnu comme imputable à l'accident.
Avocat : HOUDART & Associés
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2601934
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé-suspension, rejette la demande de suspension d'un refus de renouvellement de titre de séjour. Le juge estime que le requérant, un ressortissant guinéen, n'apporte pas la preuve d'une situation d'urgence caractérisée, notamment au regard de sa situation personnelle et professionnelle, et ne démontre pas l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale. La décision est rendue en application des articles L. 521-1 et suivants du code de justice administrative.
Avocat : NACIRI
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2602079
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé, a admis M. A... au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire en raison de l'urgence de sa situation. Concernant la demande d'injonction d'organiser son retour en France, le requérant s'en est désisté, rendant cette demande sans objet. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-1 du code de justice administrative ainsi que sur la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Avocat : MIRETE
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601949
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé, se prononce sur une demande de suspension et d'injonction relative au motif de rupture d'un CDD indiqué par l'administration. Le juge constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur ces conclusions, car une ordonnance sur le fond a déjà été rendue le 17 mars 2026, rendant la demande de référé sans objet. La demande d'allocation d'une somme d'argent au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative est rejetée.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2407261
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la commune de Plérin-sur-mer de sa requête en plein contentieux, mettant ainsi fin à l'instance. La juridiction rejette les conclusions de la société MJ Ouest demandant l'allocation d'une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1 du même code, qui permet au président de statuer sur les désistements.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS ACTB
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600134
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a déclaré qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur la demande d'une requérante visant à enjoindre à la préfète de l'Isère de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction. Cette décision est motivée par le fait que l'administration a délivré le document sollicité après l'introduction de la requête, ce qui a fait perdre son objet à la demande. Le juge s'est fondé sur les dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative concernant les mesures d'urgence.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2402595
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple des requérants de leur recours contre le refus de permis de construire. Il donne également acte du désistement de la commune d'Annecy de sa demande de condamnation aux dépens. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et L. 761-1 du code de justice administrative relatifs à la procédure de désistement.
Avocat : CABINET IB AVOCATS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2505391
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant concernant sa demande d'annulation du refus implicite de titre de séjour. La juridiction rejette par ailleurs ses conclusions sollicitant la condamnation de l'État à une somme d'argent au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative, notamment l'article R. 222-1, relatif aux pouvoirs du président de formation de jugement.
Avocat : MARGAT
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2508376
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête en annulation et en injonction. En effet, l'objet du litige a disparu puisque le requérant s'est vu délivrer la carte de séjour "vie privée et familiale" qu'il sollicitait, postérieurement à l'introduction de son recours. La juridiction rejette également la demande d'allocation prévue à l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : NAMIGOHAR
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601694
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la société Vella Nova de son recours en excès de pouvoir contre un arrêté municipal de sursis à statuer. La juridiction rejette la demande de la société visant à condamner la commune au paiement de frais au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, estimant qu'il n'y a pas lieu d'y faire droit dans les circonstances de l'espèce. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et L. 761-1 du même code.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601872
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement de la requérante concernant son recours contre le refus implicite de titre de séjour. Il l'admet provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle et condamne l'État à verser 900 euros à son avocate au titre des frais exposés, en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. La décision s'appuie sur les articles R.222-1 et R.612-5-1 du code de justice administrative.
Avocat : MARGAT
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602364
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a été saisi d'une requête en excès de pouvoir visant l'annulation d'un refus implicite de retrait du fichier Schengen. Le tribunal s'est déclaré incompétent pour connaître du litige, car le requérant réside à Nice. En application des articles R. 312-8 et R. 351-3 du code de justice administrative, il a ordonné la transmission du dossier au tribunal administratif de Nice, juridiction territorialement compétente.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602714
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, rejette la demande de suspension de titres de perception émis par le recteur de l'académie de Grenoble. La requête est jugée irrecevable car la requérante n'a pas préalablement introduit une requête distincte en annulation devant le juge du fond, condition exigée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Le juge applique l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la demande comme manifestement irrecevable.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602881
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, rejette la demande d'une patiente visant à obtenir son admission immédiate dans un service hospitalier. Le juge estime que la requérante ne démontre ni l'urgence caractérisée par des conséquences graves et immédiates sur sa santé, ni une atteinte manifestement illégale à une liberté fondamentale. La décision s'appuie sur les conditions strictes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative pour le référé-liberté.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2413651
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus de délivrance d'un titre de séjour et une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur la demande d'annulation, car l'administration avait délivré postérieurement à la requête le titre de séjour sollicité. Il a néanmoins mis à la charge de l'État une somme de 800 euros au titre des frais d'instance, en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : MOUTEL
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603068
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé-suspension, rejette la demande de suspension d'une décision de la commission de recours contre les refus de visa (CRRV). Le juge estime qu'aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés du code de l'entrée et du séjour des étrangers, de l'accord franco-algérien de 1968 ou des conventions protectrices des droits de l'enfant et des droits de l'Homme, ne crée un doute sérieux sur la légalité du refus de visa pour deux enfants mineurs. Par conséquent, sans même examiner la condition d'urgence, la requête est rejetée en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : BADJI OUALI
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603154
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant azerbaïdjanais, qui contestait un arrêté préfectoral ordonnant son transfert vers la Croatie au titre du règlement Dublin III. Le tribunal a jugé que la décision de transfert était suffisamment motivée, car elle visait expressément le règlement (UE) n°604/2013 et indiquait que le demandeur avait antérieurement sollicité une protection internationale en Croatie, justifiant ainsi la reprise en charge par cet État. Les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à un défaut d'examen individuel ou à des défaillances systémiques en Croatie, n'ont pas été retenus.
Avocat : GUERIN
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603414
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé l'arrêté préfectoral ordonnant le transfert d'un demandeur d'asile vers la Croatie. Le juge a estimé que l'application de la clause discrétionnaire prévue à l'article 17 du règlement Dublin III (UE n°604/2013) était justifiée en raison de la vulnérabilité du requérant. Cette décision s'appuie sur une violation potentielle de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, liée aux conditions d'accueil et de soins inadéquates rencontrées par l'intéressé lors de son précédent séjour en Croatie.
Avocat : PRELAUD