40 021 décisions disponibles — page 79/2002
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande d’un ressortissant algérien visant à enjoindre au préfet de traiter dans les plus brefs délais son dossier de renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer un document provisoire. Le juge a considéré que la demande, présentée le 29 mars 2025, avait fait l’objet d’un rejet implicite au terme du délai de quatre mois prévu par l’article R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Par conséquent, l’absence de délivrance d’une attestation de prolongation d’instruction ne constituait pas une atteinte manifestement illégale à une liberté fondamentale au sens de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, justifiant le rejet de la requête selon la procédure de l’article L. 522-3 du même code.
**Sujet principal** : Demande de provision en référé pour préjudice lié à l'absence de relogement d'une personne reconnue prioritaire. **Juridiction** : Tribunal administratif de Marseille (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés, constatant la carence fautive de l'État dans l'exécution de l'obligation de relogement, alloue une provision à la requérante. Le montant est fixé à **5 000 euros**, correspondant aux frais certains exposés (hôtel et stockage), mais rejette la demande pour les autres postes de préjudice (troubles dans les conditions d'existence et frais d'hospitalisation) dont le lien de causalité directe avec la carence de l'État n'est pas établi avec une certitude suffisante. **Textes appliqués** : L'article R. 541-1 du code de justice administrative (conditions de la provision en référé) et les articles L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation (obligation de relogement d'urgence et délais impartis au préfet).
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a accordé une provision au requérant pour préjudice lié à l'absence de relogement par l'État. Le juge a estimé que l'obligation de reloger le demandeur, reconnu prioritaire par une commission de médiation, n'était pas sérieusement contestable depuis l'expiration du délai imparti au préfet. Appliquant les articles R. 541-1 du code de justice administrative et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, il a condamné l'État à verser une provision de 1 300 euros, inférieure à la somme demandée, en tenant compte de la durée de la carence et de la composition du foyer.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler un arrêté préfectoral de transfert vers la Bulgarie au titre du règlement Dublin III (règlement UE n°604/2013) et un arrêté d'assignation à résidence. La juridiction a estimé que le signataire de l'arrêté était compétent, que la motivation était suffisante et que les conditions procédurales du règlement étaient respectées, notamment concernant la prise en compte de la situation personnelle de la requérante. L'assignation à résidence, conséquence légale du transfert, a également été jugée régulière.
**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'un arrêté municipal refusant un permis d'aménager. **Juridiction** : Tribunal administratif de Marseille (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés suspend l'exécution de l'arrêté de refus, considérant que la condition d'urgence est remplie (présomption légale) et qu'un doute sérieux existe sur sa légalité, notamment au regard de l'autorité d'un jugement antérieur ayant annulé un premier refus et enjoint la délivrance du permis. **Textes appliqués** : Articles L. 521-1 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension) et L. 600-3-1 du code de l'urbanisme (présomption d'urgence pour les refus de permis).
**Sujet principal** : Demande d'une provision en référé pour préjudice lié à l'absence de relogement après une décision de la commission de médiation. **Juridiction** : Tribunal administratif de Marseille (formation de référé). **Solution retenue** : Le tribunal accorde partiellement la demande. Il condamne l'État à verser une provision de 650 euros à la requérante pour la période de carence fautive, mais rejette la demande initiale de 10 000 euros. Il met également à la charge de l'État une somme de 1 100 euros au titre des frais irrépétibles au profit de l'avocate. **Textes appliqués** : L'article R. 541-1 du code de justice administrative (conditions de la provision), les articles L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation (obligation de relogement et délai), ainsi que l'article L. 761-1 du code de justice administrative et l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 (frais irrépétibles).
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la demande de suspension en référé-liberté formée par la société Free Mobile contre une décision de la commune retirant une autorisation tacite et s'opposant à une déclaration préalable pour une station relais. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la société n'ayant pas démontré que le préjudice causé par le blocage du projet était suffisamment grave et immédiat pour les objectifs publics de couverture réseau. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la société Free Mobile visant une décision d'opposition à l'implantation d'une antenne-relais. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, considérant que la société n'avait pas démontré de manière suffisante l'absence de couverture de son réseau sur le territoire concerné. La décision a été rendue sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre la décision de l'OFII mettant fin aux conditions matérielles d'accueil d'un demandeur d'asile afghan. Le tribunal a annulé la décision attaquée, considérant que le requérant, qui avait quitté la Grèce avant d'être informé de l'octroi d'une protection, n'avait pas dissimulé d'information en violation des exigences de l'administration. La solution s'appuie sur les articles L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 20 de la directive 2013/33/UE.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet d'une demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que les conditions d'urgence et de doute sérieux sur la légalité de la décision, prévues à l'article L. 521-1 du code de justice administrative, étaient remplies. Il a enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail, sous astreinte, et a accordé l'aide juridictionnelle provisoire au requérant.
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la demande d'un ressortissant gabonais visant à enjoindre au préfet de délivrer une nouvelle attestation de prolongation d'instruction pour son titre de séjour étudiant. Le juge des référés estime que la requête, fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, fait obstacle à l'exécution d'une décision implicite de rejet intervenue. Cette décision implicite est née du silence de l'administration au terme du délai de 90 jours prévu par les articles R. 432-1 et R. 422-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande d'un ressortissant comorien visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un document provisoire de séjour. Le juge estime que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois sur sa demande de renouvellement a fait naître une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Par conséquent, il ne peut ordonner la mesure sollicitée sans méconnaître l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision implicite de rejet d'une demande de regroupement familial. Le juge estime que le requérant, un ressortissant tunisien, ne démontre pas l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la séparation familiale invoquée étant ancienne et non imputable à la seule décision administrative. La demande d'injonction et d'astreinte est également rejetée.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé-liberté, rejette la requête de M. B... qui demandait des mesures conservatoires contre l'utilisation de certaines pièces dans une procédure disciplinaire. Le juge estime que l'urgence n'est pas caractérisée, car la communication du dossier est limitée aux membres de la commission, soumis au secret, et que les éventuels vices de procédure pourront être soulevés ultérieurement. La décision est fondée sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la demande de suspension en référé-liberté de la fermeture administrative d'un établissement (Le Bellini). La société requérante n'a pas démontré l'urgence particulière requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative, car elle n'a pas justifié que la fermeture de quinze jours menaçait sa pérennité financière à très court terme. Le juge n'a donc pas eu à examiner l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le refus de conditions matérielles d'accueil notifié par l'OFII. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII, fondée sur l'article L. 551-15 du CESEDA pour défaut de dépôt de la demande d'asile dans le délai légal sans motif légitime, était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l'obligation de prise en compte de la vulnérabilité. Il a toutefois admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande d'un ressortissant marocain visant à enjoindre au préfet de délivrer une nouvelle attestation de prolongation d'instruction pour son titre de séjour. Le juge estime que le silence de l'administration pendant quatre mois sur sa demande de renouvellement a fait naître une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Dès lors, il ne peut ordonner la mesure sollicitée sans méconnaître les dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative et rejette la requête en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la demande d'un étudiant algérien visant à obtenir une injonction pour la délivrance d'une nouvelle attestation de prolongation d'instruction de son titre de séjour. Le juge des référés estime que le silence de la préfecture pendant 90 jours sur sa demande de renouvellement a fait naître une décision implicite de rejet. Par conséquent, il ne peut pas ordonner la mesure sollicitée sans méconnaître l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qui interdit de faire obstacle à l'exécution d'une décision administrative.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête en excès de pouvoir de la SCI Espie, qui demandait l'annulation d'un permis de construire tacite délivré à sa voisine. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, estimant que la société requérante, bien que voisine immédiate, n'avait pas justifié d'un intérêt à agir suffisant, car elle n'a pas établi que le projet affecterait directement les conditions d'occupation de son bien. La décision s'appuie principalement sur les dispositions de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme relatives aux conditions de recevabilité des recours.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le refus de permis de construire pour une yourte à Lambesc. La juridiction a jugé que la décision municipale était suffisamment motivée et que la procédure d'instruction, y compris la consultation d'ENEDIS, était régulière. Le tribunal a notamment appliqué les articles L. 424-3 et R. 423-50 du code de l'urbanisme concernant la motivation des décisions et les consultations obligatoires.