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Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande d'indemnisation de la société Allianz Iard, subrogée dans les droits de son assuré, pour des préjudices liés à des blocages présumés d'un centre commercial lors du mouvement des "gilets jaunes". La juridiction a estimé que la requérante n'apportait pas la preuve que les dommages résultaient directement de crimes ou délits commis par un attroupement précisément identifié, condition nécessaire pour engager la responsabilité de l'État sur le fondement de l'article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure. Elle a également écarté le fondement de la rupture d'égalité devant les charges publiques, considérant que les troubles invoqués ne présentaient pas un caractère suffisamment anormal et spécial.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme A... visant à obtenir l'annulation de la décision de l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG) lui attribuant une aide de 7 000 euros. Le tribunal a jugé que la requérante, qui contestait le montant de l'aide accordée au titre du décret n° 2018-1320 du 28 décembre 2018, n'apportait aucun élément démontrant une erreur dans l'appréciation de sa situation par l'administration. L'ONACVG avait légalement fixé ce montant en appliquant le barème de son instruction interne après avoir pris en compte les critères légaux, notamment la durée de séjour en camp et les ressources de l'intéressée.
**Sujet principal** : Recours contre une réduction du revenu de solidarité active (RSA) pour manquement aux obligations d'insertion. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lille (juge unique). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de l'allocataire. Il considère que la procédure de réduction a été régulièrement menée et que les manquements constatés (non-respect du projet personnalisé d'accès à l'emploi) justifient la sanction. **Textes appliqués** : Les articles L. 262-37 et R. 262-68 du code de l'action sociale et des familles, encadrant la procédure de réduction du RSA pour manquement aux obligations.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler la décision de la CAF du Nord rejetant son recours gracieux contre la mise en demeure de remboursement d'aides exceptionnelles de fin d'année 2019 et 2020. Le juge a estimé que l'indu était fondé, constatant que Mme C... n'était pas séparée de son concubin comme déclaré, ce qui la rendait inéligible à ces aides. La décision s'appuie sur les décrets du 10 décembre 2019 et du 29 décembre 2020 définissant les conditions d'attribution de ces aides exceptionnelles liées au RSA.
**Sujet principal** : Demande d'attribution rétroactive de la nouvelle bonification indiciaire (NBI) au titre de la politique de la ville par une adjointe administrative de la protection judiciaire de la jeunesse. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lille (3ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que la requérante, affectée dans une unité éducative d'hébergement diversifié, n'apporte pas la preuve que ses fonctions spécifiques figurent parmi celles listées comme ouvrant droit à la NBI, malgré la localisation de son service dans un quartier prioritaire. **Textes appliqués** : Le tribunal se fonde principalement sur le décret n° 2001-1061 du 14 novembre 2001 et son arrêté d'application, qui définissent restrictivement les emplois éligibles à cette bonification.
Le Tribunal Administratif de Lille a jugé une demande d'indemnisation contre le département du Nord pour des dommages causés par un mineur placé sous sa garde. Le tribunal a retenu la responsabilité sans faute du département, fondée sur l'article L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles, en tant que gardien du mineur. Il a condamné le département à indemniser la requérante pour son préjudice, conformément au jugement antérieur du tribunal pour enfants.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant algérien, visant à annuler l'arrêté préfectoral du 26 mars 2025 qui refusait son titre de séjour et ordonnait son éloignement. Le tribunal a jugé que le préfet du Val-d'Oise avait légalement exercé son pouvoir d'appréciation, notamment en considérant que l'intéressé ne justifiait pas d'une vie familiale normale en France au sens de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et qu'il constituait une menace pour l'ordre public. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) ainsi que sur l'accord bilatéral franco-algérien.
Le Tribunal administratif de Lille a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par un ressortissant bangladais contre un arrêté préfectoral lui enjoignant de quitter le territoire français. Le juge a estimé que le requérant n'apportait aucun élément probant à l'appui de ses allégations concernant son insertion professionnelle en France ou le risque de traitements contraires à l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme en cas de retour dans son pays d'origine. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. E... B..., un ressortissant algérien, qui contestait les décisions de reconduite à la frontière prises par le préfet du Nord. Le tribunal a estimé que les décisions d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai, de fixation de l'Algérie comme pays de destination et d'interdiction de retour pour deux ans étaient régulières et suffisamment motivées, notamment au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a jugé que les moyens soulevés, relatifs à l'incompétence, au défaut de motivation, au droit d'être entendu ou à la méconnaissance de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. F..., un ressortissant algérien, visant à annuler l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai, le refus de délai de départ volontaire, la fixation de l'Algérie comme pays de destination et l'interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que l'autorité signataire était compétente en vertu d'un arrêté de délégation, que les décisions étaient suffisamment motivées et que la situation personnelle de l'intéressé, qui séjournait irrégulièrement depuis l'expiration de son visa, avait été examinée. Les décisions sont fondées sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
**Sujet principal** : Recours en annulation d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'interdiction de retour, ainsi que d'une mesure de placement en rétention administrative. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lille. **Solution retenue** : Le tribunal se déclare incompétent pour connaître de l'annulation du placement en rétention administrative, cette contestation relevant du juge judiciaire en vertu de l'article L. 741-10 du CESEDA. Il rejette le moyen d'incompétence de l'autorité signataire de l'OQTF, constatant l'existence d'un arrêté de délégation de signature régulièrement publié. **Textes appliqués** : Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), notamment son article L. 741-10.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, a examiné une requête en annulation d'un arrêté préfectoral ordonnant le transfert d'un étranger vers les Pays-Bas. Il a estimé que la juridiction compétente pour juger l'affaire n'était pas celle du lieu de rétention administrative initiale, l'intéressé ayant déclaré une adresse stable dans l'Oise. En application des articles R. 351-3 du code de justice administrative et R. 922-4 du CESEDA, le magistrat a donc ordonné la transmission du dossier au tribunal administratif d'Amiens.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, rejette la demande d'injonction au préfet de statuer sur un renouvellement de titre de séjour étudiant. Le juge constate que le silence gardé par l'administration depuis plus de 90 jours sur une demande complète vaut, en vertu des articles R. 422-5 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, une décision implicite de rejet. Par conséquent, il n'y a plus d'obligation à enjoindre, et la condition d'urgence de l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'est pas remplie.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, rejette la demande de suspension des délibérations du conseil municipal de Sallaumines et de l'élection du maire et de ses adjoints. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car les requérants disposent d'une voie de droit spécifique et accélérée pour contester directement l'élection municipale devant le tribunal administratif, conformément aux articles R. 119 et suivants du code électoral. Par conséquent, la procédure de référé-suspension de l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'est pas applicable en l'espèce.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête en annulation d'un permis de construire délivré par la mairie de Valenciennes pour un ensemble immobilier. Le tribunal a jugé que le dossier de permis était complet et respectait les prescriptions du code de l'urbanisme, notamment les articles R. 431-8 et R. 431-10 relatifs au projet architectural et à son insertion dans l'environnement. Il a également estimé que le projet était conforme à l'avis de l'architecte des Bâtiments de France et aux règles du plan local d'urbanisme concernant la cohérence avec les constructions voisines.
Le Tribunal administratif de Lille a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir visant à annuler trois arrêtés plaçant un agent en congé de maladie ordinaire. Le tribunal a fait droit à l'exception de non-lieu à statuer, considérant que les arrêtés contestés avaient été implicitement et définitivement retirés par un arrêté ultérieur accordant un congé pour invalidité temporaire imputable au service. Les conclusions indemnitaires de l'agent ont été rejetées, faute de fondement juridique, et aucune condamnation aux dépens n'a été prononcée.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme B..., une ressortissante algérienne, visant à annuler l'arrêté préfectoral du 5 décembre 2023 lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était régulière, notamment en écartant le moyen d'incompétence du signataire et celui d'insuffisance de motivation. La juridiction a appliqué les dispositions de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire délivré par le maire de Valenciennes pour un ensemble immobilier. Les requérants, voisins du projet, contestaient notamment le non-respect des règles de hauteur et d'aspect des toitures du plan local d'urbanisme (PLUi). Le tribunal a jugé que le projet respectait les prescriptions du PLUi relatives à la hauteur maximale autorisée et que le moyen concernant l'aspect des toitures n'était pas suffisamment étayé. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme et du règlement du PLUi applicable.
**Sujet principal** : Recours en excès de pouvoir contre une décision municipale de non-opposition à une déclaration préalable pour une antenne relais, assortie de prescriptions. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lille (1ère Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal annule la prescription imposant un camouflage de type "arbre", estimant qu'elle n'est pas nécessaire pour assurer la conformité du projet aux règles d'urbanisme (PLUi) et qu'elle nécessiterait un nouveau projet. Les autres prescriptions (recul et mutualisation) ne sont pas contestées dans cette analyse. **Textes appliqués** : Code de l'urbanisme (notamment pour le contrôle des prescriptions dans les autorisations d'urbanisme) et les dispositions du Plan Local d'Urbanisme intercommunal (PLUi) de la métropole de Lille.
Le Tribunal administratif de Lille constate le désistement d'office du requérant, M. A... B..., dans le cadre de son recours en annulation contre un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. Ce désistement résulte de l'absence de confirmation du maintien de sa requête au fond dans le délai d'un mois suivant le rejet de sa demande de suspension en référé, conformément à l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative. En conséquence, le tribunal donne acte de ce désistement par ordonnance et met fin à la procédure.