Jurisprudence administrative

581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

581 862

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA69DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2403260

**Sujet principal** : Demande d'indemnisation par une ancienne fonctionnaire territoriale victime d'un accident de service reconnu imputable au service. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lyon (8ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal admet le principe de la responsabilité de la commune, même en l'absence de faute, pour réparer les préjudices personnels et patrimoniaux complémentaires non couverts par le régime forfaitaire des pensions. Il précise que le rapport d'expertise médicale unilatéral produit par la requérante pourra être pris en compte par le juge s'il est soumis au débat contradictoire et corroboré par d'autres éléments du dossier. **Textes appliqués** : Articles L. 27 et L. 28 du code des pensions civiles et militaires de retraite (régime de réparation forfaitaire), complétés par les principes de la responsabilité administrative pour risque permettant une indemnisation complémentaire.

Avocat : ATV AVOCATS ASSOCIES

3 avril 20268ème chambre
TA69DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2404700

Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la révocation d'une adjointe technique territoriale, prononcée par le maire de Lyon pour des manquements en matière d'hygiène alimentaire et de gestion. La juridiction a jugé que la sanction était disproportionnée, notamment au regard de l'avis du conseil de discipline qui préconisait une rétrogradation et de l'absence d'antécédent disciplinaire de l'agent. Le tribunal s'est fondé sur les articles L.530-1 et L.533-1 du code général de la fonction publique pour contrôler la légalité de la sanction disciplinaire.

Avocat : HEMERY

3 avril 20268ème chambre
TA69DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2405042

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B... visant à annuler une sanction disciplinaire d'exclusion temporaire de deux jours et à obtenir une indemnisation pour harcèlement moral et discrimination. La juridiction a estimé que l'utilisation à des fins personnelles répétées et dissimulée d'un service d'interprétariat professionnel, ainsi que des propos dénigrants tenus à l'encontre du prestataire, constituaient des fautes justifiant la sanction prononcée par le maire de Lyon, laquelle était proportionnée. Concernant les demandes indemnitaires, le tribunal a jugé que les allégations de harcèlement et de discrimination liées au handicap n'étaient pas établies. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique relatives à la discipline.

Avocat : SELARL VALORIA SOCIETE D'AVOCATS

3 avril 20268ème chambre
TA69DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2405046

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir visant l'annulation du refus de la préfète du Rhône de fixer un rendez-vous pour le dépôt d'une demande de titre de séjour. Le tribunal a constaté que le requérant, ayant annoncé un mémoire complémentaire dans sa requête sommaire, ne l'avait pas produit dans le délai légal de quinze jours prévu à l'article R. 911-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, il a donné acte du désistement réputé du requérant et n'a pas examiné le fond de l'affaire.

Avocat : ANDUJAR

3 avril 20267ème chambre
TA69DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2407575

**Sujet principal** : Demande d'annulation du rejet d'une indemnité pour congés payés non pris par une fonctionnaire territoriale placée en disponibilité d'office avant sa retraite. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lyon (8ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la fin de non-recevoir opposée par l'administration (la requête n'est pas tardive), mais rejette également le fond de la requête. Il estime que la requérante, placée en disponibilité d'office, n'a pas généré de droits à congés payés durant cette période et que l'article 7 de la directive 2003/88/CE ne lui est pas applicable en l'espèce. **Textes appliqués** : Directive 2003/88/CE (article 7), Code général de la fonction publique, Code de justice administrative (articles R. 421-1 et R. 421-5), et jurisprudence de la CJUE (arrêt C-214/10).

3 avril 20268ème chambre
TA69DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2411045

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF), la fixation de son pays de renvoi et l'interdiction de retour. Le tribunal a jugé que l'OQTF était suffisamment motivée, qu'une erreur factuelle sur le rejet de sa demande d'asile était sans incidence sur sa légalité, et que les mesures d'éloignement ne méconnaissaient pas ses droits au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) ni n'exposaient à un risque de traitement inhumain (article 3 de la CEDH). La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

3 avril 20268ème chambre
TA69DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2501344

Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé l'arrêté du 10 janvier 2025 prolongeant l'assignation à résidence de M. B... pour un an. Le juge a relevé d'office que l'autorité administrative avait méconnu le champ d'application des articles L. 731-3 et L. 732-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui régissent spécifiquement les assignations à résidence lorsque l'étranger est dans l'impossibilité de quitter le territoire. La décision attaquée a été annulée pour excès de pouvoir.

Avocat : BECQUET

3 avril 20268ème chambre
TA69DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2502077

Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C... visant à annuler le refus de titre de séjour et les mesures d'éloignement prises par le préfet du Nord. La juridiction a jugé que le refus explicite du 21 janvier 2025, fondé sur l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, était légal et qu'aucune atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) n'était caractérisée. En conséquence, les décisions d'obligation de quitter le territoire français et de fixation du pays de renvoi ont été déclarées légales.

Avocat : DEWAELE EMILIE

3 avril 20268ème chambre
TA69DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2503003

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler le refus de rendez-vous pour une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la demande d'admission exceptionnelle au séjour ne relevait pas de la procédure dématérialisée obligatoire et que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant le rendez-vous. La décision s'appuie sur les articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : DELBES

3 avril 20268ème chambre
TA69DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2503428

Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour pour motif médical (article L. 425-9 du CESEDA) formée par un ressortissant congolais. Le juge a retenu l'illégalité de cette décision pour défaut de communication des motifs, malgré une demande régulière de l'intéressé, en application des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la situation du requérant, sans accorder l'injonction spécifique de délivrance du titre de séjour sollicitée.

Avocat : DRAHY

3 avril 20268ème chambre
TA69DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2505339

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête d'un ressortissant albanais contestant le refus implicite d'abroger son interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal a jugé la demande irrecevable car le requérant ne justifiait pas résider hors de France à la date de sa saisine, condition exigée par l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par voie de conséquence, les conclusions accessoires, dont une demande d'injonction et l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ont également été rejetées.

Avocat : SELARL BSG AVOCATS ET ASSOCIES

3 avril 20268ème chambre
TA69DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2506936

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande d'expertise médicale formulée par une agente de la ville de Lyon sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Le juge des référés a estimé que la mesure n'était pas utile, considérant notamment que les séquelles des anciens accidents et maladies professionnelles étaient prescrites et que l'évaluation pour une admission à la retraite pour invalidité était prématurée. La décision s'appuie sur l'avis du conseil médical du 4 février 2025 et sur l'expertise médicale antérieure, que la requérante ne remettait pas en cause par des éléments probants.

Avocat : MICHEL

3 avril 2026
TA69DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2509646

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite d'une demande de titre de séjour. La juridiction constate un non-lieu à statuer sur les conclusions d'annulation et d'injonction, la préfète ayant accordé une carte de séjour pluriannuelle en cours d'instance. En revanche, elle retient la responsabilité de l'État pour faute, en raison du délai illégal ayant causé un préjudice professionnel à la requérante, et l'en condamne à réparer.

Avocat : CADOUX

3 avril 20268ème chambre
TA69DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2510188

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B..., une ressortissante rwandaise, visant à annuler le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire (OQTF) et la fixation du pays de destination prononcés par la préfète du Rhône. Le tribunal a jugé que les décisions étaient suffisamment motivées et que l'administration avait procédé à un examen particulier de sa situation, notamment au regard de l'article L. 421-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatif aux travailleurs temporaires. Il a également estimé que les moyens soulevés concernant l'atteinte disproportionnée à ses droits fondamentaux et l'erreur manifeste d'appréciation n'étaient pas fondés.

Avocat : GALLOUZE

3 avril 20268ème chambre
TA69DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2510207

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre les décisions de la préfète du Rhône refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant algérien. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que l'intéressé constituait une menace pour l'ordre public, justifiant ainsi le refus de titre et les mesures d'éloignement. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'examen des conventions internationales invoquées.

Avocat : SELARL BSG AVOCATS ET ASSOCIES

3 avril 20268ème chambre
TA69DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2510920

Le Tribunal Administratif de Lyon a statué sur une demande d'annulation d'une décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour. Le requérant, un ressortissant tunisien, contestait l'absence de réponse de la préfecture du Rhône à ses sollicitations répétées. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, considérant que les demandes initiales effectuées via une plateforme numérique ne constituaient pas des demandes régulières de titre de séjour au sens des articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, aucun délai de rejet implicite, prévu à l'article R. 432-1 du même code, n'avait pu commencer à courir.

Avocat : MARTINEZ

3 avril 20268ème chambre
TA69DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2511671

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme E... visant à annuler les décisions de refus de titre de séjour et d'éloignement prises par la préfète du Rhône. La juridiction a jugé que les décisions étaient régulières, notamment en écartant le moyen d'incompétence de la signataire et en estimant que le refus était suffisamment motivé au regard des articles L. 423-23, L. 432-1-1 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les autres moyens, y compris ceux fondés sur la Convention européenne des droits de l'homme, n'ont pas été retenus.

Avocat : KOKO

3 avril 20268ème chambre
TA69DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603200

Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a constaté l'absence d'objet des conclusions de la requérante demandant la suspension et l'injonction. Cette décision fait suite à la délivrance, postérieurement à l'introduction du recours, d'un titre de séjour par la préfète du Rhône. Le juge a néanmoins mis à la charge de l'État une somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : RODRIGUES

3 avril 2026
TA69DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603764

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension d'un refus implicite de renouvellement de carte de résident d'une réfugiée. La juridiction constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la demande principale, celle-ci ayant perdu son objet suite à la délivrance d'une nouvelle carte par la préfète postérieurement à l'introduction du recours. Elle accorde néanmoins l'aide juridictionnelle provisoire à la requérante et met à la charge de l'État une somme au profit de son avocat, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : MUSCILLO

3 avril 2026
TA69DécisionExécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2604298

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête d'un ressortissant géorgien demandant l'annulation et la suspension d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF) assortie d'une interdiction de retour. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation et la méconnaissance de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale. Il a toutefois accordé l'aide juridictionnelle provisoire au requérant.

Avocat : LEBEAUX

3 avril 2026ELOIGNEMENT