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Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante camerounaise, qui demandait le renouvellement de son attestation de prolongation d'instruction et la régularisation de ses droits sociaux. Le juge a estimé que l'absence de renouvellement de l'attestation ne constituait pas, à la date de l'ordonnance, une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, dès lors qu'une décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour était née du silence de l'administration. Il a également jugé que la demande de délivrance rétroactive d'une attestation ne présentait pas un caractère provisoire et que l'urgence n'était pas justifiée. La solution retenue s'appuie sur les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête des consorts B..., qui demandaient réparation du préjudice moral et d’angoisse de mort imminente suite au décès de leur frère, M. E... B..., survenu dans l’incendie de sa cellule à la maison d’arrêt d’Aiton. La juridiction a estimé qu’aucune faute de l’administration pénitentiaire n’était établie, celle-ci ayant pris des mesures de surveillance renforcée compte tenu des troubles psychiatriques du détenu, sans que des signes précurseurs d’un passage à l’acte suicidaire n’aient été détectés. Les juges ont notamment relevé l’absence de négligence dans le placement en cellule individuelle pour motif sanitaire (cas contact COVID) et dans le respect des obligations de surveillance prévues aux articles D. 223-9 et D. 223-10 du code pénitentiaire. En conséquence, la responsabilité de l’État n’a pas été engagée.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de la SAS AXE&D contestant le refus du maire de Saint-Gervais-les-Bains de lui délivrer un permis de construire modificatif. Le refus était fondé sur l'article UD11 du plan local d'urbanisme, invoquant une atteinte au caractère des lieux et un non-respect du terrain naturel pour une terrasse sur remblais. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens de la société, jugeant notamment que le signataire était compétent et que le motif de refus n'était entaché ni d'erreur de droit ni d'irrégularité. En conséquence, la demande d'annulation de l'arrêté du 16 janvier 2024 a été rejetée, de même que les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice.
Le Tribunal administratif de Grenoble annule la décision implicite par laquelle la préfète de l’Isère a refusé de renouveler la carte de résident de M. A..., ressortissant marocain. Cette annulation est fondée sur le défaut de motivation de la décision, la préfète n’ayant pas communiqué les motifs du refus dans le délai d’un mois suivant la demande de l’intéressé, en méconnaissance de l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Le tribunal enjoint à la préfète de réexaminer la demande dans un délai d’un mois et condamne l’État à verser 1 200 euros à M. A... au titre des frais d’instance.
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de M. B... visant à obtenir un rendez-vous pour le renouvellement de son certificat de résidence algérien. La préfète de la Haute-Savoie ayant convoqué l’intéressé à un rendez-vous le 2 février 2026, les conclusions à fin d’injonction sont devenues sans objet. Le tribunal a également rejeté la demande de frais irrépétibles présentée par M. B... au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. C..., ressortissant marocain, contestant un arrêté préfectoral du 6 février 2026 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai avec interdiction de retour d'un an, ainsi qu'un arrêté d'assignation à résidence. Le tribunal a rejeté les moyens dirigés contre l'obligation de quitter le territoire, jugeant la signature régulièrement déléguée et la procédure respectueuse du droit d'être entendu. En revanche, il a annulé l'arrêté d'assignation à résidence pour incompétence de son signataire, la délégation de signature excluant expressément ce type d'acte. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du préfet de la Haute-Savoie refusant d’instruire une demande d’admission exceptionnelle au séjour. Postérieurement à la requête, le préfet a rejeté la demande sur un autre fondement et instruit la demande sur le fondement de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Par ordonnance, le tribunal a constaté que les conclusions à fin d’annulation, d’injonction et d’astreinte étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Les conclusions au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête de Mme B... qui demandait l’annulation du refus implicite de lui délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour. En effet, postérieurement à l’introduction de la requête, la préfète de l’Isère lui a délivré une attestation de prolongation valable jusqu’au 8 mars 2025, rendant les conclusions à fin d’annulation, d’injonction et d’astreinte sans objet. Cette solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 24 février 2026, fait droit à la demande de l’expert judiciaire d’étendre une expertise en cours, initialement ordonnée pour des désordres affectant la piscine communale de Thonon-les-Bains. L’expertise est étendue au contradictoire de la société Allianz Iard, en sa qualité d’assureur de l’entreprise CBG CONSULTING, maître d’œuvre de la conception. Cette extension est jugée utile à la bonne réalisation de l’expertise, en application de l’article R. 532-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. B... contestant la décision du garde des sceaux du 4 septembre 2023 prolongeant son placement à l'isolement. Le tribunal a rejeté l'exception de désistement soulevée par le ministre, constatant que le requérant avait bien confirmé le maintien de sa requête dans les délais. Sur le fond, le tribunal a considéré que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article R. 213-21 du code pénitentiaire, relatif à l'accès aux pièces et à la procédure contradictoire, était fondé. En conséquence, la décision attaquée a été annulée pour vice de procédure, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
Le Tribunal Administratif de Grenoble (6ème Chambre) a rejeté la requête de Mme C... contestant le refus de titre de séjour étudiant, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination. La juridiction a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et que la préfète avait procédé à un examen particulier de la situation. Appliquant l'article L. 426-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le tribunal a estimé que Mme C... ne pouvait bénéficier du titre sollicité car elle était entrée en France en août 2022, soit plus de trois mois avant le dépôt de sa demande en septembre 2023. Par conséquent, les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont été écartés.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 2 février 2026 par lequel la préfète du Rhône ordonnait la remise de Mme E..., ressortissante congolaise, aux autorités portugaises pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que la décision méconnaissait l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 et l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, en raison de l'intérêt supérieur de sa fille mineure scolarisée en France, des liens familiaux sur le territoire et du suivi médical de la requérante. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté pour erreur manifeste d'appréciation, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par le syndicat autonome des sapeurs-pompiers professionnels de l'Isère et deux lieutenants pour contester le refus de promotions rétroactives au grade de lieutenant de 1ère classe et le refus de communication de documents relatifs aux tableaux d'avancement. Par des mémoires enregistrés en décembre 2025, les requérants ont déclaré se désister purement et simplement de leur requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance, conformément à l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions du SDIS de l'Isère tendant à l'application de l'article L. 761-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a constaté le désistement d'office de M. B... de sa requête en annulation du refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. Ce désistement est intervenu après le rejet de sa demande de suspension en référé, faute pour le requérant d'avoir confirmé le maintien de sa requête au fond dans le délai d'un mois prévu par l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative. Aucune confirmation n'étant parvenue à la juridiction, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance.
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d’une décision d’invalidation du permis de conduire présentée par Mme A... sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée d’une requête au fond en annulation, en méconnaissance de l’article R. 522-1 du même code. En tout état de cause, le moyen tiré de ce que la requérante n’était pas l’auteur de l’infraction a été écarté, cette contestation relevant de la compétence du juge judiciaire en application des articles 529 et suivants du code de procédure pénale et de l’article L. 223-1 du code de la route.
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... contestant la décision du garde des sceaux du 17 octobre 2022 maintenant son inscription au répertoire des détenus particulièrement signalés (DPS). Le tribunal a relevé d'office que la requête, enregistrée le 28 février 2023, était tardive car introduite après l'expiration du délai de recours contentieux de deux mois suivant la notification de la décision intervenue le 19 octobre 2022. En application de l'article R. 421-1 du code de justice administrative, cette irrecevabilité a conduit au rejet de l'ensemble des demandes de M. B..., sans examen au fond des moyens soulevés.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A..., qui contestait le refus implicite du centre hospitalier Alpes Léman de lui verser la nouvelle bonification indiciaire (NBI) depuis 2015. La juridiction a jugé la requête irrecevable pour tardiveté, le recours gracieux de l'agent ayant été envoyé après l'expiration du délai de recours contentieux de deux mois. À titre subsidiaire, le tribunal a également estimé que les conclusions tendant à l'annulation du refus pour la période antérieure à novembre 2021 étaient irrecevables, car la décision contestée était confirmative d'un précédent refus devenu définitif. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code de justice administrative et les textes régissant la fonction publique hospitalière.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B..., détenu, qui contestait la sanction disciplinaire de 7 jours de cellule infligée le 22 septembre 2022. Le requérant invoquait notamment l'irrégularité de la procédure disciplinaire (compte rendu d'incident, composition de la commission, droits de la défense) et le caractère disproportionné de la sanction. La juridiction a examiné ces moyens à la lumière du code pénitentiaire, mais a estimé qu'ils n'étaient pas fondés. En conséquence, la décision du directeur interrégional des services pénitentiaires de Lyon rejetant le recours administratif préalable obligatoire a été confirmée.
Le Tribunal Administratif de Grenoble annule le refus du CNAPS de renouveler la carte professionnelle d'agent privé de sécurité de M. B..., ainsi que le rejet de son recours gracieux. La décision est fondée sur l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure, mais le juge estime que les faits de violence, anciens et isolés, commis dans un contexte de légitime défense, ne justifient pas ce refus, d'autant que la commission compétente avait précédemment décidé de ne pas retirer la carte. Le tribunal enjoint au CNAPS de délivrer la carte dans un délai de deux mois et condamne l'établissement à verser 1 500 euros à M. B... au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... contestant le refus de permis de construire modificatif opposé par le maire de Sixt-Fer-à-Cheval. Les conclusions dirigées contre l’avis de l’architecte des bâtiments de France ont été jugées irrecevables, cet avis ne pouvant être contesté qu’à l’appui d’un recours contre la décision de refus. Sur le fond, le tribunal a estimé que le maire pouvait légalement se fonder sur l’atteinte au site inscrit, justifiée par l’enrochement projeté, et sur le risque de glissement de terrain, en application de l’article R. 111-2 du code de l’urbanisme. La solution retenue confirme ainsi la légalité de l’arrêté municipal.