11 389 décisions disponibles — page 273/570
Le Tribunal administratif de Caen a été saisi par Mme B d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de la CDAPH fixant son taux d’incapacité à 50 %. La requérante a ensuite déclaré se désister purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 2 août 2024, le tribunal, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement. Aucune autre solution au fond n’a donc été retenue.
Tribunal administratif de Caen, ordonnance de référé du 2 août 2024. M. A demandait au juge des référés d’enjoindre au préfet du Calvados ou à l’ANTS de lui délivrer son permis de conduire ou d’enregistrer une décision judiciaire, invoquant l’urgence liée à ses difficultés professionnelles et personnelles. Le juge a rejeté la requête sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative, estimant que les circonstances invoquées ne caractérisaient pas une situation d’urgence au sens de l’article L. 521-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par Mme B pour contester une décision de la CAF du Calvados lui accordant une remise partielle d’un indu d’aide personnelle au logement. En l’absence de confirmation expresse de ses conclusions par la requérante, malgré une demande fondée sur l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s’être désistée. Par ordonnance du 2 août 2024, le tribunal a donné acte de ce désistement d’instance.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B qui demandait la suspension de la décision de la rectrice de Normandie refusant sa mutation pour raisons de santé. La juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante n'ayant pas démontré de conséquences graves et immédiates sur sa situation personnelle, malgré l'imminence de la rentrée scolaire. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par M. B A d’une opposition à une saisie administrative à tiers détenteur émise pour recouvrer une amende douanière. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a rappelé que, selon l’article 349 nonies du code des douanes, les contestations relatives au recouvrement des sommes dues relèvent du juge de l’exécution, une juridiction judiciaire. La solution retenue est donc un rejet pour incompétence de la juridiction administrative.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 24 juin 2024 par laquelle la commission de discipline de l'école nationale supérieure d'ingénieurs de Caen avait exclu M. B C de tout établissement public d'enseignement supérieur pour une durée de cinq ans. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, car la décision interrompait immédiatement la scolarité de l'étudiant en le privant du bénéfice de son admission en dernière année, et qu'il existait un doute sérieux quant à la légalité de la sanction, notamment sur son caractère disproportionné. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'éducation et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. C, ressortissant mauricien, contestant l'arrêté du préfet du Calvados du 23 mai 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour cinq ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, la violation des articles L. 423-23 et L. 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que l'atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale garantie par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, fondées sur les dispositions du CESEDA et la convention européenne.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui contestait un refus de permis de construire. La requête, enregistrée le 31 juillet 2024, constituait en réalité un recours gracieux adressé par erreur au tribunal, sans aucune conclusion soumise au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du garde des sceaux prolongeant le placement à l'isolement de M. A du 14 juillet au 16 septembre 2024. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, malgré l'état de santé dégradé du requérant, au vu des nécessités de sécurité et d'ordre public liées à son comportement réfractaire et aux risques de passage à l'acte. Aucun doute sérieux sur la légalité de la décision n'a été retenu, l'administration ayant respecté la procédure contradictoire et justifié la mesure par des éléments actualisés. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 521-1 du code de justice administrative et de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, a rejeté les demandes de suspension des décisions de l'OFII portant cessation des conditions matérielles d'accueil pour deux familles de demandeurs d'asile. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les requérants s'étant volontairement placés dans la situation de précarité qu'ils invoquaient en revenant en France après leur transfert vers l'Allemagne, pays responsable de leur demande d'asile. Il a également considéré qu'aucun doute sérieux ne pesait sur la légalité des décisions, l'OFII pouvant légalement refuser ou cesser les conditions matérielles d'accueil pour une demande de réexamen, sans que la vulnérabilité alléguée y fasse obstacle. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 551-10 et L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en urgence, rejette la requête de M. C, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Orne fixant la Tunisie comme pays de destination pour l'exécution de son interdiction judiciaire définitive du territoire français. Le tribunal estime que la décision est suffisamment motivée et que le préfet a procédé à un examen particulier de la situation personnelle du requérant. Il écarte les moyens tirés de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que de l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sur le fondement des articles L. 721-3 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.