40 021 décisions disponibles — page 82/2002
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. E..., un ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière. La juridiction a jugé que l'arrêté, signé par un sous-préfet disposant d'une délégation régulière, était légal et suffisamment motivé au regard des dispositions du code des relations entre le public et l'administration. Elle a également estimé que les mesures d'éloignement, de refus de délai de départ volontaire et d'interdiction de retour ne méconnaissaient pas les stipulations de l'accord franco-tunisien de 1988, du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) ou de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'exécution d'un rejet implicite de demande de carte de résident. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, malgré l'argument de la requérante sur sa situation irrégulière, car elle bénéficiait d'une attestation de prolongation d'instruction lui permettant de séjourner légalement. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.