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Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de Mme A... B... visant à obtenir l'annulation de décisions de remise partielle et la remise totale de plusieurs indus d'allocations de logement et de prime d'activité. Le tribunal a jugé que la caisse d'allocations familiales de la Manche avait légalement exercé son pouvoir d'appréciation en accordant une remise partielle, après avoir constaté que l'indu résultait d'erreurs de déclaration de la requérante et non d'une faute de l'organisme. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation (articles L. 825-3 et L. 823-9) et du code de la sécurité sociale (articles L. 553-2 et L. 845-3) relatives aux conditions de remise des indus.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande de Mme C... visant à obtenir l'annulation du refus de remise d'un indu de prime d'activité de 973,92 euros. Le juge a estimé que la situation financière du foyer, disposant de ressources mensuelles d'environ 3 400 euros, ne caractérisait pas une précarité justifiant une remise gracieuse au titre de l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale. La requête a donc été rejetée, laissant à la requérante la possibilité de solliciter un échelonnement du remboursement auprès de la caisse.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision préfectorale classant sans suite la pré-demande de carte de séjour étudiante de la requérante. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas établie, considérant que la requérante, devenue majeure après l'expiration de son visa "mineur scolarisé", aurait dû solliciter un nouveau visa depuis son pays d'origine. Il ne relève par ailleurs aucun doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) relatives au régime spécifique des anciens titulaires d'un tel visa.
Le Tribunal Administratif de Caen a annulé la décision implicite de rejet d'un titre de séjour opposée à un ressortissant ivoirien, époux d'une Française. La juridiction a retenu que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas suffisamment compte de la réalité de la vie familiale du requérant, justifiée par plusieurs éléments de preuve. Le tribunal a enjoint à l'administration de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et de délivrer un document provisoire dans l'attente, en application des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme B... C... visant à annuler le refus de lui délivrer la carte mobilité inclusion mention « stationnement pour personnes handicapées ». La juridiction a estimé que l'état de santé de la requérante, tel qu'établi par le dossier, ne remplissait pas les critères légaux d'une réduction importante et durable de la capacité de déplacement à pied ou de la nécessité d'être systématiquement accompagnée. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles, notamment ses articles L. 241-3 et R. 241-12-1, et sur l'arrêté du 3 janvier 2017 définissant les modalités d'appréciation du handicap.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de M. A... qui demandait l'annulation du refus de remise de dette concernant un indu de prime d'activité. Le juge a estimé que le requérant ne démontrait pas, au vu de ses ressources, être dans une situation de précarité justifiant une remise gracieuse au titre de l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale. La décision laisse ouverte la possibilité pour l'intéressé de solliciter un échelonnement du remboursement auprès de la caisse.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la demande d'indemnisation d'un détenu qui estimait avoir subi un préjudice du fait de treize fouilles corporelles intégrales. Le tribunal a jugé que ces fouilles, justifiées par les nécessités de sécurité et le comportement du requérant, étaient conformes aux dispositions du code pénitentiaire (articles L. 225-1 et suivants, R. 225-1 et suivants) et ne constituaient ni une faute de l'administration ni un traitement contraire à l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, le préjudice allégué n'était pas caractérisé.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler l'arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) assorti d'une interdiction de retour. Le tribunal a jugé que le préfet du Calvados avait régulièrement exercé son pouvoir de police des étrangers après le rejet définitif de la demande d'asile du requérant, et que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la demande d'indemnisation d'un détenu pour préjudice lié à des fouilles corporelles intégrales. Le requérant contestait la légalité de 28 fouilles, invoquant une violation de l'article 3 de la CEDH et des articles du code pénitentiaire. Le tribunal a jugé que les fouilles contestées étaient justifiées par des impératifs de sécurité et proportionnées, et n'ont pas excédé les pouvoirs de l'administration pénitentiaire, rejetant ainsi l'existence d'une faute de nature à engager la responsabilité de l'État.
Sujet principal : Demande de suspension d'une décision refusant le rétablissement de l'allocation PrePare (prestation partagée d'éducation de l'enfant). Juridiction : Tribunal Administratif de Caen (juge des référés). Solution retenue : La requête est rejetée pour incompétence de la juridiction administrative. Textes appliqués : Les articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale et L. 211-16 du code de l'organisation judiciaire attribuent la compétence pour ce contentieux au tribunal judiciaire, et non à la juridiction administrative.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision préfectorale ayant rejeté un recours gracieux contre une suspension de permis de conduire. Le juge estime la requête manifestement irrecevable car le requérant n'a pas déposé, comme l'exige la procédure, une requête distincte en annulation de la décision attaquée. Cette irrecevabilité est constatée sur le fondement de l'article R. 522-1 et par application de la procédure simplifiée de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté municipal autorisant la signature d'un marché de travaux. Le juge estime que la requête est manifestement irrecevable, car l'arrêté attaqué, qui constitue l'acte même de signature du contrat, ne peut faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir de la part d'un tiers. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative et sur la jurisprudence du Conseil d'État relative aux voies de recours des tiers contre les contrats administratifs.
**Sujet principal** : Demande d'urgence pour la mise en place d'une prise en charge adaptée en établissement spécialisé pour un enfant en situation de handicap lourd. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Caen (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la requête. Il estime que les éléments produits ne permettent pas d'établir qu'une autorité publique a porté une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale justifiant une mesure d'urgence. **Textes appliqués** : Les articles L. 521-2 (conditions du référé-liberté) et L. 522-3 (rejet d'une demande ne présentant pas le caractère d'urgence requis) du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral de retrait de sa carte de séjour pluriannuelle. Le tribunal a jugé que la condamnation pénale du requérant à une peine de trois ans d'emprisonnement pour des faits graves et récents justifiait légalement le retrait au titre de la menace pour l'ordre public, sans méconnaître son droit au respect de la vie privée et familiale. La décision s'appuie sur l'article L. 432-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. A... C... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant son certificat de résidence et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que le signataire de l'arrêté était compétent en vertu d'une délégation régulière et que le préfet avait procédé à un examen sérieux de la situation, notamment au regard de l'usage d'un faux document. Les textes appliqués incluent l'accord franco-algérien de 1968, le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Caen a annulé l'arrêté préfectoral du 17 octobre 2025 ordonnant l'éloignement de M. A..., un ressortissant algérien. La juridiction a estimé que le préfet de la Manche avait méconnu les dispositions de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) en ne procédant pas à un examen complet et individualisé de la situation personnelle et familiale du requérant, notamment de son insertion professionnelle et de sa vie familiale en France. Le tribunal a également jugé que cette méconnaissance entachait d'illégalité les décisions connexes fixant le pays de renvoi et prononçant l'interdiction de retour.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant tunisien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le signataire de l'arrêté préfectoral était compétent et que l'administration avait procédé à un examen sérieux de sa situation personnelle et familiale, notamment au regard de l'article L. 423-2 du CESEDA et de l'article 8 de la CEDH. Les textes applicables, dont l'accord franco-tunisien, ont été correctement pris en compte pour motiver la décision de refus.
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant le renouvellement d'un titre de séjour "vie privée et familiale" à un ressortissant comorien et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Sur le fond, il a annulé la décision du préfet, considérant que le refus de titre de séjour méconnaissait les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en ne tenant pas compte de manière adéquate de l'intensité et de l'ancienneté des liens personnels et familiaux du requérant en France.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi d'une demande d'indemnisation suite à un incendie causé par un mineur placé sous la responsabilité du département de la Manche. La société Filia MAIF, subrogée dans les droits de la victime, et les héritières de celle-ci demandaient réparation au département. Le tribunal a rejeté ces demandes, considérant que la responsabilité sans faute du département, en tant que gardien du mineur, n'était pas engagée pour ce type de dommage. La décision s'appuie sur les principes généraux de la responsabilité administrative pour faute et l'article L. 761-1 du code de justice administrative concernant les frais irrépétibles.
Le Tribunal Administratif de Caen a annulé la décision implicite de rejet d'un titre de séjour "vie privée et familiale" opposée à une ressortissante congolaise, mère de quatre enfants. La juridiction a constaté l'acquiescement de l'administration, réputée admettre les faits allégués par la requérante en raison de son absence de production de mémoire malgré une mise en demeure. Le tribunal a ordonné au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois, en application des articles R. 612-6 du code de justice administrative et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.