Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2424264
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé la décision du comité d'organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 rejetant la demande d'accréditation de M. B..., un cinéaste employé comme opérateur vidéo. Le juge a estimé que l'avis défavorable du ministre de l'intérieur, fondé sur une simple mention d'une supposée appartenance à un "mouvement écologiste radical" sans aucune précision, ne satisfaisait pas aux conditions légales pour justifier un refus. La décision a été annulée pour erreur d'appréciation, au regard des dispositions de l'article L. 211-11-1 du code de sécurité intérieure et du décret du 27 octobre 2021.
Avocat : CABINET BCCL (SELARL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2430087
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant son titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction estime que la décision, fondée notamment sur l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, est régulière en la forme (compétence du signataire, motivation suffisante) et que l'administration n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant la délivrance d'un titre pour considérations humanitaires ou exceptionnelles. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH et de l'erreur d'appréciation sont également écartés.
Avocat : TOMASI
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2506741
Le Tribunal Administratif de Paris a jugé une demande d'indemnisation pour carence de l'État dans l'exécution d'une décision de relogement urgent. Le requérant, reconnu prioritaire par une commission de médiation, n'a pas été relogé dans le délai légal et occupait un logement inadapté à son état de santé. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État sur le fondement des articles L. 441-2-3 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, et l'a condamné à verser 1 100 euros en réparation des préjudices subis.
Avocat : BROCHARD
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2506813
**Sujet principal** : Demande d'indemnisation pour préjudice résultant de l'absence de relogement d'un demandeur reconnu prioritaire par une commission de médiation. **Juridiction** : Tribunal administratif de Paris (formation de jugement). **Solution retenue** : Le tribunal retient la responsabilité de l'État pour carence fautive dans l'exécution de la décision de relogement urgent et le condamne à verser 1 500 euros au requérant en réparation de son préjudice. Il rejette la demande principale de 59 000 euros comme excessive. **Textes appliqués** : Articles L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation (délai d'exécution par le préfet), et L. 761-1 du code de justice administrative (frais irrépétibles).
Avocat : BROCHARD
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2506860
Le Tribunal Administratif de Paris a jugé une demande d'indemnisation pour carence de l'État dans l'exécution d'une décision de relogement d'urgence. Le requérant, reconnu prioritaire par une commission de médiation, n'a pas été relogé dans le délai légal de six mois, engageant la responsabilité de l'État pour faute. Le tribunal a condamné l'État à verser 11 200 euros en réparation du préjudice lié aux troubles dans les conditions d'existence, sur le fondement des articles L. 441-2-3 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : BAGUET
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2506896
Le Tribunal administratif de Paris a été saisi d'un recours en excès de pouvoir par un requérant demandant réparation pour l'absence de relogement suite à une décision de la commission de médiation. Le tribunal a rejeté la demande d'aide juridictionnelle provisoire mais a retenu la responsabilité de l'État pour carence fautive dans l'exécution de la décision de relogement urgent. Il a condamné l'État à verser 900 euros au requérant en réparation des troubles dans ses conditions d'existence, sur le fondement des articles L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : CHAMAS
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2506921
Le Tribunal Administratif de Paris a jugé une demande en responsabilité de l'État pour carence dans le relogement d'urgence. Le requérant, reconnu prioritaire par une commission de médiation, n'avait pas reçu d'offre de logement dans le délai légal de six mois. Le tribunal a retenu la faute de l'État et a condamné celui-ci à verser 1 000 euros en réparation du préjudice, en application des articles L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : FOADING-NCHOH
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2506923
Le Tribunal Administratif de Paris a jugé une demande en responsabilité de l'État pour carence dans le relogement d'urgence. La juridiction a retenu la faute de l'État, qui n'a pas proposé de logement dans le délai légal de six mois suivant une décision de commission de médiation reconnaissant la requérante comme prioritaire. Elle a condamné l'État à verser 3 900 euros à la requérante en réparation de son préjudice, sur le fondement des articles L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : FOADING-NCHOH
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2507084
Le Tribunal Administratif de Paris a reconnu la responsabilité de l'État pour carence fautive dans le relogement d'urgence de M. A..., prioritaire depuis une décision de la commission de médiation de 2019. La juridiction a condamné l'État à verser à l'intéressé une indemnité de 1 500 euros en réparation des troubles dans ses conditions d'existence, en application des articles L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation. Elle a rejeté les conclusions sollicitant une exécution provisoire spécifique, rappelant que les jugements sont par principe exécutoires dès leur notification.
Avocat : CHALIN
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2507163
Le Tribunal Administratif de Paris a jugé une demande en responsabilité de l'État pour carence dans l'exécution d'une décision de relogement d'urgence. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État pour faute, en raison de son inaction au-delà du délai de six mois imparti par l'article R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, mais a réduit l'indemnisation à 2 400 euros au lieu des 7 000 euros demandés. Il a rejeté la demande de frais d'avocat au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : MOMMESSIN
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2512808
Le Tribunal Administratif de Paris a statué sur un recours en excès de pouvoir contre le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) notifiées à un ressortissant malien. Le tribunal a rejeté la requête du demandeur, considérant que le préfet de police de Paris avait légalement exercé son pouvoir d'appréciation en refusant la délivrance d'un titre de séjour au titre de la vie privée et familiale (article L. 435-1 du CESEDA). Il a également jugé que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées et ne méconnaissaient pas les droits du requérant, notamment au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : CISSE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2515273
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de M. A... visant à annuler son arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction estime que le signataire de l'arrêté était compétent, que la motivation est suffisante et que la situation personnelle du requérant a été examinée. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 611-1, et sur la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : TOMASI
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2516960
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de Mme B... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 3 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal estime que la décision est suffisamment motivée, que la situation personnelle de la requérante a été examinée, et que les textes spécifiques du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment l'article L. 611-1) s'appliquent, excluant l'application générale du code des relations entre le public et l'administration. Les conclusions subsidiaires (suspension, injonction, allocation) sont également rejetées.
Avocat : LOISON
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2517064
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de M. B... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et l'interdiction de retour de trois ans. La juridiction estime que l'arrêté préfectoral est suffisamment motivé et légal, car l'intéressé ne pouvait justifier d'un séjour régulier en France, relevant ainsi du cas prévu à l'article L. 611-1 du CESEDA. Elle considère également que la mesure ne méconnaît pas le droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la CEDH, au regard des circonstances de l'espèce.
Avocat : BOUDAYA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2517191
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. D... visant à annuler les arrêtés préfectoraux l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet de police était compétent, que la motivation était suffisante et que la situation de l'intéressé, qui séjournait irrégulièrement en France sans titre valide, entrait bien dans le champ d'application de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La circonstance que M. D... ne représenterait pas une menace pour l'ordre public a été considérée comme sans incidence sur la légalité de la décision d'obligation de quitter le territoire.
Avocat : TOMASI
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2517316
Le Tribunal administratif de Paris a annulé un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) pris à l'encontre d'un ressortissant égyptien. La juridiction a jugé que le préfet de police avait méconnu les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), en particulier l'article L. 542-2, en prononçant l'OQTF alors que le requérant avait formé une demande de réexamen de sa demande d'asile dont l'issue n'était pas encore établie. Par conséquent, le droit au maintien sur le territoire de l'intéressé n'était pas éteint à la date de la décision attaquée.
Avocat : TOMASI
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2520836
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le refus de son admission au séjour et l'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que le préfet de police était compétent pour prendre ces décisions et que leur motivation était suffisante, notamment au regard de l'absence de preuve d'une insertion professionnelle stable et de l'insuffisance des liens familiaux en France pour justifier une admission exceptionnelle. Les textes appliqués sont principalement le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : CISSE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2525007
Le Tribunal Administratif de Paris a statué sur un recours en excès de pouvoir contre le refus de délivrance d'un titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a rejeté la requête du demandeur, un ressortissant tunisien, en considérant que le préfet de police de Paris avait légalement apprécié sa situation au regard des conditions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La décision a également été examinée sous l'angle du respect de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2525776
Le Tribunal Administratif de Paris a statué sur un recours en excès de pouvoir visant l'annulation d'un refus de titre de séjour et d'une obligation de quitter le territoire français. Le requérant, un ressortissant bangladais, invoquait notamment un défaut de motivation et une erreur d'appréciation au regard de son insertion professionnelle et de l'article 8 de la CEDH. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision expresse de refus était régulière et se substituait à la décision implicite antérieure, et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SANGUE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2529462
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et la fixation de son pays de destination. La juridiction a estimé que les décisions étaient régulières, suffisamment motivées et prises par une autorité compétente, et qu'elles ne méconnaissaient pas l'examen de sa situation personnelle ni les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La décision s'appuie notamment sur les articles L. 611-1 et L. 542-1 du CESEDA, considérant que le droit au maintien sur le territoire a pris fin après le rejet définitif de sa demande d'asile.
Avocat : GOYON