Jurisprudence administrative
96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
96 978
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2413150
**Sujet principal** : Demande d'indemnités provisionnelles par Grand Bourg Agglomération pour des désordres (fuites, étanchéité) affectant un parc d'exposition réhabilité. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lyon (formation de référé). **Solution retenue** : Le tribunal, statuant en référé, a rejeté la demande. Il a jugé que la demande d'indemnités provisionnelles n'était pas recevable car elle relevait du fond du litige (plein contentieux) et que l'urgence, condition du référé, n'était pas caractérisée pour obtenir une provision avant le jugement au fond. **Textes appliqués** : Articles L. 521-3 et suivants du code de justice administrative relatifs au référé provision.
Avocat : SELARL BARRE LE GLEUT
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2508422
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a ordonné une expertise sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Cette mesure vise à déterminer les causes et conséquences des désordres affectant une copropriété, potentiellement liés à des travaux communaux. Le juge a estimé l'expertise utile pour éclairer un futur litige sur la responsabilité et le préjudice, tout en rejetant la demande de réservation des dépens conformément à l'article R. 621-13 du même code.
Avocat : DRAY BENAROUS DÉBORAH
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2428458
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a été saisi d'une demande de provision dans le cadre d'un recours en responsabilité médicale contre l'AP-HP. Le juge a alloué une provision aux ayants droit de la victime décédée et à la CPAM de Paris, estimant que la responsabilité de l'établissement n'était pas sérieusement contestable au vu du rapport d'expertise. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 541-1 du code de justice administrative relatives au référé-provision.
Avocat : KERZERHO
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2500116
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande de provision de 525 000 euros formulée par les parents d'une enfant victime d'une faute médicale de l'AP-HP. La juridiction a estimé que les requérants n'établissaient pas l'urgence justifiant une telle mesure provisoire, notamment en l'absence d'éléments suffisants sur l'inadaptation actuelle du logement et sur l'impossibilité d'obtenir un relogement social adapté. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives au référé-provision (article R. 541-1).
Avocat : CABINET SELARL D'AVOCATS COURTOIS
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2517604
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé, rejette la demande de provision de 20 000 euros présentée par une patiente contre l'AP-HP. La juridiction estime que la responsabilité de l'établissement hospitalier et l'existence d'un préjudice indemnisable font l'objet de contestations sérieuses, notamment en l'absence d'expertise médicale. La décision est rendue sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative.
Avocat : SCP D AVOCATS SAIDJI ET MOREAU
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2302208
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la demande de décharge d'imposition de Mme A... concernant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et prélèvements sociaux pour les années 2018 à 2020. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification de l'administration fiscale était régulière et suffisamment motivée au sens de l'article L. 57 du Livre des Procédures Fiscales, permettant à la requérante de formuler ses observations. Le litige portait principalement sur l'imposition des revenus (mobiliers et fonciers) d'une SCI dont Mme A... était associée à 50%, l'administration estimant qu'elle devait être imposée sur sa quote-part des bénéfices sociaux conformément à l'article 8 du Code Général des Impôts.
Avocat : D'ONORIO DI MEO
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2300594
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la demande d'indemnisation de requérants lésés par un sursis à statuer sur leur déclaration préalable de division foncière. Le juge a estimé que la délibération communale instaurant ce régime de contrôle, fondée sur l'article L. 115-3 du code de l'urbanisme, était illégale car elle dépassait l'objectif de protection des sites et paysages pour instaurer un contrôle général de l'urbanisme. Par conséquent, l'arrêté de sursis à statuer pris sur cette base était également illégal, mais cette illégalité n'était pas constitutive d'une faute de nature à engager la responsabilité de la commune en l'absence de préjudice direct et certain résultant spécifiquement de cette illégalité.
Avocat : CABINET COLIN-LAUVERGNAT
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2301443
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la demande de M. C... visant à obtenir la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour l'année 2016. Le tribunal a considéré que l'administration avait apporté la preuve du caractère fictif des factures de travaux invoquées par le requérant, justifiant ainsi les rehaussements de revenus fonciers et l'application d'une majoration de 40% pour manquement délibéré. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales, confirmant la régularité de la procédure de vérification de comptabilité.
Avocat : KRIEF GERARD
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2300483
Le Tribunal Administratif de Bastia a statué sur deux requêtes d'un agent public concernant un accident de service. Le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur la demande principale d'indemnisation (n° 2300483) en raison de l'homologation d'un protocole transactionnel. Concernant le recours contre la fixation du taux d'invalidité (n° 2301063), le tribunal a annulé la décision attaquée fixant le taux à 20% et a enjoint à l'administration de le fixer à 35%. La décision s'appuie sur les règles de la responsabilité administrative et du contentieux de l'excès de pouvoir.
Avocat : CABINET D'AVOCATS CADOZ - LACROIX - REY - VERNE
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2400734
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de Mme J..., une factrice contestant le refus de La Poste de reconnaître comme accident de service son accident du 8 janvier 2024. La juridiction a jugé que la décision attaquée était régulière, écartant les moyens soulevés (incompétence du signataire, irrégularité de la notification et vices de procédure). La solution est fondée sur l'application du décret n°86-442 du 14 mars 1986 et des règles de délégation de pouvoir.
Avocat : CABINET D'AVOCATS PIERI ROCCHESANI
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2200692
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en plein contentieux, a été saisi d'un recours contre la taxation des frais d'expertise et de sapiteur ordonnée par le juge des référés de Marseille. Le tribunal a partiellement fait droit à la requête en réduisant le montant des frais de l'expert, mais a rejeté les demandes concernant les honoraires du sapiteur. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative, notamment en matière de répartition des dépens et de justification des frais exposés dans le cadre d'une mesure d'instruction.
Avocat : CABINET D'AVOCATS MARCOUYEUX ET ASSOCIEES
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2200693
Le Tribunal administratif de Bastia, statuant en premier ressort, a rejeté la demande de réduction des honoraires d'un expert judiciaire et de son sapiteur. Les requérants contestaient la régularité de la désignation de l'expert et la notification des ordonnances de taxation. Le tribunal a jugé que les ordonnances attaquées, prises par la première vice-présidente du tribunal administratif de Marseille, étaient régulières et que les honoraires fixés pour l'expertise (4 764,60 €) et pour le sapiteur (1 440 €) étaient justifiés, en application des dispositions du code de justice administrative relatives à la procédure d'expertise et à la taxation des dépens.
Avocat : PORTOLANO
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2600082
**Sujet principal** : Demande en référé d'une société (TERRACO) visant à obtenir le paiement du solde d'un marché de travaux et d'intérêts moratoires de la part d'une commune, en invoquant une clause de reprise des engagements dans une convention de concession. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Bastia (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande. Il estime que la créance invoquée par la société TERRACO à l'encontre de la commune de Lucciana ne présente pas le caractère de créance non sérieusement contestable, condition nécessaire pour accorder une mesure en référé. **Textes appliqués** : L'article R. 541-1 du code de justice administrative, qui régit les conditions d'octroi des mesures en référé, est cité. Le juge relève une difficulté sérieuse quant à l'interprétation de l'article 22.4 de la convention de concession et à son application à une dette née avant l'expiration de cette convention.
Avocat : CABINET D'AVOCATS PIETRA ET ASSOCIÉS
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2600142
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a été saisi par la société Bureau Veritas Exploitation pour obtenir le paiement d'intérêts moratoires et d'indemnités suite à un retard de règlement de facture par le centre hospitalier de Bastia. Le juge a condamné l'établissement public de santé à payer les intérêts moratoires, calculés selon le taux légal du code de la commande publique pour la période du 14 février 2025 au 29 janvier 2026, ainsi qu'une indemnité forfaitaire de recouvrement de 40 euros. En revanche, il a rejeté la demande d'indemnisation pour frais de mise en demeure et l'application de l'article L.761-1 du code de justice administrative, considérant que les conditions n'étaient pas remplies.
Avocat : CABINET D'AVOCATS GAUDIN JUNQUA-LAMARQUE & CALONI
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2401879
Le Tribunal Administratif de Nîmes rejette la demande d'annulation d'un arrêté préfectoral ordonnant des travaux contre l'insalubrité d'un logement. Il juge que la procédure, incluant la visite des lieux par l'ARS sans le propriétaire, est régulière au regard des articles L. 1331-22 et suivants du code de la santé publique et L. 511-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal estime que les moyens soulevés par la propriétaire, concernant notamment les délais et son incapacité financière, ne sont pas fondés pour remettre en cause la légalité de l'arrêté.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2403728
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la demande d'indemnisation de Mme B... contre la commune d'Uzès pour des dommages à son véhicule causés par un nid-de-poule. La juridiction a estimé que la requérante n'avait pas rapporté la preuve du lien de causalité entre l'état de la chaussée et son accident, comme l'exige la jurisprudence en matière de responsabilité des ouvrages publics. En conséquence, sans avoir à statuer sur les exceptions de procédure soulevées par la commune, le tribunal a débouté la demanderesse et a également rejeté la demande de la commune de condamner Mme B... aux frais.
Avocat : SELARL MAILLOT AVOCATS ASSOCIÉS
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2404778
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête du syndicat mixte Via Venaissia, qui demandait la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2024. Le tribunal a jugé que l'exonération prévue à l'article 1382 du code général des impôts ne pouvait s'appliquer, car l'immeuble communal, bien qu'affecté à un service public, procurait un revenu, fût-il symbolique (un loyer emphytéotique de 500 euros). Le syndicat n'a pas apporté la preuve que les conditions légales d'exonération, notamment l'absence de revenu, étaient remplies.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2405020
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la demande de décharge de la taxe d’habitation sur les logements vacants pour les années 2023 et 2024. Le requérant n'a pas apporté la preuve que la vacance de son immeuble était indépendante de sa volonté, notamment en démontrant que des travaux importants étaient nécessaires pour le rendre habitable. La juridiction a appliqué les articles 1407, 1407 bis et 232 du code général des impôts, ainsi que la jurisprudence du Conseil constitutionnel sur les conditions d'exonération.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2500021
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la demande de décharge de taxe d’habitation pour 2024 présentée par une propriétaire d’un meublé de tourisme (chambre d’hôtes). La juridiction a jugé que la requérante, qui n’avait pas souscrit de mandat de gestion exclusif, conservait la possibilité de disposer du local une partie de l’année, ce qui la rendait redevable de l’impôt au titre de l’article 1407 du code général des impôts. La solution retenue est fondée sur le principe selon lequel la taxe est due si le propriétaire peut se réserver la jouissance du logement au 1er janvier, indépendamment de son occupation effective ou de sa mise en location saisonnière.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2500246
**Sujet principal** : Recours en décharge de la taxe d'habitation sur les logements vacants. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nîmes (3ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande de décharge. Il estime que la contribuable n'apporte pas la preuve que la vacance de son logement au 1er janvier 2024 était indépendante de sa volonté, ni que les travaux nécessaires pour le rendre habitable étaient d'un coût prohibitif. **Textes appliqués** : Les articles 1407, 1407 bis et 232 du code général des impôts, interprétés à la lumière des réserves d'interprétation posées par les décisions du Conseil constitutionnel (n° 98-403 DC et 2012-662 DC).