Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2602200
Le Tribunal Administratif de Toulouse rejette la demande de suspension en référé d'une réduction du RSA. La requérante contestait la légalité de la décision du département du Tarn, invoquant un vice de procédure et une atteinte disproportionnée à sa vie privée. Le juge estime qu'aucun des moyens soulevés n'est de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, rendant inutile l'examen de la condition d'urgence. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative ainsi que sur l'article R. 262-83 du code de l'action sociale et des familles.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2602222
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête d’un agent du CHU de Toulouse qui demandait la suspension de sa procédure disciplinaire et la communication de son dossier. Le juge estime que le caractère d’urgence n’est pas établi, car l’agent a déjà eu accès aux pièces et bénéficie des garanties nécessaires à sa défense avant le conseil de discipline. La décision s’appuie sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative, qui régissent le référé-liberté et permettent le rejet d’une demande manifestement mal fondée ou non urgente.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2503738
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. Imbachi visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui imposant une obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que le signataire de l'arrêté était compétent en vertu d'une délégation régulière et que le préfet avait procédé à l'examen individualisé requis de la situation du requérant. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : MEAUDE
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2601981
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme B... visant à enjoindre à la préfecture de lui délivrer un récépissé de demande de carte de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence, exigée par l'article L. 521-3 du code de justice administrative, n'était pas établie, car la requérante disposait encore d'une autorisation de séjour valable au moment de la décision. Par conséquent, aucun préjudice grave et immédiat justifiant une mesure conservatoire n'a été reconnu.
Avocat : PASCAL LABROT
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2508029
Le Tribunal Administratif de Rennes a statué sur des recours en excès de pouvoir contre des arrêtés préfectoraux de refus de titre de séjour, de réadmission en Grèce et d'assignation à résidence. Le tribunal a rejeté les demandes d'annulation, considérant que les décisions contestées n'étaient pas entachées d'illégalité. La juridiction a notamment appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et a examiné les moyens tirés de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : MAONY
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601417
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler son arrêté de transfert vers la Belgique et son assignation à résidence. Le juge a estimé que le préfet avait procédé à un examen suffisant de sa situation individuelle, notamment au regard de l'article 17 du règlement Dublin III (UE n° 604/2013), et que l'entretien préalable respectait les exigences de l'article 5 de ce même règlement. Les moyens soulevés concernant la motivation des arrêtés et le respect des procédures ont été écartés.
Avocat : DOLLE
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601420
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme E... visant à annuler son arrêté de transfert vers l'Espagne et son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que l'arrêté était légal, notamment car l'auteur était compétent, la motivation suffisante, et l'examen de la situation personnelle complet. La décision s'appuie sur le règlement Dublin (UE n° 604/2013) et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : MARAL
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601944
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant en référé, rejette la requête de Mme C... visant à suspendre son placement en disponibilité pour raison de santé. Le juge estime la demande manifestement irrecevable, car non accompagnée d'une requête distincte en annulation comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. Il relève également que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du même code n'est pas justifiée.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600165
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme A... visant à enjoindre à la préfète de statuer sur sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue par l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'était pas remplie, la requérante étant en possession d'une attestation de prolongation d'instruction valable. Par ailleurs, la demande a été jugée irrecevable car elle sollicitait une injonction définitive, ce qui excède le pouvoir du juge des référés qui ne peut ordonner que des mesures provisoires.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600296
**Sujet principal** : Demande d'injonction urgente pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de déposer une demande de renouvellement de titre de séjour. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Grenoble (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés fait droit à la demande et enjoint à la préfète de l'Isère de convoquer la requérante à un rendez-vous dans un délai de quinze jours pour enregistrer sa demande. Il rejette en revanche la demande d'astreinte et alloue une somme de 800 euros au titre des frais irrépétibles. **Textes appliqués** : L'article L. 521-3 du code de justice administrative (référé mesures utiles) est appliqué, le juge estimant l'urgence caractérisée pour un renouvellement de titre. L'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 est retenu pour la condamnation aux dépens.
Avocat : CANS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600312
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, rejette la demande d’un étranger visant à enjoindre à la préfète de délivrer une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de titre de séjour. Le juge estime qu’une décision implicite de rejet est née du silence de l’administration au terme du délai de quatre mois prévu par les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Ordonner la mesure sollicitée ferait obstacle à l’exécution de cette décision, ce qui est exclu par l’article L. 521-3 du code de justice administrative, le requérant devant plutôt former un recours en référé-suspension.
Avocat : CORTÉS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601987
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé-suspension, a suspendu la décision implicite de rejet d'une demande de carte de résident. Le juge a retenu l'urgence, présumée en cas de refus de renouvellement de titre de séjour, et a estimé qu'existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard des articles L. 424-3 et L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également prononcé l'admission provisoire du requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Avocat : MATHIS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2504702
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'instance de la requérante. Le tribunal constate que la confirmation du maintien de sa requête, sollicitée en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, est parvenue hors du délai imparti, entraînant un désistement d'office. La décision est fondée sur les articles R. 612-5-1, R. 611-8-2 et R. 222-1 du même code.
Avocat : PORET
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2504707
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement d'instance du requérant, M. B..., dans le cadre de son recours pour excès de pouvoir contre le refus de délivrance d'un titre de séjour. Le juge a constaté que le requérant, invité à confirmer le maintien de sa requête, n'avait pas répondu dans le délai légal imparti. La juridiction a donc appliqué les articles R. 612-5-1 et R. 611-8-2 du code de justice administrative pour prononcer ce désistement d'office, mettant ainsi fin à la procédure.
Avocat : PORET
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2505389
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la requérante concernant son recours en annulation contre le refus implicite de titre de séjour. Il rejette ses conclusions demandant la condamnation de l'État à payer une somme au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. La juridiction fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de statuer par ordonnance lorsqu'il ne reste plus à juger que des questions accessoires.
Avocat : MARGAT
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2207579
La SARL AMBAE demande au Tribunal Administratif de Nantes l'indemnisation de son préjudice lié aux fermetures administratives durant la pandémie de Covid-19, invoquant une faute de l'État (violation du principe de précaution) ou, à titre subsidiaire, une rupture d'égalité devant les charges publiques. Le tribunal rejette la requête, considérant que les mesures contestées, fondées sur l'article L. 3131-1 du code de la santé publique, étaient justifiées par les circonstances exceptionnelles et proportionnées à l'objectif de santé publique. Il estime que ni une faute, ni un préjudice anormal et spécial au sens du droit de la responsabilité publique, ne sont caractérisés.
Avocat : SELARL DI VIZIO
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2510880
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir visant l'annulation du refus de détachement d'un agent du ministère de l'éducation nationale. Le juge estime que le moyen tiré d'une décision implicite d'acceptation est manifestement infondé, la décision expresse ayant été prise dans le délai de deux mois suivant la demande. La requête est rejetée en application de l'article R. 222-1, 7°, du code de justice administrative pour défaut de moyens sérieux.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512403
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement de la requérante concernant l'annulation du refus de renouvellement de son certificat de résident algérien et les injonctions associées. La juridiction rejette également sa demande de condamnation de l'État au paiement de frais irrépétibles au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. La solution retenue est donc un non-lieu à statuer sur le fond du litige, la procédure étant close par le désistement.
Avocat : BAZIN
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600457
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement de la requérante, Mme A..., concernant son recours contre la décision de clôture de son dossier de renouvellement de titre de séjour. Ce désistement est prononcé en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, la requérante n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions après y avoir été invitée. La juridiction l'admet par ailleurs provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Avocat : BAZIN
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602915
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme A... visant à enjoindre à la préfète de l'Isère de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction. Le juge a estimé qu'une décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour était intervenue à l'expiration du délai de quatre mois, mettant fin à la période d'instruction. Dès lors, l'administration n'était plus tenue de délivrer l'attestation et son abstention ne constituait pas une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale au sens de l'article L. 521-2 du code de justice administrative.