Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2509064
lundi 23 février 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2509064 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | TERRASSON |
Résumé IA
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement d’instance de Mme B..., qui contestait le refus implicite de la préfète de l’Isère de lui délivrer une carte de résident et de renouveler son titre de séjour « vie privée et familiale ». La requérante s’est désistée après avoir obtenu une attestation de prolongation d’instruction, tout en maintenant sa demande de frais de procès. Sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, l’État a été condamné à lui verser 800 euros.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 1er septembre 2025, Mme A... B..., représentée par Me Terrasson, demande au Tribunal :
1°) d’annuler la décision implicite par laquelle la préfète de l’Isère a rejeté sa demande de délivrance d’une carte de résident valable dix ans, et toute décision expresse qui s’y substituerait,
2°) d’annuler la décision implicite par laquelle la préfète de l’Isère a rejeté sa demande de renouvellement d’un titre de séjour « vie privée et familiale » pluriannuel, et toute décision expresse qui s’y substituerait ;
3°) d’enjoindre, à titre principal, à la préfète de l’Isère de lui délivrer une carte de résident valable dix ans dans un délai de deux mois à compter du jugement et, dans l’attente, de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction l’autorisant à travailler et à se déplacer dans un délai de huit jours suivant la notification du jugement, sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;
4°) d’enjoindre, à titre subsidiaire, à la préfète de l’Isère de lui délivrer un titre de séjour « vie privée et familiale » pluriannuel et, dans l’attente, de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction l’autorisant à travailler, le tout dans les mêmes conditions de délais et d’astreinte que ci-dessus ;
5°) de condamner l’Etat, à lui verser la somme de 1 400 euros en application des dispositions de l’article L.761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire enregistré le 3 octobre 2025, la préfète de l'Isère indique qu’une attestation de prolongation d’instruction a été délivrée le 10 septembre 2025 et conclut au rejet de l’intégralité des prétentions de la partie adverse, y compris celles relatives à l’application de l’article L.761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire enregistré le 12 décembre 2025, Mme B..., déclare se désister de l’instance tout en maintenant sa demande formée au titre de l’article L.761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1.
Aux termes de l'article R.222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : 1 Donner acte des désistements ; (…) 5 Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que (…) la condamnation prévue à l’article L. 761-1 ou la charge des dépens (... ) ».
2. Mme B... déclare se désister de l’instance. Ce désistement d’instance des conclusions de la requête susvisée est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
Sur les frais de procès :
3.
L’Etat est condamné à verser la somme de 800 euros à Mme B... au titre de l’article L.761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : Il est donné acte du désistement d’instance de Mme B....
Article 2 : L’Etat est condamné à verser la somme de 800 euros à Mme B... au titre de l’article L.761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B... et à la préfète de l'Isère.
Fait à Grenoble, le 23 février 2026.
Le président de la 6ème chambre,
C. Vial Pailler
La République mande et ordonne à la préfète de l’Isère en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Par une requête enregistrée le 1er septembre 2025, Mme A... B..., représentée par Me Terrasson, demande au Tribunal :
1°) d’annuler la décision implicite par laquelle la préfète de l’Isère a rejeté sa demande de délivrance d’une carte de résident valable dix ans, et toute décision expresse qui s’y substituerait,
2°) d’annuler la décision implicite par laquelle la préfète de l’Isère a rejeté sa demande de renouvellement d’un titre de séjour « vie privée et familiale » pluriannuel, et toute décision expresse qui s’y substituerait ;
3°) d’enjoindre, à titre principal, à la préfète de l’Isère de lui délivrer une carte de résident valable dix ans dans un délai de deux mois à compter du jugement et, dans l’attente, de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction l’autorisant à travailler et à se déplacer dans un délai de huit jours suivant la notification du jugement, sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;
4°) d’enjoindre, à titre subsidiaire, à la préfète de l’Isère de lui délivrer un titre de séjour « vie privée et familiale » pluriannuel et, dans l’attente, de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction l’autorisant à travailler, le tout dans les mêmes conditions de délais et d’astreinte que ci-dessus ;
5°) de condamner l’Etat, à lui verser la somme de 1 400 euros en application des dispositions de l’article L.761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire enregistré le 3 octobre 2025, la préfète de l'Isère indique qu’une attestation de prolongation d’instruction a été délivrée le 10 septembre 2025 et conclut au rejet de l’intégralité des prétentions de la partie adverse, y compris celles relatives à l’application de l’article L.761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire enregistré le 12 décembre 2025, Mme B..., déclare se désister de l’instance tout en maintenant sa demande formée au titre de l’article L.761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1.
Aux termes de l'article R.222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : 1 Donner acte des désistements ; (…) 5 Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que (…) la condamnation prévue à l’article L. 761-1 ou la charge des dépens (... ) ».
2. Mme B... déclare se désister de l’instance. Ce désistement d’instance des conclusions de la requête susvisée est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
Sur les frais de procès :
3.
L’Etat est condamné à verser la somme de 800 euros à Mme B... au titre de l’article L.761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : Il est donné acte du désistement d’instance de Mme B....
Article 2 : L’Etat est condamné à verser la somme de 800 euros à Mme B... au titre de l’article L.761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B... et à la préfète de l'Isère.
Fait à Grenoble, le 23 février 2026.
Le président de la 6ème chambre,
C. Vial Pailler
La République mande et ordonne à la préfète de l’Isère en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.