48 412 décisions disponibles — page 287/2421
Le Tribunal administratif de Montreuil a annulé l'arrêté du 22 août 2025 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis avait interdit à M. A., ressortissant mauritanien, le retour sur le territoire français pour une durée d'un an. Le juge a retenu que cette décision était dépourvue de base légale, le préfet n'ayant pas justifié de l'existence de l'obligation de quitter le territoire français préalablement invoquée. La solution est fondée sur les articles L. 612-7 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de l’arrêté du 30 octobre 2025 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de délivrer un certificat de résidence algérien à M. B..., ressortissant algérien, pour raison de santé. Le juge a estimé que la condition d’urgence était remplie, l’état de santé du requérant nécessitant des soins urgents, notamment une inscription sur une liste d’attente pour une transplantation pulmonaire. Il a également retenu l’existence d’un doute sérieux quant à la légalité de la décision, en raison d’une erreur d’appréciation au regard des dispositions de l’article L. 425-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et des stipulations du 7) de l’article 6 de l’accord franco-algérien.
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... tendant à la suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de carte de séjour pluriannuelle. Le juge a considéré qu’aucune décision implicite de rejet n’était née, la demande de l’intéressé étant toujours en cours d’instruction, ce qui rendait la requête irrecevable. En conséquence, la condition d’urgence et l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée n’ont pas été examinées. Les dispositions des articles L. 425-9 et L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile étaient invoquées mais non appliquées en raison de l’irrecevabilité.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante algérienne, qui contestait le refus implicite de titre de séjour né du silence de la préfecture de la Seine-Saint-Denis sur sa demande de rendez-vous. Le juge a estimé que le silence gardé sur une simple demande de rendez-vous en préfecture ne constitue pas une décision de refus de titre de séjour susceptible d'être attaquée par un recours pour excès de pouvoir. Il a rappelé que la convocation pour déposer un dossier n'est pas une décision faisant grief et que l'étranger doit, le cas échéant, saisir le juge des référés pour obtenir un rendez-vous. La requête a donc été rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A... contestant des saisies administratives à tiers détenteur émises par un comptable public hospitalier pour le recouvrement de créances non fiscales. Le tribunal a estimé que le contentieux du recouvrement de ces créances, ainsi que les demandes indemnitaires liées aux actes de poursuite, relèvent de la compétence du juge de l'exécution (tribunal judiciaire), et non de la juridiction administrative. Cette solution est fondée sur les articles L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et L. 281 du livre des procédures fiscales. En conséquence, la requête a été rejetée comme ne relevant manifestement pas de la compétence administrative, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B... contre une décision de classement sans suite de sa demande de naturalisation. La requérante avait présenté un recours gracieux au tribunal au lieu d’un recours contentieux en excès de pouvoir. L’ordonnance se fonde sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative, qui imposent de saisir la juridiction d’un recours formé contre une décision.
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, a été saisi par Mme B... sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. La requérante, reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation, n'avait reçu aucune offre de logement adaptée dans le délai imparti. Le tribunal a constaté que l'administration n'avait pas exécuté cette décision et que l'urgence persistait. Il a donc enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis d'assurer le logement de Mme B..., sous astreinte de 550 euros par mois de retard à compter du 1er février 2026.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par la SARL Convoy Logistics Platform d’une demande de remboursement d’un crédit de TVA de 11 673 euros pour l’année 2023. La requête enregistrée sous le n° 2518496 constituait un double d’une requête précédemment enregistrée sous le n° 2507605, pour laquelle l’instruction était déjà en cours. Par une ordonnance fondée sur le code de justice administrative, le tribunal a prononcé la radiation de la requête n° 2518496 des registres du greffe.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté comme irrecevable la requête de M. B..., qui contestait la décision du ministre de l'intérieur constatant l'invalidité de son permis de conduire pour solde de points négatif. Le juge a relevé que le requérant n'avait pas saisi le tribunal d'un recours contentieux en annulation, mais s'était borné à présenter un recours gracieux. Cette irrecevabilité manifeste a été constatée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'inviter le requérant à régulariser sa demande.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté comme irrecevable la requête de Mme B... qui demandait le réexamen de la décision du préfet de la Seine-Saint-Denis classant sans suite sa demande de naturalisation. Le tribunal a considéré que cette demande constituait un recours gracieux et non un recours contentieux contre une décision administrative, en application des articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme A..., reconnue prioritaire et devant être relogée en urgence par la commission de médiation le 27 novembre 2020, qui n’a pas reçu de proposition de logement. Elle demandait réparation du préjudice subi du fait de cette carence fautive de l’État. Le tribunal a jugé que, la reconnaissance du caractère prioritaire étant fondée sur le seul délai d’attente d’un logement social, le maintien dans son logement actuel n’ouvre droit à réparation que si celui-ci est inadapté. La solution retenue est donc que la responsabilité de l’État n’est pas engagée en l’absence de démonstration de l’inadaptation du logement, sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de Mme A..., ressortissante guinéenne, contestant le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil pour demandeurs d'asile, motivé par son refus d'orientation en région. La juridiction a rejeté le moyen tiré d'une insuffisance de motivation, estimant que la décision attaquée énonçait les considérations de droit et de fait nécessaires. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'analyse porte sur les articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les conventions internationales invoquées.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par une association pour contester deux arrêtés du maire de Saint-Denis (18 et 22 janvier 2024) interdisant les regroupements et attroupements sur la voie publique pour des motifs d'ordre et de sécurité publics. Le tribunal a rejeté les requêtes, jugeant que le maire était compétent pour édicter ces mesures, dès lors qu'elles visaient à prévenir des troubles à l'ordre public et non à réprimer des atteintes à la tranquillité publique relevant de la compétence exclusive de l'État dans les communes à police étatisée. Il a estimé que les interdictions, limitées dans le temps et assorties d'exceptions, étaient nécessaires, adaptées et proportionnées aux circonstances locales, et ne portaient pas une atteinte excessive aux libertés d'aller et venir et d'utilisation du domaine public. La décision s'appuie sur les articles L. 2212-2 et L. 2214-4 du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif de Montreuil, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre une ordonnance de taxation des frais d’expertise, a rejeté la requête du groupement hospitalier de territoire Nord-Ouest Vexin Val-d’Oise (GHT NOVO). Le requérant contestait la mise à sa charge intégrale des frais d’expertise, estimant que la société Les Oliviers aurait dû les supporter en raison de ses carences contractuelles. Le tribunal a rappelé le principe selon lequel ces frais sont mis à la charge de la partie qui a demandé l’expertise, sauf décision contraire fondée sur l’équité. En l’espèce, il a jugé que les circonstances invoquées ne justifiaient pas de déroger à ce principe, et a donc maintenu la charge des frais pour le GHT NOVO, sur le fondement des articles R. 621-13 et R. 761-5 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête des consorts M... demandant la condamnation du centre hospitalier de Saint-Denis pour le décès de l’enfant F... M... suite à un retard d’administration d’antibiotiques. Le tribunal a reconnu une faute dans l’organisation du service due à un retard d’acheminement du prélèvement, engageant la responsabilité de l’hôpital. Appliquant un taux de perte de chance de 20 % retenu par l’expertise, il a limité l’indemnisation à 12 300 euros au total, répartis entre les membres de la famille pour leurs préjudices d’affection et les souffrances de l’enfant. La décision s’appuie sur les principes de responsabilité pour faute du service public hospitalier et les dispositions du code de la santé publique.
Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par les parents d’un élève victime d’une agression dans la cour du collège Raymond Poincaré à La Courneuve le 24 février 2020. La juridiction a retenu la responsabilité de l’État pour défaut d’organisation du service public, en raison d’une surveillance insuffisante ayant permis l’agression sans intervention. Avant de statuer sur le montant des indemnités, le tribunal a ordonné une expertise médicale pour évaluer les préjudices subis par l’enfant, sur le fondement de l’article L. 913-1 du code de l’éducation et de l’article R. 621-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la demande de Mme C... qui réclamait, pour son fils, une indemnisation de 1 644 euros en raison de la privation de 137 heures d'enseignement durant l'année scolaire 2022-2023. Le tribunal a rejeté les conclusions à fin d'annulation de la décision implicite de rejet du ministre, estimant que la requête relevait du plein contentieux et que les vices propres de cette décision étaient sans incidence. Sur le fond, le tribunal a jugé que la carence de l'État dans l'organisation du service public de l'enseignement, qui a privé l'élève d'heures de cours, constitue une faute de nature à engager sa responsabilité. Il a ainsi condamné l'État à verser la somme demandée en réparation du préjudice moral subi par l'enfant, en application des articles L. 122-1-1 et D. 332-1 du code de l'éducation, ainsi que de l'arrêté du 19 mai 2015 fixant les horaires d'enseignement.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi d'une requête indemnitaire par les parents d'une collégienne privée de 166 heures d'enseignement durant l'année scolaire 2022-2023. Les requérants demandaient réparation du préjudice moral subi par leur fille en raison de cette carence fautive de l'État dans l'organisation du service public de l'enseignement. Le tribunal a rejeté les conclusions à fin d'annulation de la décision implicite de rejet, celle-ci ayant seulement lié le contentieux. Sur le fond, il a jugé que la mission d'intérêt général d'enseignement impose au ministre chargé de l'éducation nationale l'obligation légale d'assurer l'enseignement de toutes les matières obligatoires, sur le fondement des articles L. 122-1-1, D. 332-1 et D. 332-4 du code de l'éducation, ainsi que de l'arrêté du 19 mai 2015 fixant les horaires d'enseignement dans les classes de collège.
Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par Mme D... d’un recours en excès de pouvoir contre le refus de la rectrice de l’académie de Créteil d’autoriser l’instruction en famille de son enfant pour l’année scolaire 2024-2025. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l’article L. 112-4 du code de l’action sociale et des familles et une erreur d’appréciation. Le tribunal a constaté que le refus litigieux concernait une année scolaire achevée, rendant la requête sans objet. En application de l’article L. 911-1 du code de justice administrative, il a prononcé un non-lieu à statuer.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de la société Mawi et de la société Allianz I.A.R.D. qui demandaient la condamnation de l’État à les indemniser pour des dégradations et vols survenus dans un pressing lors de la nuit du 28 au 29 juin 2023. Les requérantes invoquaient la responsabilité de l’État sur le fondement de l’article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure, relatif aux dommages causés par des attroupements. Le tribunal a estimé que les faits, bien que survenus dans un contexte d'émeutes, n'étaient pas établis comme résultant directement et certainement d'un attroupement ou d'un rassemblement, faute de preuve suffisante. En conséquence, les conclusions indemnitaires ont été rejetées.