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Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. et Mme A... d’un recours en excès de pouvoir contre le refus de la maire de Crémieu de délivrer un certificat d’urbanisme opérationnel pour transformer un local commercial en local mixte. En cours d’instance, la commune a pris une nouvelle décision favorable le 3 février 2026, autorisant le changement de destination. Les requérants se sont alors désistés purement et simplement de leur requête. Par une ordonnance du 23 février 2026, le tribunal, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement.
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... qui contestait une saisie administrative à tiers détenteur (SATD) émise par le département de la Drôme pour le recouvrement d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) et d’une amende pour fraude. La requérante invoquait l’existence d’une procédure de surendettement pour contester son obligation de payer. Le tribunal a estimé que ces contestations, portant sur le bien-fondé et l’exigibilité de la créance, relèvent de la compétence du juge judiciaire, en application des articles L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et L. 281 du livre des procédures fiscales. En conséquence, la requête a été rejetée pour incompétence de la juridiction administrative et le dossier a été renvoyé au Tribunal Judiciaire de Valence.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble rejette la demande de suspension d’une saisie administrative à tiers détenteur (SATD) formée par Mme B... pour contester le recouvrement d’un indu de revenu de solidarité active et d’une amende administrative. Le juge des référés estime que les moyens soulevés par la requérante, relatifs à l’obligation de payer et à l’exigibilité de la créance, relèvent de la compétence exclusive du juge judiciaire en application des articles L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et L. 281 du livre des procédures fiscales. En conséquence, la requête est rejetée comme portée devant une juridiction incompétente.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... contestant le classement sans suite de sa demande de naturalisation par la préfète de l'Isère. Le tribunal a jugé que ce classement, fondé sur l'incomplétude du dossier malgré une mise en demeure, ne constitue pas une décision faisant grief et est donc insusceptible de recours pour excès de pouvoir, en application de l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. La solution retenue est le rejet de la requête comme manifestement irrecevable.
Requête de M. A... devant le Tribunal Administratif de Grenoble contestant le retard excessif de la préfecture de l'Isère à statuer sur sa demande de regroupement familial. Le tribunal rejette la requête comme manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. La solution retenue est que les conclusions de M. A..., qui ne tendent ni à l'annulation d'une décision administrative ni à la réparation d'un préjudice, sont irrecevables, et qu'il n'a pas développé de moyen de droit à l'appui de conclusions identifiées.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande d'indemnisation de M. D..., qui sollicitait 50 100 euros pour le préjudice subi du fait de l'absence de relogement suite à une décision de la commission de médiation de l'Isère du 23 septembre 2021. Le tribunal a estimé que la radiation de M. D... du fichier des demandeurs de logement social le 11 mai 2024, due à un défaut de renouvellement de sa demande, constituait un comportement faisant obstacle à l'exécution de la décision de la commission de médiation. En conséquence, la carence fautive de l'État n'a pas été retenue, et la responsabilité de l'État n'a pas été engagée. La décision s'appuie sur les articles L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.
Le Tribunal administratif de Grenoble a condamné l'État à verser 3 000 euros à Mme A... pour la période du 23 août 2023 au 11 février 2025, durant laquelle aucune offre d'hébergement adaptée ne lui a été proposée malgré la décision de la commission de médiation du 12 juillet 2023 la reconnaissant comme prioritaire et urgente. La carence fautive de l'État a engagé sa responsabilité sur le fondement des articles L. 441-2-3 et R. 441-18 du code de la construction et de l'habitation, causant des troubles dans les conditions d'existence. La requérante a refusé sans motif légitime une proposition d'hébergement le 11 février 2025, mettant fin à la période de responsabilité.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a condamné l'État à verser 5 000 euros à M. D... pour la carence fautive à exécuter la décision de la commission de médiation de l'Isère du 5 avril 2023, qui l'avait reconnu prioritaire pour un hébergement. Le tribunal a jugé que l'absence de proposition d'hébergement adaptée entre le 18 mai 2023 et le 4 juin 2024 engageait la responsabilité de l'État. Cette solution s'appuie sur les articles L. 441-2-3 et R. 441-18 du code de la construction et de l'habitation.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme B... d'une demande d'indemnisation de 35 550 euros pour le préjudice subi du fait de la carence de l'État à exécuter la décision de la commission de médiation de l'Isère du 12 juillet 2023, qui l'avait reconnue prioritaire pour un hébergement. Le tribunal a jugé que l'administration avait commis une faute en ne proposant pas une solution d'hébergement adaptée dans le délai imparti, mais a rejeté la requête au motif que la requérante n'avait pas établi que l'offre d'hébergement faite le 6 octobre 2023 n'était pas adaptée à ses besoins. La solution retenue repose sur l'application des articles L. 441-2-3 et R. 441-18 du code de la construction et de l'habitation.
Le Tribunal administratif de Grenoble a condamné l'État à verser 5 000 euros à Mme C... pour la carence fautive à exécuter la décision de la commission de médiation de l'Isère du 25 mai 2023, qui l'avait reconnue prioritaire pour un hébergement. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, pour la période du 7 juillet 2023 à la date du jugement. Le tribunal a estimé que ni l'obligation de quitter le territoire français ni l'arrêt des appels au 115 ne déliaient l'administration de son obligation. L'indemnisation a été fixée en tenant compte des troubles dans les conditions d'existence subis par la requérante.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme B... d'une demande indemnitaire visant à réparer les préjudices subis du fait de la carence de l'État à exécuter la décision de la commission de médiation de l'Isère du 27 avril 2023, qui l'avait reconnue prioritaire pour un hébergement. Le tribunal a jugé que l'État avait commis une faute de nature à engager sa responsabilité en ne proposant aucune offre d'hébergement adaptée avant le 25 septembre 2025, date à laquelle l'intéressée a signé un bail pour un logement social. Cette solution est fondée sur les dispositions des articles L. 441-2-3 et R. 441-18 du code de la construction et de l'habitation, qui imposent au préfet de proposer un hébergement dans un délai de six semaines suivant la décision de la commission de médiation.
Responsabilité de l'État pour carence fautive dans l'exécution d'une décision de la commission de médiation (hébergement d'urgence). Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en plein contentieux, a condamné l'État à verser 6 000 euros à M. B... pour les troubles dans ses conditions d'existence subis du 1er mars 2024 au 14 mars 2025, période durant laquelle aucune offre d'hébergement ne lui a été faite malgré la décision prioritaire et urgente du 18 janvier 2024. La solution retient que la carence de l'État engage sa responsabilité sur le fondement des articles L. 441-2-3 et R. 441-18 du code de la construction et de l'habitation.
Le Tribunal administratif de Grenoble a condamné l'État à indemniser M. D... pour la carence fautive à exécuter la décision de la commission de médiation de l'Isère du 15 février 2024, qui l'avait reconnu prioritaire pour un hébergement. La responsabilité de l'État est engagée à compter de l'expiration du délai de six semaines imparti au préfet pour proposer un hébergement, en application des articles L. 441-2-3 et R. 441-18 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a jugé que l'obligation de quitter le territoire français dont M. D... a fait l'objet le 28 octobre 2024 n'affecte pas l'obligation d'hébergement de l'État, mais peut influencer le montant de l'indemnisation.
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme E... qui contestait le refus de la commission de médiation de l’Isère de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande d’hébergement. Le tribunal a estimé que la décision attaquée était suffisamment motivée et que le moyen tiré de l’irrégularité de la composition de la commission était dépourvu de précisions suffisantes. Il a également jugé que la commission n’avait pas commis d’erreur manifeste d’appréciation au regard des dispositions des articles L. 441-2-3 et L. 300-1 du code de la construction et de l’habitation.
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme C... tendant au versement d'une provision de 23 581,99 euros. La requérante sollicitait la condamnation in solidum du centre hospitalier universitaire Grenoble Alpes et de France Travail, ou subsidiairement du centre hospitalier Métropole Savoie, en se prévalant d'un précédent jugement. Le juge a estimé que l'obligation dont se prévalait Mme C... était sérieusement contestable, les débats sur la détermination de l'employeur tenu à l'indemnisation chômage n'étant pas tranchés. La demande a donc été rejetée, sans qu'il soit fait droit aux conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de provision de 41 217,80 euros présentée par M. et Mme B... au titre de l'aide « Ma Prim Renov ». La juridiction a jugé la requête irrecevable, faute pour les requérants d'avoir obtenu une décision explicite ou implicite de l'Agence nationale de l'habitat (ANAH) sur leur recours administratif préalable obligatoire, conformément à l'article 9 du décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020. Le tribunal a rappelé que, selon l'article R. 421-1 du code de justice administrative, la saisine du juge est subordonnée à l'intervention préalable d'une décision de l'administration sur la demande indemnitaire. En l'absence de rejet du recours préalable, la condition de liaison du contentieux n'était pas remplie, rendant la requête irrecevable.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... contestant l'arrêté du préfet de l'Ain lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de 18 mois et assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la procédure contradictoire préalable n'était pas applicable à ces décisions et que le droit d'être entendu avait été respecté lors de son audition. Il a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa courte présence en France et de ses attaches au Kosovo. Enfin, le tribunal a considéré que le préfet avait suffisamment examiné les critères de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour prononcer l'interdiction de retour, sans erreur manifeste d'appréciation.
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme A..., agent du centre hospitalier Annecy Genevois, contestant le refus implicite de lui accorder rétroactivement la nouvelle bonification indiciaire (NBI) à compter du 1er janvier 2018. En cours d'instance, l'établissement a pris une décision le 19 juin 2024 accordant la NBI pour la période du 1er avril 2016 au 31 décembre 2021, en exécution d'un précédent jugement. Constatant que la requérante avait ainsi obtenu satisfaction, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. Il a toutefois condamné le centre hospitalier à verser 900 euros à Mme A. au titre des frais de justice, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance, du désistement pur et simple de M. A... de sa requête en plein contentieux. Celle-ci visait à obtenir la condamnation des sociétés SATP et GIRAUDON TP pour des désordres liés à des travaux de terrassement et d’assainissement pour l’extension d’une école. Le désistement a été sollicité suite à une demande de confirmation de maintien des conclusions adressée sur le fondement de l’article R.612-5-1 du code de justice administrative. L’ordonnance, prise en application de l’article R.222-1 du même code, donne acte de ce désistement et clôt l’instance.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement d’instance de Mme B..., qui contestait le refus implicite de la préfète de l’Isère de lui délivrer une carte de résident et de renouveler son titre de séjour « vie privée et familiale ». La requérante s’est désistée après avoir obtenu une attestation de prolongation d’instruction, tout en maintenant sa demande de frais de procès. Sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, l’État a été condamné à lui verser 800 euros.