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Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B..., ressortissant pakistanais, qui contestait les arrêtés du préfet de police du 15 mai 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de douze mois. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation et le défaut d'examen particulier, en se fondant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Montreuil (10ème chambre) a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante algérienne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 21 février 2025 refusant son admission exceptionnelle au séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen particulier, l'erreur de droit relative à une prétendue compétence liée, et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est fondée sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Montreuil (10ème chambre) a rejeté la requête de Mme B... épouse C..., ressortissante algérienne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 13 février 2025 lui refusant un certificat de résidence et lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que les décisions étaient suffisamment motivées et que le préfet avait procédé à un examen complet de sa situation. Il a jugé que le refus ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, la requérante n'établissant pas une vie privée et familiale stable en France ne pouvant se reconstituer en Algérie. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles aux fins d'injonction.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. D..., ressortissant sri-lankais, contestant l'arrêté du préfet du Val-de-Marne du 6 mars 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, justifié par une délégation régulière. Il a également procédé à une substitution de base légale, fondant l'obligation de quitter le territoire sur le 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (refus définitif de protection) plutôt que sur le 1° (entrée irrégulière), après avoir vérifié que M. D... avait bénéficié des garanties procédurales adéquates.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A..., ressortissant bangladais, qui contestait un arrêté du préfet de police du 2 novembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, et la méconnaissance du droit d'être entendu garanti par l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Montreuil (10ème chambre) a rejeté la requête de la société Ge HealthCare Technologies France, qui demandait le remboursement d’un crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) de 422 067 euros au titre des années 2016 et 2017. Le tribunal a jugé que, pour les salariés temporairement absents, le plafond d’éligibilité de 2,5 fois le SMIC doit être proratisé en fonction de la rémunération effectivement versée, conformément à l’article 244 quater C du code général des impôts. Il a ainsi écarté le moyen de la société selon lequel cette proratisation n’était pas prévue par la loi. La solution retenue confirme la position de l’administration fiscale, rejetant l’inclusion dans l’assiette du CICE des rémunérations dépassant le plafond après ajustement pour absences.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de la société Bourse Direct, qui sollicitait la décharge de cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés au titre du crédit d’impôt recherche (CIR) pour les années 2014 à 2017. Le litige portait sur l’éligibilité des dépenses liées au projet « Nouvelle architecture », un développement logiciel en langage PHP. Le tribunal a estimé que ces dépenses ne constituaient pas des opérations de développement expérimental au sens de l’article 244 quater B du code général des impôts et de l’article 49 septies F de son annexe III. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la position de l’administration fiscale.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B..., salarié détaché en France, qui demandait le remboursement du prélèvement à la source sur ses revenus de 2019. Le tribunal a jugé que, bien que M. B... fût résident fiscal en Italie au sens de la convention franco-italienne, il n'avait pas fourni les justificatifs nécessaires pour démontrer que ses salaires étaient imposables en Italie, comme l'exige l'article 15 de cette convention. En conséquence, l'administration fiscale était fondée à maintenir le prélèvement à la source en application de l'article 204 A du code général des impôts. Les conclusions subsidiaires visant à faire établir une imposition par le juge ont été déclarées irrecevables, le juge ne pouvant se substituer à l'administration pour fixer l'impôt.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de la société Krishnan Telecom Center, qui sollicitait la décharge d’une amende de 14 138 euros infligée pour avoir effectué des paiements en espèces supérieurs à 1 000 euros en violation des articles L. 112-6 et D. 112-3 du code monétaire et financier. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l’impossibilité de payer par chèque ou virement, jugeant que l’exception prévue au III de l’article L. 112-6 ne s’applique qu’à l’incapacité juridique du débiteur, et non à la situation du fournisseur. Il a également précisé que l’amende prévue à l’article 1840 J du code général des impôts n’exige pas la preuve d’un caractère intentionnel du manquement.
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de la société Technip Offshore International qui demandait le remboursement d’un crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) au titre de 2018. Le tribunal a jugé que le plafond de rémunération de 2,5 fois le SMIC pour les salariés en forfait-jours doit être calculé sur la base de la durée légale de 35 heures par semaine, sans majoration liée à un nombre d’heures supérieur, et que les absences des salariés doivent être prises en compte pour le prorata du plafond. La solution s’appuie sur l’article 244 quater C du code général des impôts et les articles L. 3121-27 et suivants du code du travail.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par la fondation américaine Amaturo Family Foundation Inc. d’une demande de restitution partielle des retenues à la source prélevées au taux de 28 % sur des dividendes de source française perçus en 2020. La requérante sollicitait l’application du taux réduit de 15 % prévu par la convention fiscale franco-américaine, en se prévalant de son statut d’organisme exonéré d’impôt aux États-Unis. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l’administration était fondée à appliquer la loi fiscale nationale (CGI, art. 119 bis et 187). Il a ensuite rappelé que la convention fiscale ne peut servir directement de base légale et qu’il incombe au juge de vérifier, au regard de ses stipulations (art. 4 et 10), si la qualification retenue par la loi nationale est compatible avec la convention, ce qui n’était pas le cas en l’espèce.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de la société PV Holding, qui sollicitait la décharge de rappels de cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) pour les exercices 2016 et 2017. La société contestait la réintégration de loyers de sous-locations de courte durée (moins de six mois) dans le calcul de sa valeur ajoutée, arguant d'une interprétation restrictive de l'article 1586 sexies du code général des impôts et d'une discrimination incompatible avec la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que les dispositions légales imposent clairement une durée de sous-location de plus de six mois pour bénéficier de la déduction, sans possibilité d'adapter ce critère à la saisonnalité de l'activité ou de le réduire à un ratio de 50% de l'année. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la position de l'administration fiscale.
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande de la société Kering visant au rétablissement de déficits fiscaux pour les exercices 2011 et 2012. Concernant l'exercice 2011, le tribunal a jugé que l'astreinte de 3 536 000 euros, payée par la société FNAC (filiale de Kering) pour contraindre à l'exécution d'une décision de justice, ne constitue pas une charge déductible au sens de l'article 39 du code général des impôts en raison de sa finalité. Pour l'exercice 2012, la prime de couverture de 6 634 000 euros, versée par la FNAC à sa société mère en garantie d'une sanction de l'Autorité de la concurrence, a également été refusée comme charge déductible. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de la société BNP Paribas tendant à la restitution partielle de l'impôt sur les sociétés acquitté au titre de l'exercice 2017. La société contestait l'imposition d'un crédit d'impôt forfaitaire prévu par la convention fiscale franco-turque du 18 février 1987, estimant qu'il ne constituait pas un revenu imposable en France. Le tribunal a retenu la substitution de motif proposée par l'administration, jugeant que la société ne pouvait bénéficier de ce crédit d'impôt dès lors que les intérêts perçus n'avaient pas supporté d'impôt en Turquie. La solution s'appuie sur l'article 23 de la convention fiscale franco-turque.
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 20 septembre 2024 lui refusant un certificat de résidence et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, le vice de procédure tiré de l'article R. 40-29 du code de procédure pénale, l'erreur de droit, l'erreur d'appréciation, ainsi que la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, de l'article 6-4 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue confirme la légalité de la décision préfectorale.
Le Tribunal Administratif de Montreuil (10ème chambre) a annulé l'arrêté du 22 novembre 2024 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis avait refusé de délivrer un titre de séjour à M. B..., ressortissant marocain, et l'avait obligé à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu les dispositions de l'article L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en estimant à tort que M. B... ne justifiait pas d'une vie commune et effective de six mois avec son épouse française. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté contesté.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. B..., ressortissant gambien, contestant l'arrêté du préfet du Val-de-Marne du 28 novembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans. Le requérant soulevait notamment des moyens tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de la méconnaissance du droit d'être entendu et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans le texte fourni, mais le jugement se fonde sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, du code des relations entre le public et l'administration, et de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Montreuil (11ème chambre) a annulé la décision du 1er octobre 2025 par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis avait classé sans suite la demande de renouvellement de titre de séjour de M. A..., ressortissant ivoirien. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de fait en estimant que le dossier de l'intéressé était incomplet, alors que les pièces justificatives (passeport, titre de séjour, justificatif de domicile) avaient bien été téléchargées via le téléservice. La solution retenue est l'annulation de la décision attaquée pour erreur de fait, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens. Les textes appliqués sont les articles R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la rubrique 66 de l'annexe 10 de ce code.
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de délivrer à Mme A..., ressortissante togolaise, un rendez-vous pour enregistrer sa demande de renouvellement de titre de séjour et de carte de résident, dans un délai de trois semaines. La juridiction a retenu que la condition d’urgence était remplie en raison de l’expiration du titre de séjour et de la précarité administrative en résultant, et que la mesure était utile pour permettre l’examen de sa situation. L’ordonnance s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur la jurisprudence relative à l’obligation de l’administration de fixer un rendez-vous dans un délai raisonnable.
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de M. A... qui contestait le refus implicite du préfet de la Seine-Saint-Denis de lui proposer une solution de substitution pour déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a constaté que, postérieurement à l’introduction de la requête, le préfet avait procédé à la remise informatique du titre de séjour, levant ainsi l’obstacle technique au dépôt de la demande sur la plateforme ANEF. En conséquence, la décision contestée ayant perdu son objet, les conclusions aux fins de suspension sont devenues sans objet. La requête a été rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.