40 021 décisions disponibles — page 76/2002
**Sujet principal** : Recours d'un contribuable contre des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et des contributions sociales, ainsi que les pénalités correspondantes, suite à la requalification par l'administration fiscale de sommes inscrites à son compte courant d'associé en revenus distribués imposables. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (6ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête du contribuable. Il estime que la proposition de rectification était suffisamment motivée et que les sommes créditées sur le compte courant de l'associé, constituant des rémunérations ou avantages occultes, sont imposables comme des revenus distribués. **Textes appliqués** : Articles L. 57 et R. 57-1 du Livre des Procédures Fiscales (motivation de la proposition de rectification) ; articles 109-1-2° et 111-c du Code Général des Impôts (définition et régime des revenus distribués, incluant les rémunérations occultes).
**Sujet principal** : Demande de remboursement d'un crédit de TVA par une SCI au titre de travaux de construction d'une villa destinée, selon elle, à la location meublée saisonnière avec prestations para-hôtelières. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (6ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la SCI Lozari GCP. Il estime que la société ne démontre pas que les dépenses de travaux ont été engagées en vue de réaliser des opérations imposables à la TVA, notamment en raison d'un permis de construire modificatif indiquant un usage en résidence principale et de pièces justificatives insuffisantes. **Textes appliqués** : Les articles 271 et 261 D du code général des impôts, définissant les conditions de déductibilité de la TVA et le régime d'exonération des locations meublées, ainsi que l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les conclusions relatives aux frais irrépétibles.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté les requêtes de M. A... visant à obtenir la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de rappels de TVA pour les années 2016 et 2017, ainsi que l'annulation d'une majoration pour manquement délibéré. La juridiction a estimé que les activités de l'intéressé (monitorat de cyclisme et vente de vélos) étaient soumises à la TVA et que les rehaussements de bénéfices étaient justifiés. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête de la SAS La Der, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés et des pénalités pour l'année 2018. La juridiction a jugé que l'administration fiscale avait légalement qualifié de revenus distribués imposables les montants provenant de factures fictives établies au profit de trois autres sociétés. La décision s'appuie sur les articles 38 et 109 du code général des impôts définissant le bénéfice imposable et les revenus distribués.
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la requête de la SAS La Vernaison, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés et des pénalités pour les années 2017 et 2018. La juridiction a jugé que l'administration fiscale était fondée à requalifier en revenus distribués imposables les montants issus de factures fictives établies au profit de la requérante par trois sociétés liées. La décision s'appuie sur les articles 38 et 109 du code général des impôts, définissant respectivement le bénéfice net et la notion de revenus distribués.
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête de M. A... qui contestait des rectifications fiscales pour les années 2017 et 2018. Le tribunal estime que la proposition de rectification, signée par un des vérificateurs et son supérieur hiérarchique, est régulière et a valablement interrompu la prescription. Il applique les articles L. 57 du livre des procédures fiscales et 350 terdecies de l'annexe III au code général des impôts concernant la compétence et la forme des actes de l'administration fiscale.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B... visant à annuler plusieurs décisions du conseil départemental des Alpes-de-Haute-Provence concernant son orientation et une réduction de son revenu de solidarité active (RSA). Le tribunal a jugé que les décisions attaquées, notamment celle du 1er décembre 2023 prescrivant une réorientation et celles sanctionnant un défaut de signature d'un contrat, étaient légales. Il a notamment considéré que la motivation était suffisante et que les procédures, incluant la consultation de la commission locale d'insertion, respectaient les exigences du code de l'action sociale et des familles.
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus de la caisse des allocations familiales des Bouches-du-Rhône d'accorder une remise gracieuse d'un indu de revenu de solidarité active (RSA). Le juge, statuant en plein contentieux sur le fondement de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, a estimé que la situation de précarité et la bonne foi du requérant justifiaient une remise gracieuse partielle de 75% de la dette, soit 3 511 euros. En revanche, le tribunal s'est déclaré incompétent pour ordonner un échéancier de paiement sur le solde restant dû.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. D... visant à annuler la décision de radiation de ses droits au RSA et les titres exécutoires pour recouvrement d'indu. La juridiction a jugé que la radiation, fondée sur l'absence de contact avec l'organisme d'accompagnement, était légale au regard des articles L. 262-37 et R. 262-37 du code de l'action sociale et des familles. Elle a également estimé que les titres exécutoires étaient réguliers et que la demande de remise gracieuse de la dette n'était pas justifiée.
Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé la décision implicite de rejet du recours administratif et la radiation du RSA de la requérante, ordonnant le rétablissement de ses droits et le versement des sommes dues. Le tribunal a jugé que le département des Bouches-du-Rhône n'avait pas établi que la requérante avait manqué à son obligation de déclaration de ressources ou de composition de foyer, et que les éléments du dossier ne justifiaient pas la cessation de son droit. La décision s'appuie principalement sur les articles R. 262-6, R. 262-35, R. 262-37 et R. 262-40 du code de l'action sociale et des familles.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler la décision de la commission de recours amiable de la CAF des Bouches-du-Rhône lui réclamant un indu de prime d'activité de 1 253,37 €. Le tribunal a constaté un écart entre les ressources déclarées par l'intéressée et ses revenus réels, établis par ses bulletins de salaire et les données fiscales pour 2021. Il a jugé que la CAF était fondée, en application des articles L. 842-1, L. 842-3, L. 842-4 et R. 844-1 du code de la sécurité sociale, à procéder à cette régularisation et à constater l'indu.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté les requêtes de M. A... visant à obtenir la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de rappels de TVA pour les années 2016 et 2017, ainsi que celle d'une majoration pour manquement délibéré. La juridiction a estimé que les activités du requérant (monitorat de cyclisme et vente de vélos) étaient soumises à la TVA et que les rehaussements de bénéfices étaient justifiés. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer un récépissé à un ressortissant britannique demandant le renouvellement de son titre de séjour "stagiaire". Le juge a retenu l'urgence au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, considérant les graves conséquences d'une absence de titre pour un étranger. La décision s'appuie également sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives au séjour des stagiaires.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande d'un ressortissant gabonais visant à enjoindre au préfet d'enregistrer sa demande de changement de statut de séjour ou de lui délivrer un récépissé. Le juge a considéré qu'un délai implicite de rejet de quatre mois, prévu par les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, était né, rendant irrecevable la mesure d'urgence sollicitée sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La décision implicite de rejet, intervenue le 20 février 2026, fait obstacle à l'octroi de l'injonction demandée.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer un récépissé autorisant le travail à un ressortissant mexicain. Le juge a considéré que sa demande de renouvellement de titre de séjour avec changement de statut, déposée par voie postale, était complète et que l'urgence était caractérisée par l'expiration de son précédent titre. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la demande d'une étudiante comorienne visant à enjoindre au préfet de la convoquer pour enregistrer sa demande de renouvellement de titre de séjour et lui délivrer un récépissé. Le juge des référés a estimé que l'urgence, condition nécessaire sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, n'était pas caractérisée, car la requérante n'avait pas démontré avoir épuisé les voies de recours administratives prévues, notamment l'accompagnement et la solution de substitution instaurés par les articles R. 431-2 du CESEDA et les arrêtés du 27 avril 2021 et du 1er août 2023. La demande de condamnation de l'Etat à une somme d'argent a également été rejetée.
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la demande d’un ressortissant algérien sollicitant, en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, une injonction contre le préfet pour finaliser sa demande de certificat de résident pour raisons médicales et obtenir un récépissé autorisant le travail. Le juge a estimé que le requérant, dont la situation administrative précaire n’était pas nouvelle et dont l’état de santé, bien que grave, ne présentait pas de caractère impérieux immédiat, ne justifiait pas de l’urgence requise par la loi. La condition d’urgence n’étant pas établie, la requête a été rejetée sans admission à l’aide juridictionnelle provisoire.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la demande de suspension en référé d'une décision de préemption urbain. La SCI Jsquared, acquéreur évincé, n'a pas démontré l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision du maire de Vauvenargues, notamment concernant la compétence de l'auteur de l'acte et la réalité du projet communal. Le juge a appliqué les conditions cumulatives de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, sans trouver l'urgence suffisamment caractérisée en l'espèce.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B... A..., un ressortissant guinéen, visant à annuler le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que le refus, fondé sur le dépôt d'une demande de réexamen de l'asile, était légal au regard des articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoient cette possibilité. Il a toutefois admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Le Tribunal Administratif de Marseille a statué sur un recours en excès de pouvoir contre un arrêté de transfert vers l'Allemagne et un arrêté d'assignation à résidence d'un ressortissant turc. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que le signataire des arrêtés était compétent et que le moyen tiré de l'atteinte à la vie privée était insuffisamment précis. Il a également admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire. Les textes appliqués incluent le règlement Dublin (UE n° 604/2013) et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.