34 263 décisions disponibles — page 14/1714
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête en excès de pouvoir de M. A... B... visant à annuler la décision du ministre de l'intérieur constatant l'invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal a jugé que la réalité des infractions était établie par le paiement des amendes forfaitaires ou l'émission des titres exécutoires, conformément à l'article L. 223-1 du code de la route, et que l'absence de notification individuelle des retraits de points ne rendait pas la procédure irrégulière. Les moyens tirés de l'absence de notification des décisions de retrait et du défaut d'information préalable (articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route) ont également été écartés.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision de la préfète de l'Isère qui avait délivré à Mme B..., membre de famille d'un ressortissant de l'UE, un titre de séjour d'une durée limitée à un an. La juridiction a jugé que cette limitation était illégale au regard de l'article R. 233-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoit une durée de validité de cinq ans sauf déclaration contraire du citoyen de l'Union, condition non remplie en l'espèce. Le tribunal a enjoint à l'administration de prolonger la validité du titre jusqu'au 30 juin 2030 et a condamné l'État à verser 1 200 euros à la requérante au titre des frais exposés.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler le refus de lui délivrer une carte mobilité inclusion portant la mention « stationnement pour personnes handicapées ». Le juge a estimé que l'administration avait correctement appliqué les critères légaux, en l'occurrence ceux définis par l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017. La décision confirme que l'octroi de cette carte est subordonné à la démonstration d'une réduction importante et durable de la mobilité pédestre répondant aux conditions strictes fixées par ces textes.
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a annulé la décision ministérielle ayant entraîné la perte de validité du permis de conduire du requérant. Le juge a retenu que l'administration avait commis une erreur majeure en indiquant au conducteur un nombre de points erroné, ce qui l'avait induit en erreur sur la nécessité et les effets d'un stage de récupération de points. En conséquence, le tribunal a annulé le refus de prise en compte de ce stage et la décision de solde nul, et a enjoint au ministre de l'Intérieur de rétablir trois points sur le permis.
Le Tribunal administratif de Grenoble rejette la requête de M. A... qui contestait le retrait de trois points sur son permis de conduire. Le juge estime que la réalité de l'infraction (usage du téléphone au volant) est légalement établie par l'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, conformément aux articles L. 223-1 et L. 225-1 du code de la route. Il déclare par ailleurs incompétent pour statuer sur l'imputabilité de la contravention, cette question relevant du tribunal de police aux termes des articles 521 et 522 du code de procédure pénale.
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande de M. A... visant à annuler le refus de lui délivrer une carte mobilité inclusion portant la mention « stationnement ». Le juge a estimé que l'état de santé du requérant ne remplissait pas les critères stricts de mobilité pédestre réduite définis par l'arrêté du 3 janvier 2017, pris en application des articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles. La décision administrative, fondée sur l'avis de la commission départementale, est donc confirmée.
Le Tribunal Administratif de Grenoble donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. A..., qui avait saisi la justice pour contester la perte de points sur son permis de conduire. La procédure est ainsi close sans examen du fond de l'affaire. La décision s'appuie sur les règles de procédure du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le refus préfectoral d'échanger son permis de conduire suisse. Le tribunal a jugé que la demande, déposée le 3 janvier 2023, était tardive car l'intéressé, de double nationalité franco-suisse, s'était établi en France le 31 décembre 2021 et devait effectuer sa demande dans l'année suivant cette date, conformément à l'article 4 de l'arrêté du 12 janvier 2012. Le motif de refus fondé sur ce délai a donc été considéré comme légal.
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral suspendant son permis de conduire pour sept mois suite à un excès de vitesse de plus de 40 km/h. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée, conformément aux articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, et qu'elle ne constituait pas une erreur manifeste d'appréciation, la durée de la suspension étant justifiée par le barème départemental et l'historique du conducteur. Les circonstances personnelles (situation familiale et professionnelle) invoquées par le requérant n'ont pas été retenues comme affectant la légalité de la mesure de police prise en application du code de la route.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... visant à annuler la suspension de son permis de conduire pour dix mois. Le juge a estimé que la durée de dix mois, fixée par le préfet de la Haute-Savoie, était légale car elle s'appuyait sur le barème départemental applicable en cas de récidive d'un excès de vitesse de plus de 40 km/h dans un délai de cinq ans. Les arguments personnels du requérant et sa contestation fondée sur l'article L. 224-8 du code de la route (limitant la suspension à six mois) ont été écartés, l'administration ayant établi l'existence d'une infraction similaire antérieure.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler le refus implicite d'abroger un Plan Local d'Urbanisme intercommunal (PLUi). Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment concernant le zonage et une prétendue erreur de procédure, n'étaient pas fondés. Il a également déclaré qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur l'annulation de la délibération réapprouvant le PLUi, celle-ci ayant déjà été annulée par des jugements antérieurs définitifs.
Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête en excès de pouvoir visant à annuler le PLUi de Chautagne et son classement de parcelles en zone naturelle. La juridiction estime que les modifications apportées au plan après l'enquête publique ne remettent pas en cause son économie générale et que le classement contesté est justifié au regard de la protection du site et des objectifs de modération de la consommation foncière, conformément aux dispositions du code de l'urbanisme, notamment l'article R. 151-24.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SARL Hôtel de l'Arve visant à annuler un arrêté municipal de sursis à statuer sur une demande de permis de construire. Le tribunal a jugé que l'arrêté, pris sur le fondement de l'article L. 153-11 du code de l'urbanisme, était légal, suffisamment motivé et émis par une autorité compétente. Il a estimé que le projet de construction, en augmentant significativement la capacité hôtelière, était de nature à compromettre ou à rendre plus onéreuse l'exécution du futur plan local d'urbanisme en cours d'élaboration.
Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête en excès de pouvoir visant à annuler le refus implicite d'abroger le classement de deux parcelles en zone agricole protégée (Ap) dans un PLUi. La juridiction estime que le classement contesté n'est pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation et est conforme aux dispositions de l'article R. 151-22 du code de l'urbanisme, compte tenu des caractéristiques agronomiques, paysagères et de la localisation des parcelles. Les conclusions tendant à une injonction et à l'allocation d'une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont également rejetées.
**Sujet principal** : Demande en indemnisation d'une société exploitant un hôtel-restaurant contre une commune, pour préjudice économique lié à l'interdiction d'accès à un sentier touristique (chute de la Druise) et au maintien de barrières après la levée de l'interdiction. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Grenoble (8ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande d'indemnisation. Il considère que la société ne démontre pas le lien de causalité entre les mesures prises par la commune (arrêtés d'interdiction et barrières) et la baisse de son chiffre d'affaires, cette dernière pouvant s'expliquer par d'autres facteurs comme la crise sanitaire. **Textes appliqués** : Le tribunal se fonde sur les principes généraux de la responsabilité administrative, exigeant la preuve d'un préjudice certain et d'un lien de causalité direct, sans référence à un texte spécifique de rupture d'égalité devant les charges publiques dans les motifs essentiels.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision de l'OFII imposant à la SARL Faty une contribution forfaitaire pour frais d'éloignement. Le juge a appliqué rétroactivement la loi du 26 janvier 2024, qui a abrogé l'article L. 822-2 du CESEDA, supprimant ainsi le fondement légal de cette contribution. La décision concernant la contribution spéciale prévue par le code du travail a été renvoyée pour un nouvel examen au vu de cette abrogation.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant pakistanais, visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour médical et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le requérant ne démontrait pas remplir toutes les conditions légales de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, notamment la preuve que le défaut de soins aurait des conséquences d'une exceptionnelle gravité et l'absence de traitement approprié dans son pays d'origine. Il a également écarté le moyen d'incompétence de l'autorité signataire.
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant concernant ses demandes d'annulation et d'injonction relatives à un titre de séjour. La juridiction rejette sa demande de condamnation de l'État à payer une somme au titre des frais irrépétibles. Elle fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de statuer par ordonnance lorsque seules subsistent des questions relatives aux frais.
**Sujet principal** : Demande d'injonction en référé pour obtenir une décision ou un récépissé sur une demande de titre de séjour. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Grenoble (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge prononce un non-lieu à statuer, estimant que la demande est devenue sans objet. En effet, la préfète a délivré postérieurement à la requête une attestation de décision favorable, qui tient lieu de justification de séjour en attendant le titre. **Textes appliqués** : Article L. 521-3 du code de justice administrative (référé mesures utiles) et article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (valeur de l'attestation de décision favorable).
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a donné acte du désistement du requérant concernant sa demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Toutefois, il a condamné l'État à verser au requérant la somme de 800 euros au titre des frais exposés pour le recours, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.