4 828 décisions disponibles — page 67/242
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de Mme C, ressortissante haïtienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 24 janvier 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La requérante invoquait une méconnaissance de son droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Le tribunal a estimé que les éléments produits, notamment la présence de ses enfants et un suivi médical, étaient insuffisants pour justifier d'une résidence habituelle et continue en France depuis 2016 ou d'une insertion sociale et économique stable. Par conséquent, la décision préfectorale n'a pas été jugée disproportionnée ni entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de Mme A, ressortissante haïtienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 11 janvier 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. La requérante invoquait la méconnaissance des articles L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, mais le tribunal a jugé ces moyens insuffisamment étayés ou inopérants. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, faute de preuves suffisantes sur les attaches familiales en France.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a annulé l'arrêté du 1er février 2024 par lequel le préfet de la Guadeloupe obligeait M. B, ressortissant haïtien, à quitter le territoire français sans délai et fixait Haïti comme pays de destination. Le tribunal a jugé que la situation de violence généralisée en Haïti, résultant d'un conflit armé interne, expose tout étranger renvoyé vers ce pays à un risque réel de traitements inhumains ou dégradants, en violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision d'éloignement a donc été annulée, le préfet n'ayant pas démontré que M. B ne serait pas contraint de traverser les zones de violence extrême, notamment Port-au-Prince.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en référé, a été saisi d’une demande de suspension d’une décision implicite de la Rectrice de l’académie de la Guadeloupe confirmant une sanction d’exclusion définitive d’un élève. Le juge a constaté son incompétence territoriale au profit du Tribunal Administratif de Saint-Martin. En application des articles R. 221-3, R. 312-14 3° et R. 351-3 du code de justice administrative, il a ordonné la transmission du dossier à cette juridiction, compétente en raison de la résidence des demandeurs.
Le Tribunal administratif de la Guadeloupe, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre une décision implicite de la Rectrice de l’académie de la Guadeloupe confirmant une sanction d’exclusion définitive d’un lycée, s’est déclaré incompétent territorialement. En application des articles R. 221-3 et R. 312-14 3° du code de justice administrative, le tribunal a estimé que le litige relevait de la compétence du tribunal administratif de Saint-Martin, dans le ressort duquel se trouve la résidence des requérants. Par ordonnance, il a transmis le dossier à cette juridiction.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en référé, a pris acte du désistement pur et simple de Mme A de sa demande de suspension d'un titre exécutoire de 77 203,10 euros émis par le centre hospitalier universitaire de la Guadeloupe. La requérante s'est désistée de son recours pour excès de pouvoir fondé sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative. En application de l'article R. 222-1 du même code, le juge a constaté ce désistement et clos l'instance sans examiner le fond du litige.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a été saisi par l'association Assemblée chrétienne d'une requête visant à faire appliquer la loi du 10 mai 2024 relative à la lutte contre les dérives sectaires. Par une ordonnance du 6 mars 2025, le tribunal a rejeté cette requête pour incompétence de la juridiction administrative. Il a estimé que seul le juge judiciaire est compétent pour connaître des litiges portant sur l'application d'une loi qui sanctionne pénalement d'éventuelles dérives sectaires. Cette décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. A, qui contestait une contrainte de la caisse d'allocations familiales pour un indu d'allocation de logement sociale. La requête a été jugée manifestement irrecevable car insuffisamment motivée, et M. A n'a pas régularisé sa demande dans le délai imparti, malgré une demande de régularisation restée sans réponse. La décision s'appuie sur les articles R.222-1 et R.411-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de la Guadeloupe a pris acte, par ordonnance du 6 mars 2025, du désistement pur et simple de la Sarl Dude Tropic Location, qui contestait un refus de permis de construire délivré par la commune du Moule pour un projet de maison individuelle. La société avait également demandé une expertise sur l’aléa submersion marine affectant la parcelle concernée. Le désistement étant intervenu sans opposition, le tribunal a constaté qu’il n’y avait pas lieu de statuer sur le fond du litige. Cette ordonnance est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de la Guadeloupe a été saisi par Mme A B d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet de son recours administratif préalable obligatoire concernant la suspension de ses droits au revenu de solidarité active (RSA). En défense, le conseil départemental a fait valoir que les prestations avaient été régularisées et versées. Faute pour la requérante d’avoir confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois imparti par le tribunal en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s’être désistée. Par ordonnance du 6 mars 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe était saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de la rectrice rejetant son recours gracieux relatif à un titre de perception pour un indu de rémunération, ainsi que d’une demande de condamnation au versement de salaires. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre le courrier informant Mme A de l’émission d’un titre de perception, ce courrier constituant une mesure préparatoire insusceptible de recours. Il a également relevé que Mme A n’avait pas formé de demande préalable obligatoire contre le titre de perception lui-même, en application de l’article 118 du décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique. En conséquence, le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions de la requête.
Le Tribunal administratif de la Guadeloupe, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. B, ressortissant dominicain, visant à suspendre l'exécution de l'arrêté préfectoral du 10 février 2025 portant obligation de quitter le territoire français. Le juge a estimé que le requérant ne démontrait pas l'atteinte grave et manifestement illégale à son droit à une vie familiale ou à l'intérêt supérieur de son enfant français, invoqué sur le fondement de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 611-3-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En particulier, il n'a pas justifié de sa participation effective à l'entretien et à l'éducation de son enfant, ni de l'absence d'attaches familiales dans son pays d'origine, compte tenu de sa condamnation pénale pour violences aggravées. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit nécessaire de statuer sur l'urgence.