Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2403997
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de loger d'urgence la requérante, Mme B..., sous astreinte. Le juge a constaté que l'État, désigné comme garant du droit au logement, n'avait pas satisfait à son obligation de résultat, Mme B... n'ayant reçu aucune offre adaptée dans le délai de six mois suivant sa reconnaissance comme prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation. La décision s'appuie principalement sur les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : GUARNIERI
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2404850
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de loger d'urgence la requérante, Mme B..., sous astreinte. Le juge a constaté que l'État, soumis à une obligation de résultat en vertu de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, n'avait pas proposé de logement adapté dans le délai de six mois suivant la décision de la commission de médiation la reconnaissant prioritaire. Les arguments du préfet, selon lesquels le comportement de la requérante aurait fait obstacle, n'ont pas été retenus comme justifiant l'absence d'offre conforme.
Avocat : CAUCHON-RIONDET
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2405589
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de loger Mme A... B... dans un délai de quatre mois. Le juge a constaté que la requérante, reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation, n'avait pas reçu d'offre adaptée à ses besoins et capacités dans le délai légal. La décision s'appuie sur les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, qui imposent à l'État une obligation de résultat en matière de droit au logement opposable (DALO).
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2405591
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, rejette la demande d’injonction de logement d’urgence formée par la requérante. Il considère que l’État a satisfait à son obligation de résultat en lui proposant un logement adapté à ses besoins et capacités, et que son refus n’est pas justifié par un motif impérieux au sens de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation. La juridiction applique également les dispositions de l’article R. 441-16-1 du même code relatives aux délais de proposition de logement.
Avocat : GUARNIERI
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2405592
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la requête de Mme B... visant à obtenir une injonction de logement d'urgence contre le préfet des Bouches-du-Rhône. La juridiction estime que le recours, enregistré le 6 juin 2024, est manifestement irrecevable car tardif, ayant été introduit après l'expiration du délai de quatre mois prévu par l'article R. 778-2 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que sur l'article R. 222-1 du code de justice administratif.
Avocat : SCP BADUEL & GAUTIER
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602677
Le Tribunal administratif de Marseille rejette par ordonnance un recours pour excès de pouvoir contre le classement sans suite d'une demande de naturalisation. Le requérant n'ayant pas fourni les pièces complémentaires demandées dans le délai imparti, la décision préfectorale ne constitue pas un acte faisant grief. La juridiction s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative, 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993 et l'arrêté du 3 février 2023 pour constater l'irrecevabilité manifeste de la requête.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603355
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... qui contestait un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'interdiction de retour. La juridiction a jugé la requête manifestement irrecevable car elle ne contenait aucun moyen de droit ou exposé de faits, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le rejet est prononcé sur le fondement de l'article R. 222-1, 7°, du même code.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603378
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet du renouvellement du titre de séjour "passeport talent" de M. A... Le juge a estimé que les conditions d'urgence et de doute sérieux sur la légalité étaient remplies, ce dernier étant fondé sur une possible méconnaissance des articles L. 421-16 et R. 421-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le préfet a été enjoint de réexaminer la demande dans un délai de quinze jours.
Avocat : MICHEL-BECHET
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604264
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande de provision d'un patient contre le centre hospitalier de Briançon. La juridiction estime la requête irrecevable car elle est prématurée, une demande préalable indemnitaire ayant été adressée à l'établissement sans qu'aucune décision, expresse ou implicite, ne soit encore intervenue. La solution s'appuie sur les articles R. 421-1 et R. 541-1 du code de justice administrative, qui subordonnent la recevabilité d'une demande en paiement à l'existence préalable d'une décision administrative.
Avocat : SELARL ROUANET AVOCATS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604367
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande de suspension et de réintégration provisoire d'un enseignant du lycée militaire d'Aix-en-Provence. Le juge estime que le requérant ne démontre pas l'existence d'une urgence suffisamment grave et immédiate justifiant ces mesures conservatoires avant l'examen au fond. La demande est donc rejetée sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : ANDRE
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2500456
Le Tribunal administratif de Caen, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant l'annulation du rejet implicite de sa demande de titre de séjour et l'injonction au préfet. La juridiction rejette sa demande de condamnation de l'État à payer des frais de procédure, au motif qu'il bénéficie de l'aide juridictionnelle et qu'il n'y a pas lieu d'appliquer l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative, notamment l'article R. 222-1.
Avocat : LEREVEREND
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2503491
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant par ordonnance, donne acte du désistement partiel de la SAS H Deauville Country concernant ses demandes d'annulation d'un arrêté municipal de mise en demeure et d'interruption de travaux. La juridiction rejette la demande de la société de condamner l'État et la commune aux frais irrépétibles sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et L. 761-1 du même code pour statuer sur les suites de ce désistement.
Avocat : DESMONTS
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2504157
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'office du requérant, M. A..., dans son recours en excès de pouvoir visant à annuler l'acceptation de sa démission par le centre hospitalier. Ce désistement est la conséquence de l'absence de confirmation du maintien de sa requête au fond dans le délai d'un mois suivant le rejet de sa demande de suspension en référé, conformément à l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative. La juridiction applique également l'article R. 222-1 du même code pour statuer par ordonnance sur cette requête qui ne présente plus à juger d'autres questions.
Avocat : CHARREL ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2600694
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé, rejette la demande d'injonction de délivrer un récépissé et d'instruire une demande de titre de séjour. Le juge constate qu'une décision implicite de rejet est née le 11 décembre 2025 en raison du silence de l'administration au-delà du délai de quatre mois prévu par les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'ordonnance motivée, rendue sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, estime que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision implicite.
Avocat : BRUNA-ROSSO
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2600941
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé précontractuel, donne acte du désistement pur et simple de la société requérante, mettant ainsi fin à l'instance. La société Miroiterie Coulon Raynal avait initialement saisi le juge sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative pour contester la procédure d'attribution d'un marché public de travaux par la commune de Nîmes. Le juge a appliqué l'article R. 222-1 du même code, qui l'autorise à constater un désistement sans audience.
Avocat : SELARL FAVRE DE THIERRENS BARNOUIN VRIGNAUD MAZARS DRIMARACCI
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601245
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une décision modifiant l'échéancier de remboursement d'un trop-perçu de RSA. La requête a été jugée irrecevable car elle n'était pas accompagnée du recours en annulation principal, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. Le juge a appliqué la procédure de rejet sans instruction prévue à l'article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601267
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une décision de suspension du revenu de solidarité active (RSA). Le juge a constaté que la requête était irrecevable car elle n'était pas accompagnée d'une copie de la demande principale en annulation, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. La décision attaquée était la décision de confirmation du 17 décembre 2025, qui s'était substituée à la décision initiale en vertu du recours administratif préalable obligatoire prévu par le code de l'action sociale et des familles.
Avocat : CAGNON
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601270
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... qui contestait le refus implicite de France Travail de lui ouvrir des droits à l'allocation d'aide au retour à l'emploi. Le juge a estimé que ce litige, relatif à une prestation du régime conventionnel d'assurance chômage, relevait manifestement de la compétence des juridictions judiciaires et non du tribunal administratif. La décision s'appuie sur les articles L. 5312-1 et L. 5312-12 du code du travail, qui attribuent ce contentieux à l'ordre judiciaire, et sur l'article L. 522-3 du code de justice administrative permettant un rejet pour incompétence manifeste.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2601835
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la demande de suspension en référé d'un arrêté préfectoral d'expulsion. Le juge a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée, l'intéressé ayant déjà été éloigné vers le Brésil, et qu'aucun doute sérieux n'entachait la légalité de la décision au regard de la menace pour l'ordre public. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : DUMAS MATHILDE
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2601847
**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'une décision municipale opposée à l'installation d'un pylône de téléphonie mobile. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Toulouse (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés suspend l'exécution de la décision du maire, considérant qu'un doute sérieux existe quant à sa légalité, notamment sur le motif d'incompatibilité avec l'activité agricole et sur l'absence de justification suffisante du choix du terrain. **Textes appliqués** : L'article L. 521-1 du code de justice administrative (condition d'urgence et de doute sérieux) et les dispositions du code de l'urbanisme relatives à la motivation des décisions et aux règles d'urbanisme locales (article A1-2 du PLU, article R. 111-2).
Avocat : SCP COURRECH & ASSOCIES