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Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par un détenu du centre pénitentiaire de Valence d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du directeur de modifier les tarifs du catalogue des cantines, jugés supérieurs aux tarifs nationaux fixés par le garde des sceaux. Le requérant invoquait la méconnaissance de l’accord-cadre national et une violation du principe de non-discrimination au regard de la convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, sans préciser de textes spécifiques autres que ceux visés en procédure. La solution retenue confirme ainsi la légalité de la décision attaquée.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C... contestant la décision du garde des sceaux du 7 juin 2023 prolongeant son placement à l'isolement. Le tribunal a écarté l'exception de désistement soulevée par le ministre, le requérant ayant confirmé le maintien de sa requête dans le délai imparti. Il a jugé que le signataire de la décision bénéficiait d'une délégation de signature régulière, écartant ainsi le moyen d'incompétence. En application des articles R. 213-21 et R. 213-25 du code pénitentiaire, le tribunal a estimé que la procédure contradictoire avait été respectée, que l'avis du médecin avait été recueilli et que le rapport motivé du directeur interrégional était au dossier, rejetant les vices de procédure allégués. Enfin, il a considéré que la décision n'était entachée ni d'erreur d'appréciation ni d'inexactitude matérielle des faits.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... contestant la décision du 2 juin 2023 du chef d'établissement du centre pénitentiaire de Saint-Quentin-Fallavier le maintenant en régime fermé. Le tribunal a jugé que cette décision, prise sur le fondement des articles L. 211-4 et D. 211-36 du code pénitentiaire, n'entre pas dans les catégories de décisions devant être motivées en application de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. Il a également estimé que le moyen tiré de l'erreur d'appréciation n'était pas suffisamment précis pour en apprécier la portée.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B..., infirmier cadre de santé, qui contestait sa révocation par le centre hospitalier Drôme Vivarais. Le requérant invoquait des vices de procédure (absence de communication des procès-verbaux d’enquête, défaut d’impartialité, méconnaissance du contradictoire) et contestait la matérialité des faits ainsi que la proportionnalité de la sanction. Le tribunal a jugé que M. B... avait pu consulter son dossier et n’avait pas demandé les procès-verbaux, écartant ainsi le moyen tiré de la méconnaissance de l’article 65 de la loi du 22 avril 1905. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, y compris indemnitaires, sans qu’il soit statué sur les autres moyens.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... qui contestait la sanction disciplinaire de déclassement d'emploi et de sept jours de cellule disciplinaire infligée par la commission de discipline de la maison d'arrêt. Le tribunal a estimé que la matérialité du grief d'avoir embrassé une agente n'était pas établie. Cependant, il a considéré que le motif substitué par le directeur interrégional, à savoir l'introduction illicite d'un médicament (Nurofen Flash) dans l'établissement, constituait une faute justifiant la sanction, sans que le requérant ne conteste utilement ce nouveau motif. La solution retenue est fondée sur les articles R. 234-43 et R. 232-4 10° du code pénitentiaire.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la société Buildinvest demandant l’annulation de l’arrêté du 16 novembre 2023 par lequel le maire de Megève a refusé de lui délivrer un permis de construire valant permis de démolir pour un ensemble immobilier. Le tribunal a écarté l’exception d’illégalité de la modification n°3 du plan local d’urbanisme (PLU) soulevée par la société, jugeant que les moyens tirés de vices de procédure et de la méconnaissance du principe de clarté de la norme n’étaient pas fondés. Il a également considéré que le projet ne respectait pas les dispositions du règlement de la zone UH1C issues de cette modification, notamment en matière d’implantation et de hauteur, justifiant ainsi le refus de permis. La solution retenue s’appuie sur les articles L.153-36 et suivants du code de l’urbanisme relatifs à la modification des PLU.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B..., ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du 22 août 2025 de la préfète de l'Isère l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le requérant, arrivé récemment en France et dont le mariage était très récent, ne justifiait pas d'une insertion particulière ni de l'impossibilité de bénéficier de soins dans son pays d'origine. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires, en application des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en excès de pouvoir, rejette la requête de M. A... contre l'arrêté du 29 novembre 2025 de la préfète de la Drôme lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de six mois. Le tribunal écarte le moyen d'incompétence, la signataire bénéficiant d'une délégation régulière. Il juge que le droit d'être entendu n'a pas été méconnu et que la mesure ne porte pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, l'intéressé étant célibataire, sans enfant et sans attaches établies en France. La décision de refus de délai de départ volontaire est légalement fondée sur les articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison du risque de soustraction à la mesure d'éloignement.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A..., ressortissant afghan, qui contestait l'arrêté préfectoral du 11 novembre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et que le droit d'être entendu du requérant n'avait pas été méconnu, sa situation ayant été examinée dans le cadre de sa demande d'asile rejetée. Il a également estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et que les décisions subséquentes (refus de délai, pays de destination, interdiction de retour) n'étaient pas entachées d'illégalité. La solution s'appuie notamment sur les articles L. 611-1, L. 612-1 et L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en formation collégiale, a rejeté les requêtes de M. et Mme C..., ressortissants kosovars, qui contestaient les arrêtés préfectoraux du 9 novembre 2025 leur refusant un titre de séjour, leur faisant obligation de quitter le territoire français, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d’un an. Le tribunal a écarté le moyen d’incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que les décisions ne méconnaissaient pas les articles L. 425-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA) ni l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, ni les articles L. 721-4 du CESEDA et 3 de la Convention européenne des droits de l’homme, ni les articles L. 612-8 et L. 612-10 du CESEDA. En conséquence, les conclusions à fin d’annulation et d’injonction ont été rejetées.
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'exécution des décisions implicites de la préfète de l'Isère refusant le renouvellement du titre de séjour et de l'attestation de prolongation d'instruction de M. A..., ressortissant marocain. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés du défaut de motivation, de la méconnaissance de l'accord franco-marocain et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions. La condition d'urgence n'a pas été examinée, le doute sérieux faisant défaut. Les textes appliqués incluent l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B..., ressortissant kosovar, qui contestait les arrêtés du préfet de la Savoie lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an, et l'assignant à résidence. Le tribunal a jugé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et que le préfet avait bien examiné la situation de l'intéressé, notamment en se fondant sur ses déclarations lors de son audition. Il a également estimé que les moyens tirés de la méconnaissance du droit d'être entendu, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de la Convention de New York relative aux droits de l'enfant n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 611-1, L. 613-1, L. 612-1, L. 612-2, L. 612-3 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) par la métropole de Grenoble Alpes Métropole, a examiné la conformité de l’article L. 531-2 du code général de la fonction publique aux droits et libertés garantis par la Constitution. Cette disposition, relative au rétablissement dans ses fonctions d’un agent public suspendu à l’expiration d’un délai, était applicable au litige concernant la prolongation de la suspension de M. B... et n’avait pas été déclarée conforme par le Conseil constitutionnel. Le tribunal a estimé que la question soulevée, portant notamment sur une atteinte au principe d’égalité et à la sécurité juridique, ne présentait pas un caractère sérieux. En conséquence, il a refusé de transmettre la QPC au Conseil d’État.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la préfète de l’Isère d’une demande de liquidation de l’astreinte prononcée le 24 avril 2019 à l’encontre de l’État, pour défaut de logement de M. B..., reconnu prioritaire. La préfète soutenait que l’intéressé avait été radié de la liste des demandeurs de logement social le 18 novembre 2024. Le tribunal rappelle que la radiation d’un demandeur du fichier n’a pas pour effet de délier l’État de son obligation de résultat, sauf si elle résulte de l’exécution de la décision ou d’une renonciation du bénéficiaire. En l’espèce, la préfète n’apporte pas la preuve d’un tel comportement, et le tribunal doit donc procéder à la liquidation de l’astreinte en application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation et R. 778-8 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi par la préfète de l’Isère d’une demande de liquidation de l’astreinte prononcée par une ordonnance du 8 juin 2022 enjoignant le logement de Mme B..., rappelle que la radiation d’un demandeur de logement social du fichier national n’a pas pour effet de délier l’administration de son obligation de résultat, sauf si elle résulte de l’exécution de la décision de la commission de médiation ou révèle une renonciation ou un comportement obstructif de l’intéressé. En l’espèce, la préfète se borne à invoquer la radiation de Mme B... le 12 mars 2023 sans établir que celle-ci procède de l’une de ces causes. Par conséquent, le tribunal rejette la requête de la préfète et ne procède pas à la liquidation de l’astreinte, en application des articles L. 441-2-3-1 et R. 778-8 du code de la construction et de l’habitation.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la préfète de l’Isère d’une demande de liquidation de l’astreinte prononcée par une ordonnance du 19 septembre 2022, qui enjoignait au préfet d’assurer le logement de M. B... sous astreinte de 500 euros par mois. La préfète soutenait que M. B... avait été radié de la liste des demandeurs de logement social le 11 mai 2024. Le tribunal a rappelé que la radiation d’un demandeur de logement social n’a pas pour effet de délier l’administration de son obligation d’exécuter la décision de la commission de médiation, sauf si cette radiation résulte de l’exécution de la décision ou révèle une renonciation de l’intéressé. La solution retenue n’est pas explicitement formulée dans l’extrait, mais le tribunal a appliqué les articles L. 441-2-3-1, L. 441-2-1, R. 441-2-7 et R. 441-2-8 du code de la construction et de l’habitation, ainsi que l’article R. 778-8 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi par la préfète de l’Isère d’une demande de liquidation de l’astreinte prononcée le 3 novembre 2022, a jugé que la radiation de M. A... de la liste des demandeurs de logement social, intervenue le 20 février 2023, n’est pas, par elle-même, de nature à délier l’administration de son obligation de résultat. Il a rappelé que seule une renonciation ou un comportement obstructif du bénéficiaire pourrait justifier une telle décharge, ce qui n’est pas établi en l’espèce. En conséquence, le tribunal a procédé à la liquidation de l’astreinte au profit du fonds national d’accompagnement vers et dans le logement, en application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation et R. 778-8 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français, s’est déclaré incompétent territorialement. Constatant que le requérant résidait à Annonay (Ardèche), le juge a fait application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative pour transmettre l’affaire au tribunal administratif de Lyon, seul compétent.
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français et interdiction de retour, s’est déclaré territorialement incompétent. Constatant que le requérant résidait en Seine-Saint-Denis à la date des décisions attaquées, il a ordonné le renvoi de l’affaire au Tribunal administratif de Montreuil, en application des articles R. 351-3, R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet de sa demande de regroupement familial pour son épouse et son fils. Le requérant s’est désisté de ses conclusions principales après que la préfète de l’Isère a conclu au non-lieu à statuer. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement et a condamné l’État à verser 1 000 euros à M. A... au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, sans se prononcer sur le fond du litige. La décision se fonde sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.